Betrayal // Saison 1. Episode 1. Pilot.
On prend le même et on recommence. Le créateur de Lucky 7 (autre nouveauté de la rentrée), également sur ABC, a eu droit également à la commande de
Betrayal, une toute autre série. Pour tout vous dire, je me suis vraiment ennuyé devant ce premier épisode et c'est dommage car j'aime bien le casting. De Stuart
Townsend à James Cromwell en passant par Henry Thomas. Il y a de bonnes têtes dans cette série mais malheureusement beaucoup de vide aussi. Comment on
peut réussir à vendre une série qui porte sur une femme qui va tromper son mari et qui se trouve être l'avocat concurrent de son mari dans une affaire de corruption ? Franchement, je dois avouer
que j'ai du mal à comprendre comment ce pitch ne s'est pas transformé en quelque chose de plus consistant dans le pilote. J'avais peur de m'ennuyer et c'est malheureusement ce qui est arrivé.
Malgré tout ce premier épisode a quelques atouts comme Patty Jenkins qui a réalisé le premier épisode. Elle est également celle qui avait mis en scène le pilote de The
Killing (US) pour AMC. Et ce pilote était d'ailleurs assez joli. Le pilote de Betrayal est donc léché comme il faut. Mais malheureusement le script est
particulièrement vide.
Une magnifique femme photographe malheureuse dans son mariage débute une relation adultère torride avec l'avocat d'une famille puissante. Lorsque ce dernier prend en charge la défense d'un
homme suspecté de meurtre, accusé justement par le mari de celle-ci, leur histoire ainsi que l'affaire entrent dans une spirale infernale aux conséquences cataclysmiques...
Je
pense que le sujet de Betrayal aurait pu faire un bon Direct to DVD avec le même casting. J'aurais même surement apprécié ce film. Mais en série cela fait long
la série en sachant que c'est sensé durer 13 épisodes. Même si je n'ai pas eu de patience pour Lucky 7 (je n'irai pas plus loin que le pilote), je vais en avoir un peu plus pour
Betrayal. Je n'ai pas aimé ce pilote mais disons que j'aime bien les causes désespérées, ces séries que personne n'aime. Sans parler du fait que j'aime bien le casting de cette
série. Mais Betrayal est lente, longue. On pourrait croire que le scénario avance en slow-motion. La relation que ce premier épisode tente de construire entre Sara et Jack est
mignonne mais bâtir tout un épisode ou presque là dessus, sur des bondieuseries et des niaiseries pas possible (la scène du quai de gare est certainement l'une des pires de l'épisode, le coup de
la photo). Le jeu de séduction est tellement niais au possible que l'on finit par avoir envie de décrocher. Et puis il a James Cromwell qui semble aimer les séries désespérées
(My Own Worst Enemy, Do No Harm, etc.) alors qu'il est très talentueux (un talent remercié lors des derniers Emmy Awards où il a été couronné
pour son rôle dans la saison 2 de American Horror Story).
L'autre gros problème de ce pilote c'est le fait que les personnages n'ont aucun attrait. Ce sont des personnages dans véritable valeur ajouté et ce même si au fond le twist final parvient à
donner envie à tout maso (comme moi) d'aller un peu plus loin. Par ailleurs, je dois vous rappeler que Betrayal est l'adaptation américaine d'une série néerlandaise appelée
Overspel. Je ne peux pas juger de la qualité de cette dernière, d'autant plus que David Zabel a déjà raté l'adaptation américaine de The
Syndicate avec Lucky 7 alors je serais assez tenté de me dire que la version originale est beaucoup mieux. Je vais donc tenter d'aller au bout des 13 épisodes de
Betrayal, je dis bien tenter car ce n'est vraiment pas dit que j'aille au bout et je reviendrai chaque semaine (tant que la série sera diffusée) vous en parler. Cela me fait du
mal pour Hannah Ware (Boss). Elle est tellement mauvaise dans Betrayal mais elle mérite tout de même bien mieux vous ne pensez pas ?
Note : 1/10. En bref, pauvre James Cromwell.
