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Lier son compte Google+ à ses articles

Publié le 21 décembre 2013 par Npcheynel @journalismes


Incruster la balise authorship en deux étapes. (Capture d'écran de l'interface d'aide Google, https://support.google.com/, 15/11/2013) Incruster la balise authorship en deux étapes. (Capture d'écran de l'interface d'aide Google, https://support.google.com/, 15/11/2013) Lancée en juin 2011, la balise "rel=author" ou authorship prend de l'importance. En somme, elle permet d'associer un contenu personnel (article principalement), visible dans n'importe quelle partie du web, au profil Google + de son rédacteur. D'après le moteur de recherche, il s'agit du "moyen le plus simple et le plus fiable de vous assurer que vos informations personnelles, en tant qu'auteur, s'affichent dans les résultats de recherche Google". La marche à suivre est plutôt simple et expliquée par le site.
 

Une fonction qui plaît, malgré quelques imperfections

Matt Cutts, à l'origine de la balise, l'utilise lui-même pour ses articles. (Source : Recherche Google Actualités sur
Matt Cutts, à l'origine de la balise, l'utilise lui-même pour ses articles. (Source : Recherche Google Actualités sur "Matt Cutts Authorship", https://news.google.fr/, 12/11/2013) D'après une étude menée aux Etats-Unis par la société SearchMetrics en juin 2011, 17% des pages de résultats de l'application web affichaient la photographie de l'auteur d'un contenu. Ainsi, lorsqu'un article est "balisé", le moteur de recherche le présente, accompagné du profil Google + de la personne.
Objectif affiché de cette fonction ? Permettre au rédacteur de gagner en visibilité.
Le blogueur à la tête de la Webspam Team du site, Matt Cuts, s'est lui-même exprimé lors de la conférence PubCon du 23 octobre 2013 : Google va réduire de 15% le nombre de liens vers des pages marquées par l'authorship, en enlevant les pages d'accueil et articles non pertinents. Dans le but d'augmenter le nombre de résultats de meilleure qualité sur ses pages de recherche.
 
L'automatisme de cette fonctionnalité gênait Google dans la lisibilité de ses recherches et la mise en avant de contenu, sans regard sur leur qualité. La visibilité devient alors un privilège que le moteur de recherche se laisse le droit d'octroyer.

Un outil important pour le journaliste

La fonctionnalité est encore récente en France et nécessite de l'attention. La prédominance de Google sur la recherche internet se met alors au service de son réseau social, encore trop largement boudé, et incite les professionnels, et surtout les journalistes à l'utiliser. Car, quel contenu de qualité à privilégier si ce n'est celui que constituent les nombreux articles de presse mis en ligne ?

Les experts questionnent les intentions de Google

Pour le consultant en marketing digital Chris Abraham, cette manœuvre rappelle la zone d'enregistrement dans les aéroports, avec ceux qui ont réussi à passer la ligne blanche (article).
 
Lui, est "clear", il a été vérifié, checké plusieurs fois et a été author-isé. Surtout qu'il jouit d'une excellente réputation en ligne, avec un score de 78 sur Klout (site web mesurant l'influence d'une personne en observant son activité sur les médias sociaux). D'après Chris Abraham, ce serait peut-être finalement le but de Goggle. "Maybe they're maintaining a "Glout" [ndlr : Google + Klout] score on me, Chris Abraham, even if they're not tapping a reputation service" (peut-être qu'ils ont un score "Glout" [ndlr : Google + Klout] sur moi, Chris Abraham, même s'ils n'ont pas de fonction de réputation).

Google, dans les traces de Klout ?

Et pourquoi pas ? Si le moteur de recherche associe un contenu, peu importe le site sur lequel il se trouve, à un profil Google +, chacun y trouve son compte : l'auteur et le réseau social du site ont alors une visibilité supplémentaire. Avec ce lien établi entre les deux, il apporte de la crédibilité à son rédacteur, une place plus importante dans ses pages de résultats et donc une influence plus grande sur le web.
Klout n'enregistre que des quantités : le nombre de posts sur Facebook, de liens sur LinkedIn, de retweets sur Twitter, de photographies sur Instagram etc. Google + va dorénavant prendre en compte tous les articles personnels d'une même personne sur le web. Celui qu'il publie. Mais en reprenant ce contenu sur son profil, on peut imaginer que tout ce qui y a trait puisse être rapporté également : le nombre de likes, de commentaires, soit finalement l'influence de ce papier sur le web.
 
Avec la balise authorship, le journaliste voit apparaître sur son profil Google+ tous les articles qu'il a écrit, quelque part, un jour, sur internet. Pour l'instant, seuls le nombre de "+1" et de partages sur le réseau social du moteur de recherche y sont accolés. S'il rajoute à ceux-ci le nombre de vues, de likes et de retweets, le site obtiendra un moyen infaillible de mesurer l'impact de l'article sur le web, et donc finalement l'influence de son auteur.

Lier son Google+ à ses articles : bon moyen de mesurer son influence ?


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