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Pouvoir d'achat : le poids du libéralisme sous estimé

Publié le 06 mai 2008 par Chezfab

358448897.jpgEn ce jour anniversaire de l'arrivé du populisme à la tête de la France, je reviens sur ce blog pour vous parler d'un sujet dont on parle énormément, mais sans en voir le vrai visage : le pouvoir d'achat.

Toutes les sensibilités politiques médiatiques et tous les syndicats sont sur ce créneau: il n'y a pas assez dans la poche des gens pour vivre. Sauf que cela se transforme en "il n'y a pas assez dans les poches pour acheter" ou autrement dit "pouvoir d'achat".

Mais à quoi cela est il lié ? Personne n'ose se pencher sur le fond du problème. Quel est il pourtant ? Et bien c'est qu'aujourd'hui tout s'achète !

La libéralisation rampante de notre société, commencée sous les socialistes milieu des années 80 et continuée depuis n'a de cesse de rendre monnayable tout et n'importe quoi. L'éducation, la santé, la culture plus rien ne fait exception. Non, on ne parle plus d'accès aux soins, d'accès à l'éducation ou à la culture. On parle de moyens financiers. C'est là le grand pas fait par notre nation : sa vision a basculé dans le libéralisme le plus échevelé.

Alors que l'on pouvait croire que les idéologies allaient disparaître avec le stalinisme, voici qu'un nouveau dogme réapparaît par la droite. Étonnant comme la nature à horreur du vide, surtout la nature humaine. Elle a remplacé la religion par une autre. Passant de dieu, au communisme, puis à l'argent.

Il n'est pas question ici de dire que la paupérisation n'est pas un fait, qu'il n'y a pas de travailleur pauvres etc.. Mais posons nous la questions essentielle : à qui profite la psychose du pouvoir d'achat ? 

La réponse fait froid dans le dos : à ceux qui produisent la crise, au actionnaires et spéculateurs. Regardez ce que préconise aujourd'hui ces bien pensants, et qu'approuvent nos concitoyens : plus de grandes surfaces, des prix encore plus bas par l'assassinat des petits producteurs, une agriculture aux mains des multinationales, un marché du travail de plus en plus esclavagiste (temps de travail à rallonge, etc...). Et oui, la psychose est là pour servir une fois de plus les même oligarques.

Mais alors, comment inverser la tendance ? Seul un mouvement de fond, anticapitaliste et écologiste, sociale et féministe peut faire cela. Il faut reprendre les choses dans le bon sens : la santé doit être gratuite, elle ne se monnaie pas. La prévention doit être la règle. L'éducation ne doit jamais être bradée au profit. La culture est un dû et non un droit. Cette utopie là doit être au coeur de nos réflexions. Car un combat sans fin pour donner un peu plus d'argent n'a pour finalité que d'engraisser la machine à exploiter.

Alors, à quand un sursaut à gauche et dans les syndicats non pour réclamer "une hausse du pouvoir d'achat" mais une "hausse de la qualité de vie" ? 


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