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ALZHEIMER: Mais où commence donc la maladie? – Nature Neuroscience

Publié le 23 décembre 2013 par Santelog @santelog

ALZHEIMER: Mais où commence donc la maladie?   – Nature NeuroscienceLe site de la pathogenèse ou site source de la maladie d’Alzheimer, cette donnée stratégique pour la détection et le traitement de la maladie, nous est apportée ici par cette étude de la Columbia University, via l’IRM fonctionnelle. Des confirmations également sur son mode de propagation, apportent des informations fondamentales à la compréhension de la maladie. Les conclusions, présentées dans la revue Nature Neuroscience, vont, en particulier, faciliter sa détection précoce et le suivi, chez les patients, de la réponse aux traitements.

Les chercheurs ont utilisé une variante à haute résolution de l’IRMf pour cartographier les défauts métaboliques dans le cerveau de 96 adultes, atteints de démence, participant à l’étude Whicap (Washington Heights-Inwood Columbia Aging Project). Ces patients ont été suivis pendant 3,5 ans, et 12 d’entre eux ont présenté une progression de la maladie.

La maladie commence dans le cortex entorhinal : Les chercheurs montrent, sur des modèles murins de la maladie et chez des patients vivants atteints d’Alzheimer, que la maladie d’Alzheimer débute dans le cortex entorhinal (Voir visuel ci-contre, en jaune) confirmant ainsi, par imagerie, ce que de précédentes études avaient pu déjà suggérer. Le Dr Scott A. Small, professeur de neurologie, de radiologie, et directeur du Centre de recherche sur la maladie d’Alzheimer de l’University Columbia, rappelle que le cortex entorhinal latéral joue un rôle clé dans la consolidation de la mémoire à long terme, entre autres fonctions, que c’est une «  passerelle  » vers l’hippocampe et que s’il est affecté alors d’autres fonctions de l’hippocampe peuvent être touchées.

Du cortex entorhinal à d’autres zones du cortex, via les neurones : L’étude montre également que la maladie se propage à partir du cortex entorhinal vers d’autres zones du cortex cérébral (en rouge), en particulier le cortex pariétal, une région du cerveau impliquée dans l’orientation spatiale et la navigation, confirmant un processus de propagation de neurone en neurone.

Tau et amyloïde, le couple infernal : 3ème confirmation cette dysfonction dans le cortex entorhinal  s’initie sous l’action combinée de la protéine tau et de la protéine précurseur amyloïde. L’accumulation de Tau favorisant l’accumulation de la précurseur de l’amyloïde. Ensemble, ces deux protéines endommagent les neurones de la zone, préparant le terrain pour la propagation de la maladie.

Sur des souris, les chercheurs montrent en effet que le dysfonctionnement du cortex n’intervient qu’avec l’interaction des 2 protéines.

La première application est la capacité à l’IRMf de détecter ces changements aux premiers stades préclinique de la maladie, la seconde sera de pouvoir déterminer les stades auxquels les médicaments s’avèrent les plus efficaces.

Source: Nature Neuroscience 22 December 2013 doi:10.1038/nn.3606 Molecular drivers and cortical spread of lateral entorhinal cortex dysfunction in preclinical Alzheimer’s disease (Vignette TAUB Institute)

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