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La qualité du bordeaux est-elle mathématiquement prévisible ?

Publié le 05 mai 2008 par Guy Marion
L’accumulation d’information et la sophistication croissante de la technologie donnent aux données informatiques un rôle nouveau dans la vie sociale et le fonctionnement des institutions. L’information s’infiltre dans la vie sociale, construit la perception des événements, définit les priorités et la façon dont nous les concevons et les traitons. L’analyse des bases de données permettra-t-elle de tout prédire ?
Dans un livre récent et provocateur qui devrait chagriner de nombreux humanistes (Super Crunchers: How Anything Can Be Predicted, London: John Murray, 2007), le juriste américain Ian Ayres montre comment les technologies modernes de communication et d’informatique participent à la construction de relations humaines et de profils personnels via la manipulation des données disponibles.
Ayres ouvre son livre sur un événement qui a symbolisé le début du nouvel âge qu’il cherche à décrire : le scandale créé dans les cercles œnologiques américains par un économiste de Princeton, Orley Clark Ashenfelter. On sait que la qualité des vins de Bordeaux dépend de la maturité des grappes et de la concentration du jus. Ces deux caractéristiques sont influencées par le niveau des précipitations et la température. En combinant les données sur les conditions météorologiques, Ashenfelter fut capable de prédire avec une étonnante précision la qualité des bordeaux pour les années 1989 et 1990. Sa vision mathématique du vin a bien entendu suscité l’ire d’un establishment dont les intérêts commerciaux, les rites et les activités étaient fondés sur la prédiction de la qualité du vin, mais elle valu à Ashenfelter une notoriété internationale...

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