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Le grand clerc, le petit clerc et le cordon

Publié le 24 septembre 2013 par Tchekfou @Vivien_hoch

Ce dimanche, un enfant de choeur prenait son engagement paroissial devant toute l’assemblée paroissiale.

Lors de la petite cérémonie, le curé lui remet une aube, une croix et un cordon. Celui-ci est notamment symbole des « sacrifices » auxquels le jeune consent, Or, si je suit bien ce qui se passait sous mes yeux, le petit clerc acceptait les sacrifices par son cordon. Mais, sur ce même sujet et dans le même contexte de service liturgique, le « grand clerc », lui, sans cordon, n’avait aucune contrainte !

Alb_(PSF)Autrefois, le prêtre disait en ceignant le cordon autour de ses reins :

« Praecínge me, Dómine, cingulo puritátis, et extíngue in lumbis meis humórem libídinis; ut máneat in me virtus continéntiae et castitátis ».

« Ceignez-moi, ô Seigneur du cordon de la pureté, et éteignez en mes reins l’ardeur de concupiscence, afin que se maintienne en moi la vertu de la continence et de la chasteté »

Or, dans la liturgie moderne, ce cordon est devenu inexistant. Disparu la ceinture chaste, la sangle du guerrier, la vêture pleine de sens. Bienvenue la robe informe et libre comme l’air, l’aube de la déliquescence et du laisser-aller ! Et, au-delà du sens pour les jeunes générations, combien l’abandon même de ce cordon a été synonyme de total abandon pour les générations de prêtres qui l’avaient porté…

Finalement, le prêtre sans cordon est semblable à un prisonnier à qui on ôte la ceinture pour limiter toute sa liberté. La liberté des enfants de Dieu…

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