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Katana, du Japon derrière la lame

Publié le 09 mai 2008 par Thomas Bertrand

Il est beau mon Katana ?

Découvrir les Arts du Japon, c'est plonger dans le Japon et sa culture. Chaque page du dernier gros livre que j'ai acheté, Collecting Japanese Antiques, le rappelle ou le font découvrir. Encore mieux qu'un livre, les antiquaires eux-mêmes. L'antiquaire typique de Kyoto semble avoir 60 ans, il est installé à l'arrière de sa boutique de trésors, fume beaucoup dans un fauteuil très bas et vous invite à parler avec lui pendant des heures.

Preuve de combat

Un katana comme d'autres antiquités, peut être intéressant par son histoire. Ici un sabre de l'époque Kamakura, qui a bien vécu. Un petit trou dans sa lame, l'impact d'une flèche, témoigne d'un difficile combat. Une légende à lui tout seul. On cherche dans un recueil le nom du forgeron. Il est mort il y a 650 ans mais est très bien noté et son oeuvre a traversé les siècles.

Le trésor

Et il y a les autres, richement décorés. Sans guerre, on pouvait y passer du temps et se faire faire un bijou à porter en ville. Ce n'est plus une arme, c'est une réponse aux comportements, à la posture, au sens de certaines choses.
Oui, les Katana expliquent pourquoi les voitures roulent à gauche au Japon (on en avait déjà parlé sur ce blog, quelqu'un se souvient ?). Ce n'est pas tout. Avec les Katana, vous saurez pourquoi on se met en position assise au sol comme on le fait, dans les arts martiaux ou lors de la cérémonie du thé (pour éviter que son katana se dégaine et tombe au sol, toujours rester droit).

Les lames, les poteries, les fourreaux, les feuilles de thés, les nacres, c'est du pareil au même. Des bouts de l'identité japonaise qui se perdent certainement, mais que l'on peut toujours observer si l'on fait attention. Mais comme me l'a dit cet antiquaire hier, le responsable du mauvais tournant du Japon, c'est le Commodore Perry. Quel amusement d'entendre: «Qu'est-ce qu'on était bien sous Tokugawa !» et «Ah, si la France et Jules Brunet avaient plus fait pour le Japon, on en serait pas là !» (Pour en savoir plus sur Jules Brunet, lire le très intéressant article du blog ofrancemi sur cette histoire méconnue).
Une lame ne sert pas qu'à couper des têtes, mais peut permettre aussi d'avoir une riche discussion.


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