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Pourquoi c'est has-been de punir un enfant ?

Par Jeuneanecdotique
15 octobre 2013

Pourquoi c'est has-been de punir un enfant ?

Dans mes moments d'égarement, il m'arrive de me tenir au courant de l'actualité. J'aime bien, ça fait adulte, et puis on lit parfois des trucs intéressants. Parfois. Les autres fois, il peut arriver que mes yeux saignent, et que je me vénère grave (en fait, souvent). Ma dernière crise en date, je l'ai eu en lisant un article du Parisien, qui relatait comment un père de famille était passé au tribunal et avait eu 500 euros d'amende à verser à l'Etat pour... avoir donné une fessée à son enfant.

Alors, je ne vis pas dans une grotte, j'étais bien vivante quand le débat a eu lieu et que l'interdiction de la fessée et de la gifle a été évoquée. Mais dans cet article, des citations ont complètement hérissés tous les poils de mon corps.


Je vous copie colle la petite braise qui allumé la dynamite que je suis : "Ce n'est pas une mode, «c'est une violence ! Doublé d'un acte humiliant pour l’enfant qui, à 9 ans, se retrouve les fesses à l’air pour se faire frapper» a fustigé Estelle Lamotte-Genet, présidente du tribunal. Et le vice-procureur, Jean-Paul Lescat, d'appuyer : «Heureusement, nous n'en sommes plus au temps où parents et éducateurs infligeaient des punitions physiques. C'est un temps révolu»."


Mon bon monsieur, nous n'en sommes peut-être plus à ce temps-là, c'est vrai. Pour preuve, ce sont maintenant les élèves qui punissent leurs professeurs en les insultant, en leur crachant à la gueule, en leur jetant des stylos à la figure (j'en ai été témoin au collège) et, pour les plus graves, en leur plantant un joli couteau dans le bide. Nous en sommes au temps où la violence, ce n'est pas les parents qui la font régner, mais aussi les jeunes. La génération d'aujourd'hui se barre complètement en couilles parce qu'on les laisse tout faire, au nom de quoi ? Au nom de la non-violence, pour les laisser dicter la leur. Faudrait peut-être arrêter de chier des bulles et voir la vérité en face.

Je le dis, sans me vanter, je suis bien éduquée. Je suis gentille. Je suis serviable. Je suis respectueuse de mes aînés. Quand ma responsable m'a dit que je pouvais la tutoyer, j'ai dit "ok", mais depuis, j'en ai été bien incapable, parce que je ne PEUX pas tutoyer mes supérieurs, ou les gens que je ne connais pas. Je suis bien élevée. Je me suis prise des baffes dans la tête par mon papa, ma maman m'a déjà plaquée au mur après un gros caprice en public et la maîtresse m'a déjà tapée les doigts avec une règle parce que j'ai délibérement fait ce qu'elle venait de dire de ne PAS faire. Et où j'en suis ? Je suis traumatisée, humiliée ? Non, comme je l'ai dit, je suis bien élevée. J'ai mon caractère, mais je fais ce que mes supérieurs me disent de faire et je ne manque de respect à personne. Je remets même en place les gens qui manquent de respect aux autres, car ils m'emmerdent carrément.

Quand je suis au guichet au boulot, et que je vois des jeunes (et je n'ai que vingt ans, merde) venir, me parler comme un chien, mâcher leur chewing-gum comme des vaches, demander des billets de retard de train pour ensuite flâner toute la journée près de la gare (= sécher les cours), et prendre les bornes de tickets pour un bar où ils posent leurs canettes d'Oasis en fumant des joints et empêchant les gens de passer, bah je me dis que y a comme une couille quelque part. Si on caresse les enfants dans le sens du poil et qu'on ne les corrige pas quand c'est mérité, ils seront encore pire que les énergumènes que je viens de vous décrire. Je ne dis pas que l'éducation se fait par la violence. Une punition, physique ou non, doit être méritée. Tu ne dois pas gifler ton enfant dès que tu es un peu de mauvaise humeur et qu'il fait un peu trop de bruit en jouant.

Le juge qui a dit que nous n'en étions plus à ce temps, comme si faire de ses enfants des personnes biens étaient un concept moyen-âgeux, je ne le comprends pas. J'essaie, mais voilà, je ne le comprends pas. Peut-être que déculotter un enfant pour le fesser, c'est trop. Je suis d'accord. Mais une gifle ou une fessée normale quand l'enfant va trop loin, je suis d'avis que ça l'empêche de recommencer.

Quand je gardais le petit de quatre ans l'année dernière, je ne pouvais pas m'empêcher de me dire qu'il aurait suffi d'UNE fessée, une SEULE petite fessée, pour qu'il se comporte mieux. Sa mère le laissait tout faire, elle lui courait partout après, on pouvait s'époumoner autant qu'on voulait, il vous regardait en rigolant comme un singe et vous pouviez toujours courir pour qu'il obéisse. Pourquoi ? Parce qu'il savait qu'il ne lui arriverait rien. Bah, s'il avait vu une seule fois que sa mère pouvait lui coller une tape sur les fesses au lieu de lui dire "calme-toi mon chéri" pendant qu'il débitait des insultes, je ne pense pas qu'il aurait recommencé.

Je ne prône pas la violence. Je ne comprends juste pas comment on peut penser qu'il ne faut plus corriger les enfants, quand on voit la génération d'aujourd'hui. Il le FAUT, d'une manière ou d'une autre. C'est fichtrement pas possible de laisser couler certaines choses.

Bref. Je voulais donner mon avis là-dessus. On pourra me traiter de vieille réac, je n'ai que vingt ans, j'ai reçu beaucoup de claques et pourtant je suis contre cette loi débile et ouverte au laxisme. Qu'en pensez-vous ?

Pourquoi c'est has-been de punir un enfant ?
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