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Arnaud Cosson, du rire à foison !

Publié le 01 octobre 2013 par Blog Youhumour @youhumour

tout-est-bon-dans-le-cossonArnaud Cosson, au Théâtre de Dix Heures jusqu’à fin décembre, impressionne avec un spectacle remplie de vannes efficaces, de sketches décalés, de personnages plus vrais que nature et de chansons entêtantes. Un pur bonheur !

e rideau rouge de la scène du théâtre de Dix Heures s’ouvre sur une musique rock pleine d’énergie. Énergique, ce n’est pas la cas de la grande asperge qui est assise sur son tabouret, avec un air de benêt. Comprenant que son entrée n’est pas vraiment adéquate à la situation, Arnaud Cosson recommence son arrivée, cette fois-ci, à la hauteur de l’évènement.

Arnaud Cosson se présente, mais nul besoin de le faire. On reconnait rapidement ses mimiques, sa gestuelle et son humour qui font son succès depuis sa révélation dans « On n’demande qu’à en rire » de Laurent Ruquier.

Arnaud Cosson enchaîne les sketches, entremêlés de petits moments où il parle de lui, de sa Bretagne natale, de ses parents, de sa jeunesse et des petits détails de la vie, un peu à la manière d’un stand-up.

Arnaud Cosson est l’antihéros par excellence. Il se moque de son apparence physique en se vantant d’abord d’avoir la taille mannequin, pour ensuite préciser qu’il parle de la « taille mannequin femme ». L’auto-dérision c’est l’une des nombreuses armes de l’humoriste et il s’en sert à merveille. En effet, il aime même avouer avoir sorti une blague ou un jeu de mot pourri, à commencer par le titre de son spectacle.

Pour les quelques uns qui auraient peur de devoir monter sur scène, Arnaud Cosson n’est pas un adepte de ce genre de pratique. Mais ce dernier aime son public et ne manque aucune occasion pour communiquer avec lui, quitte à même draguer un des messieurs du premier rang. Au bout d’un quart d’heure de one man show, il annonce alors que « le spectacle touche à sa fin », avant de rassurer la salle en disant au public qu’il faudra crier « Oh noooon! Déjà? » à chaque fois qu’il le redira.

Ce qui est jouissif dans « Tout est bon dans le Cosson » est de voir l’humoriste changer de personnage, à chaque fois, avec un plaisir communicatif. Parmi les situations et les personnages farfelus et délirants qu’il incarne, il y a le CRS, drôlissime de débilité, il y a la scène de l’exposé d’histoire sur la « Guerre 14-45″, attendrissante et bourrée de jeux de mots hilarants, il y a aussi le réveillon du jour de l’an, dans lequel le protagoniste, dans un état d’alcoolémie plus que poussé, fait la fête avec une seule personne et il y a aussi la famille de boulangers caricaturale, avec la mère bavarde, le père un peu rustre et l’ado attardé.

En bonus, Arnaud Cosson nous montre ses talents de guitariste et de compositeur avec deux chansons teintées d’humour absurde. L’une des deux est « Petits Vieux », composée pour une de ces premières participations à ONDAR, une chanson qui a le don de mêler mélodie touchante et paroles drôles et acides. Cette dernière se termine en chœur avec le public, un moment unique.

Tout au long du spectacle, un seul personnage créé le lien entre chaque sketch, Rémy, le braqueur de banque dont l’intelligence est comparable à celle d’Averell Dalton.

On ressort de ce spectacle avec le sourire aux lèvres, comme si l’on avait passé la soirée avec un pote. Interprète de talent et comique toujours efficace, Arnaud Cosson est généreux, touchant et hilarant, au point qu’au bout d’1h10 de spectacle, on voudrait que le spectacle ne s’achève.

Foncez au Théâtre de Dix Heures, à 19h, du jeudi au samedi, voir Arnaud Cosson avec lequel nous sommes sûrs, vous finirez copains comme…Cosson !

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