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Le Blu-ray ne décolle pas, toujours pour les mêmes raisons

Publié le 05 mai 2008 par Newgeek91

Les ventes de Blu-ray sont en perte de vitesse, d’après Cnet, et il n’y a rien d’étonnant à cela.

Ceux qui comptaient sur la haute crédulité de l’habituelle vache à lait ont failli avec le format Blu-ray malgré sa victoire sur le format HD DVD.

Les espoirs de Sony d’arriver à 50% de parts de Blu-ray sur le marché des galettes optiques risquent de se concrétiser plus par la chute des ventes de DVD que par les bonnes performances du Blu-ray.

Le format a trois problèmes bien connus: ses infections DRM, le BD-J et l’avidité de son concepteur. Sony a gagné sa guerre et veut charger 50 à 100% de plus pour un format qui n’apporte que peu de différences de qualité. Les 0.07% de gens qui possèdent une installation sonore 7.1 sont ravis mais sur ce coup-là l’avidité de Sony ne paye pas.

Allez-vous acheter une version DVD à 16,99$ ou la version BD à 29,99$ d’une nouveauté? Si nous avions les chiffres des téléchargements en ligne nous dirions que la question ne se pose même pas.

Rayon DRM, les disques doivent être infectés afin que Sony se paye les coûts de production des galettes, même si le réalisateur ou la production ne le souhaitent pas. C’est comme ça.

Les infections DRM sur Blu-ray ne protègent de rien du tout, Slysoft les a crackées avec leur logiciel AnyDVD HD. Elles ne servent qu’à empêcher les acheteurs légitimes de jouer leur produit légal sur différents types de matériel tout aussi légaux. Alors vive le piratage!

Les gens semblent avoir parfaitement compris que tant qu’existeront ces infections ils se contenteront très bien d’autres produits du marché, HD ou pas.

Enfin, l’abomination BD-J tient le public à l’écart. Le format Blu-ray n’était pas fini à sa sortie alors que le HD DVD était mieux pensé, la HD tournant sur une machine virtuelle robuste dont le BD ne disposait pas. Sony a précipité un BD v1.1, puis une v2.0, rendant obsolète toutes les premières machines non Sony.

Il suffit de tester Pirates of the Caribbean 3 (Pirates des Caraïbes 3) pour se rendre compte que le BD-J mis en avant pas Disney ne fonctionne pas. Si vous cliquez sur n’importe quelle option du menu, le disque s’arrête, il recherche, vous attendez, il charge, vous attendez toujours, il décrypte, vous attendez encore et finalement le menu s’anime. Un désastre inévitable à moins de pirater.

Le support BD-J est simplement catastrophique pour un format qui se veut haut de gamme.

Le soit-disant Profile 2.0 vous oblige à avoir un accès internet, mais qui fait encore confiance à Sony et à sa curieuse manie des rootkits?

Avec le nouveau BD Profile 2.0, Sony peut lancer arbitrairement du code sur votre lecteur, télécharger et installer tout ce qu’ils veulent (d’autant que personne ne lit les CG), et collecter toutes les données qu’ils désirent. En retour, vous recevez l’extraordinaire privilège de pouvoir visionner le film que vous avez acheté sur le lecteur que vous avez aussi acheté. Encore une fois, c’est de l’invitation à la piraterie.

En gros, acheter aujourd’hui du Blu-ray c’est payer très cher ce qui est incompatible avec votre matériel, gavé de DRM et lent comme comme tout. A se demander vraiment mais pourquoi les ventes ne décollent pas, mystère.

Traduction et adaptation d’u article de Charlie Demerjian pour INQ.

Source : theinquirer


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