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SOCIO: Amour et travail ne font plus bon ménage – American Sociological Association

Publié le 19 août 2013 par Santelog @santelog

C’est la conclusion de cette étude de l’Université de Virginie et de Harvard. Une étude qui montre que la crise de l’emploi et la disparition de la stabilité professionnelle a des effets profonds sur le mariage, sa stabilité et le nombre d’enfants, en particulier pour les Américains de la classe ouvrière et plus généralement les personnes à plus faible niveau d’études. Ces conclusions, qui portent aussi sur les taux de fécondité et ont donc une incidence économique, sont présentées à la 108e réunion annuelle de l’American Sociological Association.

SOCIO: Amour et travail ne font plus bon ménage – American Sociological Association
«  Les américains de la classe ouvrière ont souvent un emploi précaire donc peu de capacité à planifier pour un avenir familial. Préoccupés par leur propre survie, ils deviennent souvent incapables d’imaginer être en mesure d’assurer l’avenir matériel et la stabilité émotionnelle d’une famille  », résume Sarah Corse, professeur agrégé de sociologie à l’Université de Virginie. Les auteurs rappellent ainsi les évolutions radicales du marché de l’emploi (aux Etats-Unis), en particulier la chute des salaires sur les emplois non spécialisés, majoritairement délocalisés et le développement des emplois précaires, en particulier dans le secteur des services. Des changements fondamentaux qui affectent largement la vie des gens, favorisent les sentiments de méfiance et même la peur des relations intimes et du mariage.

Le mariage devient un marqueur distinctif de la classe moyenne : Son étude a été menée par interview et enquête auprès de 300 hommes et femmes actifs, detoutes origines ethniques, âgés de 18 et 70, appartenant à la classe moyenne et représentatifs de tous les niveaux d’études. Les participants représentaient également tous les statuts maritaux et familiaux (mariés, familles monoparentales, divorcés, cohabitation, veuvage, adoption…).

La première conclusion, évidente, est que les sujets les plus instruits sont aussi ceux qui rebondissent le mieux en cas de travail précaire, et mieux que les participants de la classe ouvrière, et qui ont ainsi plus de chance de stabilité dans leurs relations.

Au-delà du poids des obligations financières ou matérielles, les personnes qui vivent en situation instable ont du mal à accorder leur confiance à leur partenaire et à assumer l’engagement affectif et psychologique requis par le mariage. Le mariage n’est donc plus un marqueur de l’âge adulte dans cette ère d’incertitude.

L’importance des diplômes : Les diplômes universitaires plus propices à l’occupation d’un emploi stable avec de meilleurs revenus permettent évidemment, dans une plus forte mesure, cet engagement affectif et matériel lié au mariage et la construction d’une famille, avec des enfants. Mais avec l’incertitude ambiante, les participants des classes socio-économiques moyenne et supérieure expriment des attentes élevées vis-à-vis du mariage, centrées sur l’accomplissement de soi, la parentalité partagée par les 2 parents et un équilibre psycho-émotionnel parfois entretenu par thérapie ou la prise de temps pour soi.

Source:American Sociological AssociationIntimate Inequalities: Love and Work in a Post-Industrial Landscape(Visuel© Denys Prykhodov – Fotolia.com)

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Lire aussi: Le MARIAGE, gage de longévité ? -


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