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Un déplacement impossible, entre anarchie et qualification

Publié le 26 novembre 2013 par Passionacmilan

Kakà l'ame de MilanC’est dans une situation d’anarchie totale que l’AC Milan affronte Celtic ce soir en Champions League. La qualification en huitièmes de finale est en jeu. Une victoire pourrait qualifier directement Milan (si l’Ajax ne bat pas Barcelone), un match nul permettrait de rester maitre de son destin alors qu’une défaite mettrait l’équipe d’Allegri dans une situation très compliquée. Le problème est que l’AC Milan vit un moment tellement critique de son histoire qu’il est difficile d’espérer quoi que ce soit de positif cette saison. Cela s’annonce compliqué à Glasgow…

L’équipe de Celtic n’est certes pas une grande équipe mais à domicile, les Écossais se transforment et offrent des prestations courageuses et combattives. Le Celtic Park est un des stades les plus difficiles d’Europe. L’ambiance y est infernale et il est toujours très difficile de s’y imposer. Barcelone en a fait les frais la saison passée (battu 1-0) et Milan a toujours eu du mal à Glasgow, même durant ses années glorieuses : il suffit de se rappeler du 0-0 souffert en 1/8 de finale de 2007, l’année de la 7° Champions League des Rossoneri. Ils avaient même eu plus difficile de se défaire de Celtic que du Bayern Munich en 1/4 et de Manchester United en 1/2 (et le fameux match parfait, inoubliable).

Aujourd’hui, c’est d’autant plus compliqué lorsqu’on connait la situation de l’AC Milan, embourbé dans ses problèmes internes. D’un côté, on a Barbara Berlusconi, de l’autre Adriano Galliani. Ils ne peuvent plus se voir. Le putsch de Barbara Berlusconi a fait exploser le club tout entier, maintenant plongé dans une situation insoutenable. Berlusconi père n’a pas le temps de s’occuper de Milan mais aimerait une armistice. Galliani, lui qui s’occupait de tout dans le club se sent rejeté. Il sait ce qui va arriver, il ne se sent plus à sa place (le déménagement à Casa Milan renforce ce sentiment) et voudrait quitter Milan immédiatement pour raccourcir l’agonie. Pour lui la page est déjà tournée mais Berlusconi refuse son départ. Ce n’est pas le moment, la situation de Milan est déjà assez compliquée actuellement. Découragé et vidé de ses pouvoirs, Galliani est présent mais juste en apparence. Il attend le feu vert de Berlusconi pour quitter officiellement. Cela peut être dans quelques jours, quelques semaines ou au plus tard au mois d’avril.

Silvio Berlusconi préfère temporiser un peu, probablement pour laisser sa fille Barbara mieux comprendre la situation et s’organiser. Notamment sur la question entraineur, contesté plus que jamais. Mais entre Galliani qui a déjà la tête ailleurs et Lady B qui pense à restructurer l’organigramme et à planifier la prochaine saison, il y a un sérieux vide de pouvoir. Cette anarchie joue (légèrement) en faveur d’Allegri, confirmé continuellement faute d’alternatives mais aussi de clarté au sein même du club. Néanmoins, sa position est de plus en plus précaire, il est constamment sur un siège éjectable. Il n’a plus aucun crédit ni aucune légitimité, que ce soit vis-à-vis des dirigeants, de l’équipe ou des tifosi (mais quel crédit aurait un entraineur intérimaire pour 6 mois??? Et qui accepterait cette situation?). Il reste par défaut. Qui va décider de s’en séparer et trouver un remplaçant?

Les joueurs sont livrés à eux mêmes, spectateurs de cette guerre intestine. L’entraineur en fin de contrat qui sait qu’il vit sa dernière saison voire ses derniers jours à Milan (et lui comme tout le monde le sais depuis juin) n’a pas la position de force qui permet de se faire respecter. Les dirigeants sont trop occupés par leurs problèmes que pour faire respecter la discipline dans le vestiaire. Résultat : c’est le chaos en interne. Les Rossoneri ressentent tous ces problèmes et tendent à en profiter. Il y a de la tension dans le vestiaire, pourri par de nombreux joueurs qui ne vivent pas une vie d’athlètes et ne se sentent pas concernés par la situation. Ce problème nait également de l’absence de sénateurs, de leaders qui permettent de guider et remettre les autres joueurs sur le droit chemin. Les mauvais résultats, c’est la pointe de l’iceberg, c’est la conséquence de la situation globale du club et les tifosi qui n’en peuvent plus ont explosé samedi soir à San Siro lors du match contre Genoa. Kakà et Abbiati ont eu l’honnêteté d’avouer aux tifosi que de nombreux joueurs mènent une vie peu professionnelle. C’est l’anarchie totale et la société n’intervient pas…

C’est dans cette situation que Milan fait face à Celtic ce soir. Allegri espère tout de même reprendre la situation en main, pour ensuite récupérer El Shaarawy, Pazzini et De Sciglio en attendant Honda et Rami, mais pour cela il a besoin de résultats. Si en championnat le classement pleure, en Champions League, la situation de Milan est pour le moment positive. Allegri et son équipe ont le devoir d’essayer de redresser la barre même si dans ces conditions le déplacement à Glasgow semble impossible. La qualification en huitièmes de finale de Champions League est un objectif de la saison et comme en championnat, l’objectif s’est déjà envolé, les Rossoneri doivent avancer en Europe en attendant la Coupe d’Italie en janvier. Kakà et Abbiati ont promis aux tifosi une réaction.

Allegri tentera de secouer son équipe et d’aligner l’équipe la moins moins pire : difficile de choisir entre joueurs médiocres et ceux qui s’en foutent (Matri ou Balotelli, juste un exemple). Privé de Mexès et Muntari (ainsi que De Sciglio et El Shaarawy qui tardent à revenir), il y a peu de doutes sur la formation qui affrontera Celtic. On retrouvera un arbre de Noël (4-3-2-1) même si les boules brillent vachement moins que celles d’Ancelotti à l’époque. La défense centrale fait peur. A gauche, il faut choisir celui qui fera le moins de désastres. Au centre il n’y a pas de choix à effectuer. En attaque, pour accompagner l’irréprochable Kakà, il faut choisir entre glandeurs (Balotelli, Robinho) ou médiocres (Matri, Birsa) sans parler du glandeur-médiocre (Niang) vu qu’il n’est pas dans la liste CL. Concrètement, il y aura Abbiati, défendu par Abate, Zapata, Bonera et Emanuelson. Au milieu, on retrouvera Montolivo, accompagné de De Jong et Poli. Devant, Kakà et Birsa seront en soutien de Balotelli.

Peu importe les joueurs choisis, on veut surtout voir la manière dont il entreront sur le terrain. En ce moment, Milan a cruellement besoin de joueurs motivés, de grinta, de respect des valeurs et de joueurs prêt à honorer le maillot qu’ils portent (si seulement ils peuvent le comprendre…), où il est écrit « Club le plus titré du Monde ». Une victoire serait importante, une défaite dramatique alors qu’un match nul ne changerait rien à la situation actuelle. La situation est critique, Milan est blessé, nous les tifosi on souffre mais il faut se battre et garder espoir, même s’il n’y en a plus beaucoup et qu’il tend à diminuer parce qu’en plus de nos beaux souvenirs, c’est tout ce qu’il nous reste…

FORZA MILAN


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