Played // Saison 1. Episode 1. Pilot.
Les canadiens aiment bien leurs petites séries procédurales avec un pitch légèrement accrocheur mais qui finissent par devenir légèrement ennuyeuses. C'est à mon sens ce qu'il se passe avec
Played. Greg Nelson, scénariste sur The Border, Rookie Blue ou encore Saving Hope, n'a pas le CV d'un cheval
de course mais CTV s'est dit que c'était une bonne idée que de lui laisser sa chance. Lui est donc venu à l'idée Played, une série qui m'a légèrement fait penser
à Graceland, la série de USA Network lancée l'été dernier. Sauf que Played ne fonctionne pas vraiment. C'est dire le niveau. Dès le début on
sent que tout va tourner autour d'une histoire un tantinet ronronnante avec le cas de la semaine et l'investigation classique qui en découle. J'aurais bien aimé que l'on suive les aventures d'un
agent infiltré sur plusieurs épisodes à qui il arrivera une chose à chaque épisode. Cela aurait permis de garder le côté procédural tout en ayant un fil rouge intérieur intéressant. De plus, cet
épisode ne se foule vraiment pas. On tente même de nous faire peur alors que John Moreland semble prêt à mourir pour prouver qu'il n'est pas un flic. Un classique mais qui ne fonctionne pas
ici.
Les missions des membres d'une unité spéciale de la police de Toronto, la CIU (Covert Investigations Unit), dont la spécialité est de s'infiltrer discrètement au sein d'organisations
criminelles, afin de recueillir des preuves et procéder aux arrestations.
Je
suis du genre à laisser des chances aux séries canadiennes procédurales. J'aime bien Rookie Blue, Cracked et Motive par exemple. Ce n'est pas
des séries particulièrement originales mais elles sont plutôt rythmées et efficaces quand elles s'en donnent les moyens. Ce que n'est pas Played. Mis en scène autour de John
Moreland, incarné par Vincent Walsh (Lost Girl, Deception), cette série peine réellement à trouver son ton et la manière d'aborder les
organisations criminelles. Cet aspect de la série, qui aurait pu être très sombre et par la même occasion très intéressant, fini alors par devenir plat et sans aucune ambition. Les personnages
sont donc des clichés (le gros mafieux, les sbires qui font une méchante moue, etc.) et le héros ne peut pas faire briller tout cela. Surtout que Vincent Walsh n'est clairement
pas le plus grand atout de Played. Je ne dis pas qu'il est mauvais mais il ne permet pas de dénoter avec ce que l'on a déjà l'habitude de voir. Au fond, Played
s'inspire presque d'un classique des séries policières. Il y a toujours à un moment où un flic doit infiltrer une organisation criminelle et où tout tourne mal jusqu'à ce qu'à la fin la série
parvienne à résoudre le tout en deux coups de cuillère à pot. C'est là même chose avec Played.
En plus de ça, je n'attendais strictement rien de Played. Par certains côtés, je suis certain que cette série pourrait séduire un certain public pas très regardant mais le script
de Greg Nelson manque vraiment d'entrain. La scène d'ouverture était déjà suspecte. Avec la manière dont c'était réalisé, la musique, etc. j'ai tout de suite senti comme une
odeur d'embrouille. Et 40 minutes plus tard, j'ai bel et bien eu raison. C'était une embuscade. A quoi bon. Je ne vais pas me faire avoir encore une fois et je n'irais donc pas plus loin dans
Played. Il aurait fallu que cela me séduise quelque part et il n'y a rien qui me donne envie. Cela manque tellement d'énergie et de pep's. Cette sensation d'avoir déjà vu ces
décors, ces personnages et tout l'univers des centaines de fois m'a légèrement embêter. Et je ne pense pas m'embêter plus loin avec ça. Je m'en vais retrouver les séries canadiennes que j'aime
vraiment bien car elles au moins ne m'ont pas totalement déçu (Cracked par exemple dont le premier épisode de la saison 2 m'a beaucoup plu).
Note : 2/10. En bref, déjà-vu et particulièrement ennuyeux. Dommage.
