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Je ne suis pas qu’une p’tite joueuse

Publié le 24 septembre 2013 par Brutal Brunette @BrutalBrunette_

Voilà une nouveauté qu’elle est intéressante dans ma vie de roller girl : je suis passée de simple joueuse à coach. Je reste bien évidemment jammer, mais j’ai ajouté cette fonction à mon derby CV.

Comment on en vient à être coach ?

Ça faisait déjà quelques temps que je voulais m’impliquer encore plus dans la ligue. Comprenez, mon emploi du temps était (mais ne l’est plus) plutôt léger et j’avais envie de partager mon savoir avec d’autres personnes.L’année dernière, j’ai remplacé quelques fois notre head coach lors des entraînements fresh meat et ça m’avait vachement plu. C’était super cool d’avoir des "élèves" qui t’écoutent attentivement (à peu près) et qui sont disciplinés (non). Enfin bref, transmettre mon savoir en matière de roller derby , je trouvais ça sympa. Et puis comme c’était du training fresh meat, pas besoin de savoir faire des triple axels piqués figure du lotus.

Teenage roller derby

Comment je vois mes derby élèves

Et finalement, de coach remplaçante, je suis passée à coach-coach depuis la rentrée. Bon, ça ne fait pas longtemps que j’exerce la profession, mais je commence à avoir une certaine idée de ce que c’est. Comme je suis joueuse avant d’être coach, j’entraîne seulement les fresh meats. Le SAMEDI MATIN.

Et pour se lever le samedi matin après une semaine de taff, il faut avoir une motivation d’enfer et un mental d’acier. Fini les grosses murges du vendredi soir, je dois être fraîche et dispo le samedi matin, à 10h sur mes roulettes. C’est un petit sacrifice (je vous concède que je ne me couche pas pour autant à 21h en ayant bu rien d’autre qu’un verre de lait), mais ça en vaut la peine. C’est sûr que maintenant, mes weekends seront rythmés par le roller derby (si ce n’était pas le cas avant).

Ce que j’aime là-dedans

Etre coach, c’est représenter une sorte d’autorité. C’est pas facile de diriger tout un entraînement quand les filles que tu as devant toi sont tes potes. Mais quand je les vois m’écouter, reproduire les mouvements que je viens de montrer (et même mes conneries), c’est super motivant pour continuer. Je vais former la nouvelle génération de Switchblade RollerGrrrls et j’espère bien les élever le plus haut possible ! Fresh meats, faites attention, je vais vous transformer en machines de guerre. D’ailleurs être pédagogue, ce n’est pas forcément une qualité innée. Un bon coach doit à mon avis, se remettre en question de temps en temps et revoir son apprentissage. Chaque joueuse a des besoins différents, il faut savoir trouver le niveau juste pour chacune d’entre elles. Quand je les verrai avec un bon niveau de patinage et commencer les jams, je serai la coach la plus fière du monde du genre "c’est moi qui l’ai fait !"

Roller derby position

"Position bon sang de bois !"

Je me suis aussi occupée d’une partie du recrutement des nouvelles joueuses, ce qui me donne un avantage : je les connais déjà et ai appréhendé leur niveau. Et ça reste somme toute assez logique : je recrute, je coache les filles que j’ai choisies.

Gravir les échelons du roller derby

Cette nouvelle fonction dans la ligue m’a forcée à prendre du recul sur mon parcours : alors que je n’étais que simple recrue, je suis passée à recruteuse et coach. Une petite évolution qui fait du bien quand on y pense ! Je ne suis pourtant pas la meilleure joueuse de la ligue, mais je fais tout pour m’impliquer, améliorer mon niveau et surtout mettre mon grain de sel là-dedans. Etre coach et être joueuse, ça a ses avantages et ses inconvénients : je vais pouvoir transmettre mon expérience de match aux filles, mais je ne pourrai pas assister à tous les entraînements puisque certains trainings fresh meats/olds se chevauchent (sans parler des samedis de match). Les fresh meats ne seront donc pas un pur produit Brutal Brunette (flûte).

Je donne un peu plus de temps qu’avant au roller derby et j’espère que ce sera aussi bénéfique pour les joueuses que pour moi. C’est certain qu’il y aura des hauts et des bas, des moments plus difficiles que d’autres (au hasard, quand mon réveil sonnera à 8h le samedi matin) et que je me déplacerai alors que la moitié des joueuses seront absentes (je sais, petites malines, que ça arrivera bien au moins une fois !). Mais je sais aussi que cette expérience va m’apporter beaucoup de fierté et de joie, des moments de rigolade (mais pas trop quand même hein, attention c’est moi la maîtresse quand même) et surtout une relation particulière avec mes joueuses chéries que j’aime déjà.

Roller derby

On verra dans quelques semaines comment je m’en sors avec ma meute de rollergirls assoiffée de roller derby et de contacts !


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