House of Lies // Saison 3. Episode 2. Power.
Après un premier épisode en demi-teinte, la série poursuit ses aventures en axant son histoire un peu moins autour de Jeannie et Marty. Disons que ces deux là ont littéralement accaparé le
premier épisode et du coup, je n’avais pas pu l’apprécier à sa juste valeur. Les valeurs sont donc placées dans un nouvel ordre alors que cet épisode gagne des points loin de cette relation. Le
souci malgré tout c’est que la série a toujours les mêmes défauts, celui de ne pas vraiment tenter quoi que ce soit pouvant illustrer un semblant de chemin. Car l’épisode en lui-même était
particulièrement décousu. Je sais bien que le rythme et le style de la série imposent plus ou moins de faire des choses en marge mais disons que je m’attendais vraiment à ce que cela soit
légèrement différent. Notamment du point de vue de Jeannie. Cette dernière va faire quelque chose d’intéressant dans le but de gagner un nouveau client. Tout cela fonctionne d’ailleurs
correctement, grâce notamment à la belle énergie dont fait preuve Kristen Bell mais l’actrice mérite tellement mieux que ce personnage coincé dans des histoires qui lui font plus
ou moins défaut.
C’est une actrice talentueuse mais justement, House of Lies ne cherche pas toujours à en profiter. La série préfère donc la mettre encore une fois face à Marty (la scène finale
de l’épisode) pour ressasser constamment les mêmes choses. Le fait que la série brasse d’un côté le fait que Marty pourrait bien regretter de faire son truc de son côté pendant qu’il est éloigné
de Jeannie alors que cette dernière a besoin de Marty (et on le sent encore et toujours). Mais bon sang, pourquoi House of Lies ne cherche pas à faire évoluer leur relation
plutôt que de nous mettre dans cette salle d’attente interminable. Car justement, c’est ce qui bloque la série pour qu’elle avance. Alors une bonne fois pour toute, qu’elle nous fixe sur le
destin de ces deux zygotos. De son côté, Marty va recentrer le nouveau crush de Roscoe. C’est un beau morceau de viande pourrait-il dire avec qui il va passer du bon temps. Mais encore une fois
ce n’est pas Jeannie (et son petit rêve le prouve à nouveau). Une fois l’épisode terminé je me suis demandé ce que j’avais envie de retenir et finalement il n’y a rien du tout qui me motive.
La
série devait plus ou moins être rebooter (notamment avec l’ajout de nouveaux personnages). Ceux-ci n’apportent finalement pas grand chose à l’histoire si ce n’est de la présence. Mais j’ai bien
aimé ce qui se passe au bureau avec Monica. Cette dernière qui se fait littéralement planter un coupe papier dans la jambe alors qu’elle est en pleine crise de nerf m’a fasciné. Il faut dire que
Dawn Olivieri y a mis du sien pour que cette scène soit assez cocasse. C’est le seul moment intéressant de l’épisode. Surtout qu’il permet aussi à Clyde et Doug de gagner des
points. Ces deux là sont toujours sous exploité alors que la saison précédent avait su prouver qu’ils pouvaient être de vrais atouts comiques dans la série. Maintenant il y a deux solutions qui
s’offrent à la série. La première est de séparer une bonne fois pour toutes les deux (Marty et Jeannie) afin de faire quelque chose de ces deux personnages d’un côté et d’un autre ou bien les
rassembler à nouveau et tenter de construire quelque chose autour de cette rivalité professionnelle mais relation complice dans la vie privée.
Note : 4/10. En bref, je suis encore une fois déçu par House of Lies.
