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Douala qui attend Paul Biya :: Cameroun :: Cameroon

Publié le 14 novembre 2013 par 237online @237online

Le dispositif sécuritaire mis en place depuis des mois est visible depuis quelques jours. A l’aéroport international de Douala, « Il y a des militaires sur les toitures » s’exclame une dame dans un taxi. Bonanjo, le quartier administratif de la ville est sous haute surveillance. Une réunion interministérielle s’est d’ailleurs tenue hier dans les locaux du gouverneur de la région du littoral.

Consigne a été donnée aux bidasses de « veiller à la réussite de la visite du chef de l’Etat ». Non loin des services du gouverneur, se dresse la résidence officielle du chef de l’Etat. Les lampadaires se sont allumées, depuis quelques jours, une garde prétorienne, armes aux poings veille au grain.
Les choses se sont précisées après l’annonce officielle par le cabinet civil de la présidence de la visite de Paul Biya à Douala. Ce sera les 14 et 15 Novembre. Du coup les choses se sont accélérées. Bonanjo se pare des autres attributs, dans une ambiance de campagne. On dirait que les massages de la double élection du 30 Septembre ont été mis en veilleuse. On peut lire ici « 2eme pont sur le Wouri, les grandes réalisations » Ou bien « Monsieur le président, les populations du wouri vous disent Merci » Le programme prévoit la pose de la première pierre sur le pont du wouri et l’inauguration de la centrale à gaz de Ngobpassi.
A Deido, rive droite du pont sur le wouri, on est dans l’expectative, « Nous attendons ce qu’il nous dira demain. Nous voulons du travail, nous espérons que les travaux de la construction du pont sur le wouri viendront alléger le problème de chômage à Douala et Deido qui abrite le pont en particulier » Un message que lance le jeune Ebongue, militant du Rdpc en attente de récompense. A Ndogpassi, on est plutôt laconique « On nous a construit un godron provisoire » qui ne dessert pas tout le quartier. Et puis surtout « Nous attendons les indemnités de notre déguerpissement du site de la centrale à gaz » Kamdem le taximan est un habitant du quartier.
En attendant l’arrivée de Biya, Douala retient son souffle, la ville est sous haute surveillance. Une psychose inhabituelle plane dans les rues qui se vident au fur et à mesure que tombe la nuit.


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