The Newsroom // Saison 2. Episode 5. News Night with Will McAvoy.
En voilà un très bon épisode de The Newsroom. Il exploite à merveille l'univers de la série, ses personnages et délivre même l'innatendue. La fin de cet épisode était par
ailleurs un grand moment. Le silence, la manière dont le tout est joué et les yeux gonflés de Jeff Daniels, tout était parfait. On est même prêt à en redemande tant c'est réussi
et efficace. Les meilleurs épisodes de The Newsroom ont toujours été ceux qui se concentrent sur la production de l'émission que l'on connait et qui sert de coeur à la série. Cet
épisode se concentre presque entièrement sur News Night with Will McAvoy et je dois avouer que j'ai tout simplement adoré. Disons que c'était un mélange agréable de choses que Aaron
Sorkin semble maîtriser. Et au fond, que peut-on rêver de mieux ? La scène finale de cet épisode, jouant sur le silence et l'émotion était parfaite car The Newsroom ne
tente pas d'être une parodie d'elle même où tout est parfait et où l'information est délivrée comme on boit un verre d'eau. Et pour une fois, The Newsroom ne cherche pas à forcer
la comédie.
C'est ce que j'ai aussi bien aimé dans cet épisode, qu'il ne tente pas d'aller trop loin dans la comédie, qu'il ne tente pas de ridiculer ses personnages en somme. Cet épisode se déroule donc
intégralement le 16 mars 2012 et tout est raconté en temps réel avec un certain sens du rythme. L'épisode ne cherche pas à trahir les personnages mais nous offre par la même occasion des moments
étranges que l'on n'a pas forcément l'habitude de voir. Comme par exemple les scènes de Sloan et Don qui étaient de vrais jolis moments, travaillés et mis en scène de façon intelligente. Les
moments sont sombres, sobres et élégants. Finalement, c'est presque ce que je retiens le plus de cet épisode, bien plus que Will McAvoy. L'histoire de Sloan s'est achevée de façon intelligente,
prouvant que Aaron Sorkin a du manger quelques barres énergiques avant d'écrire cet épisode. Car l'épisode précédent (le plus faible de la saison à mon goût) démontrait presque
une envie pour le créateur de lâcher son bébé, comme s'il n'était plus inspiré et en avait marre. Là on sent qu'il a repris des forces et qu'il est par la même occasion bien plus engagé.

Finalement, j'espère que la suite de The Newsroom ressemblera à ce que l'on voit dans cet épisode, bien plus concentrée sur la production de cette émission d'informations que les états d'âme de chacun. Je ne dis pas qu'il n'y a pas de place pour, juste qu'il faut que cela soit fait différemment. Les dialogues sont ici en plus de ça beaucoup plus fluide alors que la série ne cherche pas à trop en dire, à réécrire tout en long et en large.
Note : 9/10. En bref, un très bon épisode de The Newsroom, qui associe ce que Sorkin sait faire de mieux avec sa série à des personnages en forme.
