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CANCER du POUMON: L'efficacité d'un antidépresseur testée en phase II – Cancer Discovery

Publié le 01 octobre 2013 par Santelog @santelog

CANCER du POUMON: L'efficacité d'un antidépresseur testée en phase II – Cancer DiscoveryCANCER du POUMON: L'efficacité d'un antidépresseur testée en phase II – Cancer DiscoveryDes big datas au médicament, un processus qui pourrait se généraliser pour repositionner des médicaments déjà existants plutôt que d’en développer de nouveaux. Ici, ces chercheurs de Stanford montrent qu’un antidépresseur, l’Imipramine, pourrait combattre une forme mortelle de cancer du poumon. Leurs travaux, présentés dans l‘édition du 27 septembre de la revue Cancer Discovery illustrent l’avantage d’une telle méthodologie: Parce que le médicament est déjà approuvé, les chercheurs peuvent rapidement lancer un essai clinique de phase 2. Ils recrutent actuellement des participants atteints de cancer du poumon à petites cellules et d’autres cancers agressifs.

C’est un exemple concret d’application des grandes bases de données génétiques et biologiques, qui, ici, pourraient permettre le repositionnement d’un médicament existant appartenant à une classe peu utilisée d’antidépresseurs. L’avantage se chiffre en une dizaine d’années de recherche gagnées et à près d’un milliard de dollars, explique le Dr Atul Butte, professeur agrégé de pédiatrie à l’Hôpital pour enfants Lucile Packard de Stanford. Le cancer du poumon à petites cellules représente environ 15% de tous les cancers du poumon, mais l’une des formes les plus agressives avec une survie à 5 ans réduite à 5%. Alors qu’aucune thérapie efficace n’a pu être développée au cours des 30 dernières années, la molécule représente un énorme espoir.

Partir d’une base de données génétiques : Car les chercheurs sont partis d’une base développée dans le laboratoire du Dr Butte avec l’accord de NuMedii, la société qui exploite aujourd’hui la plateforme dont le principe est de scanner les centaines de milliers de profils d’expression génique à travers de nombreux types de tissus cellulaires normaux ou malades, traités ou pas. Combinés, ces profils peuvent révéler des données moléculaires insoupçonnées, comme, par exemple, l’activation systématique d’une voie moléculaire par un médicament.

Les chercheurs, qui avaient déjà identifié, en 2011, qu’un médicament antiulcéreux pourrait être efficace contre un autre sous-type de cancer du poumon, et qu’un antiépileptique pourrait traiter les maladies inflammatoires de l’intestin (MICI), se sont intéressés cette fois, au cancer du poumon à petites cellules. Leur recherche vi la base aboutit à une classe d’antidépresseurs peu utilisée, les antidépresseurs tricycliques, déjà approuvés pour traiter la dépression mais délaissés pour leurs effets secondaires.

Tester les candidats sur des lignées cellulaires : Lorsque l’équipe teste l’Imipramine sur des lignées de cellules cancéreuses du poumon à petites cellules humaines cultivées en laboratoire et sur des souris de laboratoire modèles de cancer, elle constate que la molécule active une voie d’autodestruction des cellules cancéreuses et bloque les métastases chez l’animal. De plus, l’imipramine se montre efficace aussi sur d’autres tumeurs comme le cancer du pancréas, un cancer de la peau (carcinome à cellules de Merkel), et le neuroblastome. Le médicament semble agir sur des récepteurs (récepteurs couplés aux protéines G) présents sur l’enveloppe des cellules cancéreuses.

En opérant par approche bio-informatique, il aura fallu moins de 20 mois pour parvenir au premier essai clinique.

Source: Cancer Discovery September 26, 2013 doi: 10.1158/2159-8290.CD-13-0183 A Drug Repositioning Approach Identifies Tricyclic Antidepressants as Inhibitors of Small Cell Lung Cancer and Other Neuroendocrine Tumors

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