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Du mercredi 15 au jeudi 23 janvier, à l’Institut Lumière : Bob le flambeur de Jean-Pierre Melville

Publié le 14 janvier 2014 par Journal Cinéphile Lyonnais @journalcinephil

Me 15/01 à 19h – Ve 17/01 à 17h – Di 19/01 à 14h30 – Me 22/01 à 19h – Je 23/01 à 21h

En parallèle de la rétrospective Michael Curtiz, l’Institut Lumière nous propose de (re)découvrir des films de Jean-Pierre Melville, dont Bob Le Flambeur.

Du mercredi 15 au jeudi 23 janvier, à l’Institut Lumière : Bob le flambeur de Jean-Pierre Melville
 Toutes les informations sur http://www.institut-lumiere.org

Bob le Flambeur

Bob le flambeur
De Jean-Pierre Melville 
Fr, 1955, 1h40, N&B
Avec Roger Duchesne, Daniel Cauchy, Isabelle Corey

Synopsis :
Bob, un truand, s’est retiré du milieu, mais reste un gros joueur. Pourquoi pas un dernier coup, le hold-up du casino de Deauville par exemple ?…

Début du cycle noir avec ce film de gangsters aux accents documentaires, tourné dans Paris avec le chef-opérateur Henri Decae. Avec Roger Duchesne, vedette d’avant-guerre, et authentique truand.

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A propos du film

Le film est tourné en 1955, mais le scénario de Bob le flambeur a été écrit cinq ans plus tôt. Jean-Pierre Melville veut réaliser un film au sujet du hold-up du Casino de Deauville. Mais la sortie en décembre 1950 de Quand la ville dort de John Huston, sur un thème proche, le conduit à renoncer, provisoirement, à ce projet.

Avec Bob le flambeur, Jean-Pierre Melville réalise son premier film policier, genre dans lequel il s’illustrera par la suite avec des oeuvres comme Le Doulos et Le Samouraï. Sorti quelques mois après d’autres films de gangsters à la française, en particulier Touchez pas au grisbi de Jacques Becker, et Du rififi chez les hommes, de Jules Dassin, qui ont obtenu un grand succès public, Bob le flambeur reçoit un accueil mitigé.

Le rôle-titre est interprété par Roger Duchesne. Dans les années trente, cet acteur interprète beaucoup de seconds rôles, mais sa carrière est interrompue après les accusations de collaboration dont il fait l’objet pendant la Seconde Guerre Mondiale. Il fréquente ensuite le Milieu, c’est une des raisons pour lesquelles il est choisi par Jean-Pierre Melville pour Bob le flambeur, un des très rares films qu’il tournera après la Libération.

C’est une nouvelle fois Henri Decaë qui a été choisi comme directeur de la photographie par Jean-Pierre Melville, qui l’avait fait débuter en 1947 pour Le Silence de la mer. Le travail de Decae sur Bob le flambeur est très remarqué. Le chef-opérateur est alors sollicité par la jeune génération de cinéastes. On le retrouve notamment au générique des Quatre cents coups de François Truffaut, du Beau Serge de Claude Chabrol, et d’Ascenseur pour l’échafaud, de Louis Malle.

Le scénario a été coécrit par Auguste Le Breton. Cet écrivain, ancien délinquant, est l’auteur de romans policiers adaptés par le cinéma, comme Razzia sur la chnouf, Du rififi chez les hommes, ou encore Le Clan des Siciliens. Il a également publié des dictionnaires d’argot.

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