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PES 2014 – La frappe passe à coté

Publié le 08 octobre 2013 par Be-Games @be_games

Pour être honnête, j’ai longuement boycotté la série PES après avoir été beaucoup trop déçu de l’opus 2009. J’ai pourtant été un assidu des titres jusqu’au célèbre PES6. Je suis donc logiquement reparti sur FIFA. La version 14 du titre de Konami pourra-t-elle me faire changer d’avis ? On va le découvrir ensemble tout au long de ce test.

Le football, c’est ma passion.

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Un des nombreux entrainements

Entrons directement dans le vif du sujet, Konami nous promet de jolies choses sur ce titre. Voyons si le tout tient ses promesses. Alors le jeu commence directement par du très haut niveau. Les « entrainements » sont réellement bien foutus et ils nous permettent de prendre en main pas mal de petits détails que l’on n’aurait jamais découverts par nous-même. Je m’explique, la plupart des gestes hyper réalistes comme les changements de directions, contrôles orientés et autres doubles contacts sont infaisables sans y avoir été entrainé (une combinaison de joystick dans des directions précises). Une entrée en matière qui présage donc de bonnes choses. Espérons que la suite sera à la hauteur. Hélas on sera vite déçu ! En effet,le souci du jeu en ligne, les matchs qui ne rendent pas du tout ce que les entrainements nous ont fait croire, des graphismes limites … Mais nous parlerons de tout ça dans la suite de cette critique.
Il est impossible de jouer à Pro Evolution Soccer sans faire la comparaison avec son ennemi depuis toujours : FIFA. Et là, une fois de plus, on déchante vite. La vitesse du jeu est presque inimaginable, là où on se plaint d’un FIFA trop lent, on peut se plaindre d’un PES hyper rapide. Et je ne parlerai même pas des éternelles licences absentes. Vous me direz que les coupes sont licenciées et pas dans FIFA ? Oui c’est vrai, génial, j’ai gagné la ligue des champions avec London Blue ! Trop bien hein ?
Soit, tous ces points nous les verrons par la suite mais ne vous attendez pas à trouver la nouvelle révélation de la simulation de football dans ces lignes ….

Du réalisme oui mais … Et oui il y a toujours un mais …

Nous commençons l’analyse avec le gameplay du fameux PES 2014. Et comme je l’ai dit ça commence plutôt bien, avec l’apprentissage de pas mal de petits gestes techniques et autres placements plus que réalistes. Je dis un gros bravo pour la mise en place des contacts épaule contre épaule qui pousse le réalisme vraiment au sommet. Mais, et le voilà le  « mais », les éloges s’arrêtent ici … Les gestes techniques aussi beaux et réalistes soient-ils, sont tout bonnement inutiles en plein match. En effet, il vous suffira la plupart du temps d’un petit « une deux » ou simplement d’avoir un joueur hors du commun et de foncer droit devant … (Et encore j’ai uniquement essayé avec Hazard, alors je n’ose même pas imaginer avec Ronaldo, Robben ou encore Messi).
Parlons à présent du comportement des joueurs. J’ai remarqué assez vite un très gros problème : les joueurs s’arrêtent ! En effet, lors d’un changement de joueur dans une course ou même en défense, nos braves footballeurs ont tendance à s’arrêter avant de recommencer à courir après le ballon. Génial surtout lors d’une contre-attaque. Je pourrais également parler des gardiens qui eux aussi n’ont pas inventé la poudre. Il est vrai qu’il est possible de contrôler totalement le gardien. Cependant, je vous laisserai juger de la jouabilité d’un tel acte, personnellement je n’y suis pas encore arrivé. C’est pourtant une super idée mais mal exploitée. Je crois que les très bonnes idées mal exploitées sont légion dans cet opus.

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Une image en plein match

Une tentative de petit pont ratée …

Passons au côté technique du jeu. Nous allons faire les choses dans l’ordre.

-    Musique/Ambiance sonore : Il n’y a pas grand chose à dire, la musique passe plutôt bien quoique redondante. Les bruitages en match sont plutôt réussis et l’ambiance du stade me semble bonne même si les supporters crient de la même façon lors d’un but que d’une action franche, mais bon on n’a jamais dit qu’aimer le foot rendait intelligent (sic). Et j’en suis le premier exemple.

-    Menu : Là on fait un joli bond de quelques années en arrière, les menus sont plutôt ternes et simples sans artifices, pas réellement laids mais pas beaux non plus. Par contre, il faut dire que la navigation dans les menus est plutôt intuitive et rapide (je ne parle évidemment pas du mode gestion d’équipe qui est tout bonnement incompréhensible).

-    Temps de chargements/latences : Pas le point fort du jeu, ça c’est sûr. Les temps de chargements sont vraiment longs et plutôt moches vu que c’est uniquement un fond noir avec un petit logo en bas à gauche. Sans compter les temps de chargements pendant le match où les développeurs n’ont pas pris la peine d’insérer une petite animation pour mieux faire passer le temps perdu. Niveau latence RAS.

On voit bien ici la différence de travail entre un très grand joueur et un bon joueur

On voit bien ici la différence de travail entre un très grand joueur et un bon joueur

-    Graphismes : Personnellement je m’attendais à mieux. Lors des vidéos d’entrainement c’est vraiment beau ! J’étais donc enthousiaste à l’idée de découvrir tout ça. Mais dès que les entrainements sont finis, on commence déjà à redescendre sur terre. Je m’explique, dès le début du jeu on vous propose de choisir votre équipe et votre joueur favori. Une fois chose faite, on vous décore votre menu principal aux couleurs du club et avec un gros plan sur le joueur choisi. J’avais choisi Eden Hazard. Heureusement que je savais que c’était lui car j’ai pris peur en voyant le gros plan. J’ai ensuite changé pour Kompany, c’était un peu mieux mais pas encore folichon. Soit, les matchs seront sûrement plus jolis. Et là c’est le drame … Ce n’est pas moche mais ça n’a rien de joli non plus, les supporters sont une bouillie de pixels, les pliures sur les maillots sont les mêmes pour tout le monde, et l’animation des joueurs laisse à désirer. Sauf pour les très gros joueurs (Ribery, Ronaldo et la plupart des joueurs du Bayern de Munich). Je voudrais également porter attention sur les célébrations de buts. Cet espèce d’effet de vitesse quand le joueur va laisser éclater sa joie. Pour ma part, ça me donne la nausée. Par contre, on notera une fois de plus de très bonnes idées pas forcément bien réalisées. Lors de ces mêmes célébrations, quelquefois, l’on peut voir le gardien célébrer le goal à sa façon ; ça, ça le fait. De plus, lors du dégagement au pied des gardiens aux six mètres, ceux–ci nous gratifient d’une très jolie animation. Mais ce ne sont pas ces détails qui vont permettre de tenir la baraque.

-    Modes en Ligne : Inexistants ? Non je plaisante, pour les avoir, il faudra faire une mise à jour du jeu. Attention tout de même pour les possesseurs de 360 Arcade, il vous faudra un disque dur pour en profiter. C’est dommage car les modes en ligne sont pour moi le gros plus du jeu de Konami.
En résumé, la partie technique de PES, malgré la promesse du FOX ENGINE qui selon moi n’apporte pas ce qu’on attendait de lui (sauf comme cité précédemment chez certains « gros » joueurs), est à mon avis un point à améliorer si le jeu Konami veut rattraper son rival de chez Electronic Arts

Rentrons aux vestiaires.

Les 3 coups de sifflets finaux viennent de retentir et on ne peut pas dire qu’on sort d’un grand match. En effet, malgré ses très bonnes idées, PES ne parvient pas à s’imposer dans le genre. Des joueurs encore trop robotiques, des graphismes moyens, un mode en ligne capricieux et des licences manquantes font de ce titre un élément plus que moyen. On retiendra les contacts d’épaules, les matchs de CL et EL plus vrais que nature et les bonnes idées à foison mais non exploitées. Un point c’est tout !


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PES 2014 – La frappe passe à coté Franqui

Conclusion : PES ne parvient pas à se hisser en tête avec la version 2014, trop d’imperfections et d’idées pas abouties donnent au titre un air de trop court. Mais laissons-lui ses qualités : EL, CL, contacts, tutoriels d’entrainements. De bons éléments et de très mauvais font que PES s’en sort avec une note juste au-dessus de la moyenne pour saluer l’effort fait mais non abouti par Konami.

2.75

Décevant



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