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The immigrant, fim de James Gray

Publié le 29 novembre 2013 par Mpbernet

29 novembre 2013

Une histoire poignante de misère sociale et de rédemption par le pardon …

MarionCotillard

Un mélo assumé, réaliste et violent, servi par d’excellents acteurs : inquiétant Joaquin Phoenix, sublime Marion Cotillard (un vrai grand rôle), sensible Jeremy Renner, le cousin malchanceux, dans des décors particulièrement réalistes, une photographie en clair-obscur sépia qui rappelle Seven. Nous avons retrouvé l'atmosphère du centre d'immigration d'Ellis Island et les appartements d'Esther Street ...

Phoenix

Le scénario ne nous épargne rien : c’est la violence à l’état pur, entre les plus démunis, la lie de la société. Ewa est une rescapée de la guerre civile en Pologne. Elle arrive en Amérique avec Magda sa sœur, hélas refoulée parce que poitrinaire. Elle a subi sur le bâteau un viol collectif... De ce fait, elle en est rendue responsable, stygmatisée. Normal, non ?

En attendant, Magda est mise en quarantaine à l’hôpital, et Ewa doit trouver de quoi payer les soins, en attendant éventuellement de réunir assez d’argent pour graisser la patte à un gardien susceptible de la faire sortir clandestinement.

Bruno, lui, est un proxénète, violent. Il remarque la beauté roide et secrète d'Ewa, en fait sa proie, la manipule, l’utilise. Mais le prédateur pathétique tombe follement amoureux. Ewa doit en passer par la prostitution pour survivre.

Qu’y a-t-il d’autre pour une jeune femme qui n’a rien que son corps ? Problématique bien connue de tous les immigrants qui pensent trouver la terre promise et ne découvrent que l’enfer à la place de l'eldorado fantasmé. Hier comme aujourd’hui. Un débat intéressant en ces temps de débat sur la prostitution.

QUELLEESTBELLE

James Gray, le réalisateur, est un homme inspiré.

Cette histoire est celle de ses grands-parents et Ewa atteint son objectif : elle réussit à exfiltrer Magda, quoi qu’il lui en coûte.

Et plus elle se perd, mieux elle se sauve, car la fin justifie le moyen. On oublie vite le côté misérabiliste pour ne retenir que le message d’espoir et de tolérance.

Ce qui compte est ce qu’on est, pas ce qu’on a fait.


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