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L’équitation western, une totale remise en question équestre

Publié le 29 septembre 2013 par Passionéquitation

Bonjour à tous, Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’une discipline équestre encore trop méconnue en France mais qui mérite pourtant d’être connue. Je parle de l’équitation western, tout droit venue des USA. Alors vous allez me dire, en tant que cavalière classique, comment puis-je vous expliquer un tant soit peu cette discipline ? Et bien tout simplement car comme je vous l’explique dans ma présentation, je suis désormais une cavalière westetrn à 100 %. Et oui, après de nombreux déboires avec mon ancienne monture, une perte de confiance casi totale en moi, en lui, en l’équitation en général, j’ai décidé de me tourner vers l’équitation western, monte qui me fascine depuis que je suis toute petite. Le western, une équitation de confort Déjà, il faut savoir que l’équitation western est bien loin des nombreux clichés que l’ont peut entendre à son sujet, à savoir une équitation brutale, beaucoup dans le paraitre (chapeau de cowboy, gros éperons, mors très sévère…) et très peu dans la finesse. C’est complètement faux et bien souvent colporté par des personnes qui ignorent cette équitation et qui ont simplement vu des pseudos cowboys dans des films dits « Westerns ». En réalité, l’équitation western est une équitation de confort. En effet, en monte western, le but est de mettre le cheval dans une position de confort lorsqu’il répond bien à nos demandes. C’est pour cela que nous montons rênes longues, avec très peu de mains et très peu de jambes. Le dressage du cheval western s’effectue principalement par l’assiette et la voix. De cette manière, lorsqu’un cheval se met dans une bonne attitude d’encolure suite à notre demande, on cesse toute action de mains, mettant le cheval dans le confort, rêne longue. Le cheval se tient ainsi donc lui même, sans que nous ayons à nous même le tenir avec des rênes ajustées. Il est dans une bonne attitude, il est donc inutile de le contraindre de quelques manières que ce soit avec des rênes courtes et un contact constant avec sa bouche. Il en va de même pour les jambes. Une action pour demander une allure et une fois que notre cheval y est, plus aucune action  ne le  sollicite dans son impulsion. Notre monture ralenti ? On stimule par une action de jambe et dès que le cheval réagit de manière positive, on cesse toute action. De cette manière, le cheval avance de lui même sans être constamment sollicité par des actions de jambes. Bien évidemment, cela ne veux pas dire que nous ne sollicitions jamais nos montures avec nos jambes ou nos mains. Cependant, nous essayons de leur offrir un maximum de confort dès que nous obtenons la réponse positive. Equitation western, une équitation de confiance Je dois vous avouer que lorsque l’on passe de l’équitation classique à l’équitation western, que l’on monte pour la première fois sur un cheval dressé pour l’équitation western, que l’on nous dit « Rêne longue, jamais de contact constant avec les jambes », c’est très déstabilisant. En effet, il nous est demandé de faire confiance à notre monture en lui donnant le maximum de « liberté » possible. Les premières séances (et même celles qui suivent), sont donc ponctuées de beaucoup (trop) de fautes de mains et de jambes, mais surtout d’une véritable remise en question. L’équitation western nous oblige à tout remettre en cause, jusqu’aux fondements même de l’équitation. Jusqu’alors, on nous apprenait à monter avec un contact constant dans la bouche du cheval et une impulsion stimulée de manière quasi constante avec nos jambes. En d’autres termes, c’est comme si jusqu’alors on souhaitait contrôler sans cesse notre cheval. En western, on apprend à faire confiance à notre monture. On apprend à se contenter de simplement lui suggérer une action, lorsque cette dernière est nécessaire. Une fois la réponse attendue, on récompense en se faisant le plus discret possible sur le dos de notre monture, en lui offrant le maximum de confort possible, que cela vienne de nos mains, de nos jambes ou encore de notre assiette.  Et pour tout vous avouer, dès lors que nos aides commencent à s’affiner pour s’harmoniser avec notre monture, tout devient de l’ordre de l’intuition. Notre corps, notre assiette deviennent alors nos meilleurs moyens de communication avec notre monture. Bien évidemment, pour arriver à cela, il faut un cheval dressé pour cela et si les chevaux américains (quarter, paint,…) sont prédisposés à cette discipline de par leur morphologie adaptée aux différentes disciplines, il est, à mon sens, tout à fait possible d’instruire cela à quelque cheval que ce soit. Les seuls maîtres mots seront la confiance, la patience et un bon encadrement. Attention, je tiens à souligner que je ne dénigre en rien l’équitation classique. Je la respecte tout autant que l’équitation western, je tiens simplement ici à vous faire partager une remise en question dont j’ai été « victime » (pour mon plus grand plaisir !). Qui plus est, je ne pratique l’équitation western que depuis quelques mois, je ne prétend donc pas tout savoir (loin de là, car l’équitation et les chevaux en général nous en apprennent tous les jours…) mais simplement je souhaite vous faire partager cette merveilleuse découverte qui a bouleversé ma vie équestre. 


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