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Si j'étais candidat je me ferais soutenir par Gérard Filoche, encore socialiste!

Publié le 10 décembre 2013 par Micheltabanou

P. Bedouret s’est entouré d’un pilier de la capitulation syndicale comme rédacteur de quelques lignes de son programme et comme président du comité de soutien à sa candidature : l’ex CFDT ! J’ai peur pour ma ville, j’ai peur pour notre personnel communal ! Je cite ci-après un post de Gérard Filoche, inspecteur du travail et membre du Bureau National du Parti Socialiste :

« cfdt en danger, unité ! je suis un ferme partisan de l'unité syndicale... c'est pour cela que 100 000 de vos adhérents ont quitté la CFDT après mai 2003 : quand François Chérèque a signé, dans le dos des syndicats, dans le dos des salariés en lutte, la nuit dans le bureau de Raffarin. En signant il a cassé la lutte et nos retraites à 37 annuités et à 60 ans... aujourd'hui en 2012, la moyenne réelle cotisée par les salariés est encore de 35 annuités, et du coup, à cause des décotes, le niveau des retraites baisse... Après, la signature de François Chérèque la CFDT a perdu de 6 à 8 % des voix aux élections professionnelles, les salariés l'ont durablement sanctionné : la CFDT est à 19 % des voix, la CGT à 32 %... Vos actuels adhérents ont encore peur du "coup de mai 2003", de grâce ne le recommencez pas, pour vous et pour nous tous, unité, ne signez pas ce pseudo accord que le Medef veut encore vous et nous imposer...CFDT, svp, pliez vous à la démocratie, pour qu'un accord soit valable il faut 50 % des voix parmi les salariés, vous ne les avez pas, ne signez pas de façon désespérée et minoritaire ! »

Edifiant ! Cela traduit absolument la position du candidat socialiste à la mairie de Fontenay qui opère une dérive de centre droit où l’ensemble des fondamentaux sociaux s'en trouve balayé.

Le parcours de François Chérèque est exemplaire. Remercié par ces années employées à diviser, à dé-construire le mouvement social il a rejoint l'IGAS alors qu’il répétait à l’envi qu’on ne le verrait jamais assumer une fonction politique ! Il est aujourd’hui, après sa nomination par J.-M. Ayrault, inspecteur général des affaires sociales et évaluera la pertinence des aides dévolues aux 4,7 millions de français qui vivent avec moins de 803 euros par mois !

Je suis tenté de reprendre l’appréciation de J.-Cl Mailly ( FO ) qui déclarait que cette nomination « …ne donne pas une image d’indépendance syndicale ». Rattaché à ce corps administratif prestigieux le Président du comité de soutien de P. Bedouret perçoit 7257,55 euros net par mois ( alors que la CFDT lui en accordait quelques 4000 mensuels sur 13 mois ) et préside Terra-Nova, sans reversement de salaire. Terra Nova qui conseillait au PS d’abandonner les classes populaires.

Pour finir ce que je serais tenté de dire à Monsieur Bedouret, décomplexé avec les valeurs syndicales et détaché du code du travail, ce fameux corpus élaboré en son temps par un combat âpre du député socialiste Arthur Groussier siégeant aux côtés de Jean Jaurès, Jules Guesde, Marcel Sembat,..  c’est qu’en France, chaque fois que les licenciements ont été facilités, le chômage a augmenté. Partout où la flexibilité a augmenté, le chômage a progressé y compris dans les pays scandinaves pris à tort comme « modèle » : la mise en place de la prétendue « flexisécurité » a permis de passer d’un taux de chômage de 3 à 7,8 % au Danemark, 7,9 % en Finlande, 8,1 % en Suède soit une augmentation moyenne de 3 à 8 % (+ 266 %). La flexibilité c’est l’ennemi de l’emploi. C’est quand les salariés sont bien formés, bien traites, bien payés qu’ils sont le plus « compétitifs », pas quand ils sont flexibles !


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