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Non à l'intervention militaire française en Syrie !

Publié le 28 août 2013 par Copeau @Contrepoints

Malgré les horreurs de la guerre civile en Syrie, il serait sage de s'opposer à une intervention militaire française et, plus largement, occidentale.

Par le Parisien Libéral.

Note : tribune écrite avant l'intervention du chef de l'État, et qui n'en est que plus pertinente maintenant que la perspective d'une intervention se précise.<

Cela fait maintenant plusieurs mois que des massacres ont lieu en Syrie, ainsi que des combats violents. Mais malgré les horreurs de la guerre civile en Syrie, il serait sage de s'opposer à une intervention militaire française et, plus largement, occidentale. L'opposition syrienne est largement dominée par des extrémistes religieux, les enjeux régionaux nous dépassent largement. Quant à l'emploi d'armes chimiques, terribles, qui peut dire quel camp en est à l'origine ? Pour le moment, l'ONU ne le peut pas.

Nous ne devrions pas intervenir dans ce conflit.

  • Déjà, nous n'avons plus d'argent. À la fin juin 2013, le déficit atteignait en cumulé 59,3 milliards d’euros, contre 56,7 milliards l’an dernier à la même époque. Si vraiment nous avons quelques millions en trop à dépenser, alors que nous sommes déjà engagés au Mali peut-être à long terme, alors commençons par payer les soldes des militaires. Alors que la guerre du Mali a coûté 70 millions d'euros en un seul mois et sept vies françaises depuis le début du conflit, qu'irions-nous faire dans un conflit de plus ?
  • L'opposition qui combat Bachar el Assad n'apparaît pas plus digne de confiance que le dirigeant qu'elle affronte. Elle est notamment composée de violeurs et de pédophiles, de christianophobes, de djihadistes de France ou d'ailleurs. Elle contient aussi des éléments qui pourraient ressembler aux moudjahidins que nous, Occidentaux, sommes allés aider dans les années 80, en Afghanistan, contre les Soviétiques. On connaît la suite de l'histoire.

Nous les Français et les Européens seront nécessairement les dommages collatéraux d'une intervention qui ne nous concerne pas. Hausse du baril de pétrole, taxes et impôts pour payer la guerre, mesures anti-terroristes (renforcement de Vigipirate) seront les premières mesures.

Le Président Hollande s'exprime à 17 heures. S'il décide d'aller faire la guerre, qu'il n'aille pas la faire en notre nom.

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