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Vitrages à isolation renforcée : meilleur confort, économies d'énergie et respect de l'environnement

Par Marc Chartier


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L’utilité première des vitrages est évidemment la diffusion de la lumière naturelle. Mais ils sont également une source d’économies d’énergie et un moyen de réduire la facture de chauffage. C’est pourquoi l’industrie du verre a développé depuis quelques années de nouvelles technologies destinées à une meilleure isolation thermique, notamment le vitrage à isolation renforcée (VIR). Cette solution assure un confort de vie optimal, donne une vraie garantie pour le futur et permet des économies de chauffage ainsi que des déductions fiscales.

Selon une étude menée par Batim Études en 2007, les ventes de doubles vitrages à isolation renforcée représentaient ainsi près de 70% du marché en 2006 (70% en rénovation, 30% en constructions neuves).

Dans l'attente de nouveaux procédés de haute technologie, l’installation d’un VIR reste à ce jour la solution la plus performante et la plus adaptée aux besoins actuels des foyers.

Les vitrages isolants se composent généralement de feuilles de verre, assemblées en double ou triple vitrage, avec un espace pouvant contenir de l’air ou un gaz plus isolant que l’air. Ces vitrages sont dotés de propriétés d’isolation thermique qui sont source de réelles économies d’énergie. Ainsi, le double vitrage classique des années 70-80, déjà plus performant que le simple vitrage, réduit l’effet de paroi froide et diminue les condensations et les déperditions thermiques des fenêtres.

Depuis 1994, une nouvelle génération de doubles vitrages est apparue sur le marché : le double vitrage à isolation renforcée. L’isolation thermique, due à une fine couche transparente faiblement émissive composée d’oxydes métalliques, déposée sur l’une des faces intérieures du double vitrage, permet au VIR d’être cinq fois plus performant qu’un verre simple. Le VIR assure des économies de chauffage et une forte amélioration des conditions de confort. Depuis peu, on voit aussi apparaître sur le marché des offres de triples vitrages, conçus pour apporter une isolation encore meilleure.

Un vitrage isolant performant est caractérisé par trois coefficients :

  • le coefficient de transmission lumineuse quantifie le taux de lumière qui entre dans le bâtiment au travers du vitrage : il est exprimé en % et symbolisé par l’abréviation TL ;

  • le coefficient de transmission thermique, symbolisé par l’abréviation Ug, caractérise la performance d’isolation thermique des vitrages (plus le coefficient est bas, meilleure est l’isolation thermique) : il est exprimé en Watt par mètre carré degré Kelvin (W/m2.K) ;

  • le coefficient de transmission énergétique, dit « facteur solaire », caractérise la quantité totale d’énergie solaire transmise à travers le vitrage (plus basse sera la quantité, plus grand sera le confort d’été) : il est exprimé en % et symbolisé par la lettre « g », anciennement « Fs ».

Les vitrages à isolation renforcée présentent de nombreux avantages : moins de déperdition de chaleur, des économies d’énergie et une amélioration du confort. Ils permettent de réduire les déperditions de chaleur de 40 % par rapport à un double vitrage de référence et de 70 % par rapport à un simple vitrage. Ils engendrent des économies d’énergie annuelles de 10 % environ sur la consommation de chauffage des habitations et améliorent le confort grâce à la suppression des parois froides et de la condensation.

De plus, le VIR répond aux exigences de la construction neuve, notamment dans le cadre de la nouvelle réglementation thermique (RT 2005). Il peut également être installé lors d’opérations de réhabilitation de bâtiments en apportant une amélioration thermique avec un gain possible de plus de 50 % des déperditions initiales.

Le triple vitrage dispose, quant à lui, d’un fort pouvoir isolant avec un coefficient de transmission thermique (U) égal à 0,8 W/m2.K. Il se compose de deux couches faiblement émissives performantes et de lames d’argon entre les vitres. On peut même atteindre 0,6 Wm2.K en augmentant les espaces entre les vitrages. C’est la solution idéale pour les maisons passives (habitations pratiquement autonomes pour leurs besoins en chauffage et faisant notamment référence à la norme allemande “Passivhaus”.

L’installation de nouveaux vitrages performants est plus chère à court terme, mais profitable à long terme, le client bénéficiant d’un retour rapide sur investissement. Le surcoût moyen est de 200 euros TTC environ pour une maison de 100 m², avec une surface vitrée de 18 %. En rénovation, le surcoût pour le client s’amortit actuellement en moins de 2 ans.

Il faut prendre par ailleurs en considération les aides financières. Tout d’abord, les changements de fenêtres dans un logement achevé depuis plus de 2 ans bénéficient du taux de TVA à 5,5 %, cette TVA réduite s’appliquant sur la main-d’oeuvre et les fournitures de fenêtres, lorsque les matériaux sont achetés par le professionnel qui en assure la pose. En outre, l’achat de matériaux d’isolation thermique (y compris les fenêtres), effectué entre le 1er janvier 2006 et le 31 décembre 2009, ouvre droit à un crédit d’impôt de 40 % calculé sur le prix d’achat ou de revient des équipements et matériaux pour les travaux réalisés dans une résidence principale achevée avant le 1/1/1977. Ce crédit d’impôt, cumulable avec la TVA à 5,5 %, est plafonné selon certains barèmes et remboursable aux personnes non imposables. Pour les autres cas (maison construite depuis plus de deux ans), le crédit d’impôt est de 25 %.

En plus de ces subventions pour travaux d’amélioration de l’habitat, l’Agence nationale pour l’habitat (Anah) accorde une prime de 80 euros par fenêtre pour une installation répondant à des critères de qualité en matière d’économie d’énergie.

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