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Dandysmes 1808-2008 au musée Christian Dior de Granville

Publié le 07 mai 2008 par Eparsa



La maison d’enfance de Christian Dior est située dans un remarquable jardin de falaise dominant la mer, face aux îles Anglo-Normandes. Aménagé entre 1906 et 1930 par Madeleine Dior et son fils Christian, il est un rare exemple de jardin d’artistes. La villa Les Rhumbs, véritable lieu de mémoire, restaurée dans son style des années 20, aujourd’hui transformée en musée de mode, est l’unique « musée de France » consacré à un couturier. Depuis 1997, chaque été, se tient une exposition temporaire en liaison avec des thématiques liées à la mode de Monsieur Dior et de sa maison de couture.

A l’occasion du bicentenaire de la naissance de Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889), qui donna dès 1845 sa première définition au dandysme dans son ouvrage « Du dandysme et de Georges Brummel », le musée Christian Dior propose l’exposition "Dandysmes 1808-2008, de Barbey d’Aurevilly à Christian Dior», du 1er mai au 21 septembre 2008. Le parti pris de cette exposition liant littérature, art et mode, est de montrer une interprétation originale de l’apport de l’attitude «dandy»- courant de mode et de société venant de l'Angleterre de la fin du XVIIIe siècle- associant un raffinement vestimentaire à un esprit décalé et impertinent dans l’univers de la mode.

L’exposition se décline sur trois niveaux.
Au rez-de-chaussée sera présentée une rétrospective historique du dandysme, à travers portraits et documents confrontés à la mise en scène d’accessoires (cravates, éventails, cannes, chapeaux hauts de forme, souliers) et de vêtements symboliques (gilets, redingotes, et costumes) des codes de cette élégance masculine ainsi que d’autres tenues ayant appartenues aux icônes dandys de Barbey d’Aurevilly à David Bowie en passant par Honoré de Balzac, Charles Baudelaire, Sacha Guitry ou encore Jean Cocteau et Alexis de Redé. Un parallèle entre les attitudes altières et étudiées des dandys et les poses prises par les mannequins de Christian Dior, fera le lien à travers les photographes de mode et surtout Cecil Beaton. Les grands bals costumés fréquentés par Christian Dior et ses amis dandys seront illustrés par une large iconographie et des robes de bal et de déguisement, au premier étage.

L’évolution de l’esprit dandy à la fin du XXe siècle est marquée par la valorisation d’un « dandysme androgyne ». Il est revisité par la maison Dior : la mode masculine (de Dior Monsieur à Dior Homme) y est parfois détournée dans des modèles féminins exposés autour de la veste Bar. John Galliano réinterprète l'élégance masculine des grandes cours royales de la Renaissance au XVIIIe siècle. Cette nouvelle lecture du costume masculin donne aux femmes une silhouette dandy. Ces modèles spectaculaires seront rassemblés au dernier étage afin de mettre en valeur l’échange masculin/féminin à travers les siècles et plus particulièrement des deux côtés de la Manche.

L’élégance dandy s’exprime aussi à travers les soins apportés au corps et en particulier les parfums. Pour la première fois, une histoire des fragrances retrace 200 ans de l’hygiène masculine : de l'eau de Cologne portée par Napoléon 1er à Vol de Nuit de Guerlain réalisée en hommage à Saint-Exupéry, de Blenheim Bouquet de Penhaligon's choisie par Winston Churchill, à L'Eau Sauvage de Christian Dior qui marque en 1968 une véritable révolution olfactive.

www.musee-dior-granville.com du 1er mai au 21 septembre 2008

 

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