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Encore l’ école

Publié le 03 janvier 2014 par Goure

Ecole autrefois

 Restons avec l'école :

L'école d'Ampus pendant la guerre, article  écrit ( oct 2006) par Mme Chieusse , institutrice.

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Pour vous détendre un peu , je vous propose un texte original qui fut donné  en dictée...
Aujourd'hui , hélas , on ne fait plus guère de dictées à l'école. Dommage   !

  Monsieur Lamère a épousé Mademoiselle Lepère. De ce mariage, est né un fils aux yeux pers*. (*pers = entre vert et bleu).  Monsieur est le père, Madame est la mère.Les deux font la paire. Le père, quoique père, est resté Lamère, mais la mère, avant d'être Lamère était Lepère. Le père est donc le père sans être Lepère, puisqu'il est Lamère et la mère est Lamère, bien que née Lepère. Aucun des deux n'est maire.

 N'étant ni le maire ni la mère, le père ne commet donc pas d'impair en signant Lamère.  Le fils aux yeux pers de Lepère deviendra maire. Il sera le maire Lamère, aux yeux pers, fils de Monsieur Lamère, son père, et de Mademoiselle Lepère, sa mère. La mère du maire meurt et Lamère, père du maire, la perd. Aux obsèques, le père de la mère du maire, le grand-père Lepère, vient du bord de mer et marche de pair avec le maire  Lamère, son petit-fils. Les amis du maire, venus pour la mère, cherchent les Lamère, ne trouvent que le maire et Lepère, père de la mère du maire, venu de la mer, et chacun s'y perd !"Eh ! Vous êtes toujours là ?
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Ecole d'Ampus - quartier de l'Eglisonne  ♠ Souvenirs d'école, récit ( août 2006) par Fabien Michel de Mourjaï, grand-père de Fabien.
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Un beau texte : Le maître de Jacques Attali, ci-dessous:

"J'ai suivi ma scolarité primaire dans une école d'Alger, rue Volta.Il y avait là un maître extraordinaire:M. Baldenweigh. Un homme d'exception.
Je me souviens particulièrement  de ce jour où, en classe de 7° (CM2), un élève un peu attardé, moqué par certains ,et qui n'avait pas ouvert la bouche depuis la rentrée, a soudain levé la main.
Nous étions en pleine leçon de mathématiques et le maître a donné la parole à cet élève, qui voulait comprendre pourquoi dans le mot "second", le "c" se prononçait "g".
Un silence général s'était installé sur nous , rendant le  moment très solennel. Très calmement , le maître a interrompu son cours de mathématiques, il a répondu que cette question était non seulement sensée mais qu'elle était même très pertinente.
Il a su ainsi, sans élever la voix, sans discours inutile, nous apprendre le respect qu'on devait avoir de la parole de chacun.Je ne l'ai eu qu'une année comme enseignant, mais son souvenir et son enseignement m'ont marqué.M'ont suivi toute ma vie.
Il y a beaucoup d'enseignants de ce niveau en France, qui influent sur ce que sera le pays dans cinquante ans.
Des gens qui ont cette finesse d'approche et qui , avec un savoir-faire certain, construisent l'avenir en formant les enfants."
Jacques Attali Le Monde - 10 novembre 2010

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Vous , lecteurs du Toupin,   vous pourriez évoquer aussi  l'un(e) de vos maîtres ou maîtresses d'école. Ce serait un hommage bien mérité.
Je me souviens de  la maîtresse qui m'a appris à lire en 1941. Elle venait du Pradet près de Toulon. Je me souviens encore de son nom :Melle Bouffié . Pour en savoir plus sur elle , cliquez.
Avec M.Mme Faure , revoyez  les écoliers d'Ampus qui ont obtenu le Mistral d'or, récompense théâtrale
J’ai une pensée de gratitude pour Mme Vallas , institutrice en maternelle à Saint-Etienne , qui me fit connaître la pédagogie Freinet (dans les années 60).

Célestin Freinet à Saint-Paul de Vence

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