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La chochotte et le gynéco

Publié le 06 mai 2008 par Cecile Berthelon @walinette

Attention : billet gras (et long), une fois n'est pas coutume et cet état de fait est dicté par mon actualité perso, car hier je me suis rendue chez le gynéco. Marrant d'ailleurs comme ça a l'air d'être la saison, il me semble qu'il n'y a pas 15 jours c'était le tour de La Méchante. Qui dans son billet nous narrait sa difficulté, même après toutes ces années, à se balader cul nu devant un oeil clinique. Aveu repris en nombre dans les commentaires : il semblerait que la petite française éprouve toujours quelque gêne à se dessapper, quitte à prévoir le coup et à garder un long t-shirt le jour J.

Et bien il faut que je vous dise un truc : je m'en fiche. Limite si je ne vais pas m'installer confortablement les pieds sur l'étrier en sifflotant. En ayant au préalable tout viré sur la chaise prévue à cet effet, même ce qu'a priori on ne me demandait même pas d'enlever.
Et pourtant je ne suis pas exhibitionniste, loin de là. Mais voyez-vous, ceux qui me lisent régulièrement ne sont pas sans savoir que j'ai vécu 3 ans en Chine. Profonde la Chine même.
Et il faut savoir un truc, les chinois ont l'intimité et la pudeur qui ne sont pas placés au même endroit que les nôtres.

Je m'explique : si par chance (ou pas) vous vous rendez dans ce fascinant pays, vous ne serez pas sans noter :
- que les petites chinoises ont tendance à porter la minijupe, et s'asseoir en écartant bien les jambes : vue imprenable sur la petite culotte
- que les toilettes ont au mieux une porte (non fermée), voire seulement une cloison, voire rien du tout : une rigole commune et on est le nez sur les fesses du voisin
- que par conséquent et pour éviter de devoir dire bonjour à son collègue de bureau en train de lire son journal-fumer sa clope en faisant son offrande du matin : vous apprendrez à frapper à la porte du chiotte (habitude dure à perdre... quoi que si vous passez à Charles de Gaulle dans le terminal pour l'Asie, z'avez intérêt à pratiquer)
- que les douches de la salle de gym sont dépourvues de rideaux/cloison ce que vous voulez.

En revanche : de décolleté, point. Et si par malheur une bretelle de votre soutif dépasse, votre petite collègue vous la remettra en place en rougissant comme une tomate.

Il y a des différences culturelles, il ne faut pas chercher à comprendre. Mais vous accepterez aisément que ces 3 années m'ont comme qui dirait légèrement décoincée.
Pour conclure et vous donner la raison du pourquoi une telle aisance chez le gynéco FR, laissez moi vous conter une historiette (âmes sensibles s'abstenir).
Il y a de cela quelques années, j'ai été confrontée à un problème : une sensation de brûlure à un point précis à gauche à l'entrée du vagin. J'en parle parce que c'est méconnu, donc si ça peut aider... Et j'en ai écumé des gynécos. Bref. Et lors de mon passage en Chine c'était devenu tel que ça devenait problématique lors des rapports et qu'il a fallu me rendre à l'évidence : il fallait consulter.
Premier rendez-vous à Ningbo donc, au fameux hôpital international où personne ne parle un mot d'anglais et où je dois me munir de mon interprète, qui restera sagement derrière un paravent mais tout de même (interprète et copine italienne, qui me remercie toujours de l'avoir aidée à augmenter son vocabulaire en mandarin médical). Sans succès.
Je tape donc au dessus et me rend à une clinique obstétrique de Shanghai, où je suis reçue par DEUX gynécos, rien de moins, qui ont la faculté de parler anglais mais non d'identifier mon problème. Après 10 minutes des plus agréables, le spéculum bien où il faut, on appelle en renfort la chef de service et c'est donc 3 paires d'yeux qui scrutent, palpent, examinent et ne voient rien. Je suis accompagnée du Zhom. Zhom avec lequel j'entretiens une relation assez fusionnelle et qui dans un souci d'efficacité se propose pour montrer OU c'est-y que ça fait mal. Zhom qui met les gants et va à son tour farfouiller dans le speculum, en compagnie des 3 chinoises.

Alors je vais vous dire, dorénavant c'est pas un petit gynéco de rien qui va m'indisposer.

NOTE : à toutes fins utiles, mon problème a un nom et a été identifié quelques mois plus tard par des spécialistes de Lyon (non non pas Paris, LYON) : il s'agit d'un syndrome de Michlewitz, ou encore une inflammation des glandes de Bartholin. Pas connu du tout le bazar. Ca se soigne dans les cas plus graves en opérant et cautérisant l'extrémité du canal enflammé. Dans mon cas, il m'a suffit d'arrêter la pillule pour retrouver une lubrification suffisante pour rendre ce problème tout à fait supportable.

PS : photo prise à Shaoxing (province du Zhejiang) et qui illustre à merveille le flegme chinois en la matière (toilettes de rue, je précise, ces dernières d'une propreté remarquable au regard du standard habituel...)


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