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L’état des lieux

Publié le 28 juillet 2013 par Fouzi53 @fouzi53
L’état des lieux

Dans une étude commanditée par l’ONMT en 2012, il ressort qu’à part la France et l’Espagne, où le Maroc est respectivement 4éme et 7éme destination visitée par leurs ressortissants, sur les autres marchés émetteurs européens, notre beau pays est loin d’être sélectionné par les voyageurs pour passer leurs vacances.

Par contre, La Turquie et l’Egypte figurent dans le Top 10 des destinations préférées des européens loin devant le Maroc qui fait des scores inférieurs à 1% de part de marché notamment en UK, Allemagne, Italie, Belgique et Pays-Bas. Quand à l’Europe du Nord ( Russie, Suède et Pologne) nous sommes quasi inexistants  en terme de destination visitée durant les 5 dernières années.

Ce constat étant fait, on peut en conclure qu’en matière de communication et de marketing, il reste encore beaucoup à faire pour asseoir notre destination dans le coeur des touristes européens en adaptant notre offre aux desiderata de chaque bassin pourvoyeur de touristes. En clair, nous devrions avoir plusieurs approches et une stratégie différenciée par marché , ce qui nécessite une véritable révolution au sein de l’ONMT. En avons nous les moyens?

Nous bénéficions de plusieurs atouts qui devraient nous hisser aux premières places : un climat exceptionnel, des kilomètres de littoral sur l’atlantique et la Méditerranée, une stabilité politique, une population jeune et disponible, une proximité géographique, des espaces naturels diversifiés, une histoire et surtout une volonté nationale doublée d’une bénédiction Royale.

Alors, comment cela se fait que nous traînions depuis quelques temps déjà à transformer tout cela en une véritable industrie touristique gagnante et soucieuse de son environnement et de l’avenir de ses populations?

Beaucoup d’études ont été faite dont certaines dorment aux fonds des tiroirs, plusieurs directeurs se sont succédés à la tête de l’ONMT, chacun avec sa vision, sa stratégie, ses moyens. Depuis la signature du contrat programme 2010, cinq ministres se sont relayés à la tête du département du tourisme  sur la même feuille de route mais hélas avec des succès très mitigés : un plan azur en panne, un plan biladi en retard, une gouvernance qui se cherche, une stratégie aérienne en dents de scie, une restructuration des métiers qui tarde et surtout des arbitrages indispensables à prendre pour avancer. A force de tergiverser on finit par perdre toute crédibilité et l’essence même de ce qui était un bon projet finit par s’évaporer.

Avec un taux de remplissage inférieur à 50% et une durée moyenne de séjour de 3,5 jours , nous sommes loin d’assurer des scores extraordinaires surtout dans la conjoncture actuelle où nos principaux concurrents font face des problèmes politiques et sociaux. Certes nous résistons, mais nous ne progressons point.

Il y a donc matière à tout remettre en question et faire l’état des lieux sans ambages et de manière responsable pour donner de la visibilité à tous les acteurs. La machine semble repartir et c’est vraiment le moment de donner l’impulsion nécessaire à tout un secteur à même de booster l’économie du pays et redresser sa balance commerciale qui en a grand besoin. On nous avait habitué à des bilans annuels, les fameuses Assises du tourisme, l’occasion de faire le point et de vérifier l’avancement des différents chantiers !

Nous sommes capables de relever des défis et ce n’est pas au milieu de gué qu’il est permis de  douter.


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