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A Young doctor's notebook avec Jon Hamm, Daniel Radcliffe

Publié le 08 octobre 2013 par Kojimaemi

A-Young-Doctors-NotebookEn 1917, Vladimir Bomgard sort à peine de l'école de médecine de Moscou. Malgré ses notes excellentes, il est envoyé au fin fond de la Russie, dans un hôpital bloqué par la neige où il s'ennuie profondément. Son inactivité est seulement troublée par l'irruption de patients qu'il ne sait pas comment soigner, étant donné que sa formation a exclusivement été théorique.

Il n'a fallu qu'un seul extrait de quelques minutes pour me convaincre de l'efficacité de cette mini-série britannique. Dans un décor minimaliste - celui de l'hôpital - Jon Hamm et Daniel Radcliffe mènent un brillant face à face à base d'humour noir et de situations cocasses. J'ai tout particulièrement été impressionnée par Daniel Radcliffe qui montre qu'il n'est pas prisonnier de son rôle de tête à claques d'Harry Potter d'une part, et qu'il est un excellent acteur d'autre part. Il fait preuve de beaucoup d'autodérision quand il faut se moquer de la maladresse et de la naïveté de Vladimir en jeune médecin surexcité. Et dans le dernier épisode, beaucoup moins léger que les autres puisque Vladimir succombe aux délices de la morphine, il est étonnant de justesse dans la descente aux enfers du docteur. Et puis, il a une façon de parler à base d'accent anglais que j'adore. Il faut aussi louer le talent de Jon Hamm, qui ne se départit jamais de son flegme, même en proie aux affres de son addiction. Les deux acteurs jouent le même personnage à différentes époques de sa vie et lui donnent de l'épaisseur et une complexité très intéressante.

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La série fonctionne comme un huis clos car elle se tient presque uniquement dans l'hôpital où Vladimir vit en compagnie de deux infirmières et d'un autre médecin. Même s'ils ne sont pas très présents, ces trois personnages ont une forte portée comique. L'une des deux femmes ne jure que par Leopold Leopoldovitch, le formidable prédécesseur de Vladimir tandis que le médecin, un obsédé de l'exactitude, se révèle être plutôt encombrant. Dans cet espace restreint, Vladimir se sent confiné et il étouffe. Il est tellement peu sûr de lui qu'il espère que chaque nouveau patient est déjà mort pour ne pas avoir à l'opérer. L'atmosphère baigne dans un humour très noir bercé de folie douce, et certaines scènes sont assez dures mais le décalage entre les deux est diablement efficace et m'a beaucoup fait rire.

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Je ne peux faire qu'un seul reproche à cette série: sa brièveté. La saison se compose de 4 épisodes de 20 minutes, c'est beaucoup trop peu, surtout que la fin est extrêmement frustrante. Que dire de plus, à part que j'attends la suite avec une vive impatience?


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