Inside No. 9 // Saison 1. Episode 1. Pilot.
Créée par Steve Pemberton (Psychoville) et Reece Shearsmith (Psychoville) cette série nous raconte donc six histoires
différentes sur six épisodes. Nouvelle comédie de BBC Two, je dois avouer que le concept m’avait beaucoup intrigué et le résultat m’a légèrement déçu. Je m’attendais à quelque
chose de beaucoup plus efficace dirons nous, surtout que le potentiel de ce premier épisode était sans limites (ou presque puisque la limite était la dynamique de lieu). Mettre tout un tas de
personnages dans un même endroit, exiguë et petit permet aussi de serrer les liens, les dialogues et de créer des discordes. Si l’idée m’était très intéressante, le résultat était un peu plat par
moment dirons nous. Fort heureusement que l’effort fait de Inside No. 9 une comédie assez étrange qui donne envie de revenir malgré le fait qu’au premier abord, je n’ai pas
totalement adhéré. L’humour de nos deux créateurs et acteurs est ensuite interprété par un casting étoilé : Katherine Parkinson, Anne Reid, Timothy
West et Anna Chancellor pour le premier épisode de la salve.
Six histoires sans lien se déroulant à chaque fois dans un lieu différent se trouvant toujours au numéro 9. Ces habitations (maison / appartement / manoir) font face à des événements
extraordinaires ou macabres, avec une bonne dose d'humour...
Inside No. 9 insiste alors sur le fait qu’elle a un humour à part et étrange. C’est presque ce qui la rend intéressante finalement au premier abord. Le problème que j’ai eu
avec ce premier épisode est le manque de rythme par moment. Je n’ai pas été totalement emballé par ce que Inside No. 9 tente de mettre en place malgré toutes les belles
trouvailles qu’il y a. Une fois que tout le monde se retrouve dans l’armoire alors que la série commence à prendre plus ou moins pied. On s’amuse un peu plus et tout le monde se confronter avec
dextérité. C’est donc avant tout une série très dialoguée qui cherche à nous plonger dans son univers étrange avec l’efficacité qu’elle tente de mettre en oeuvre de ce point de vue là. En trente
minutes on pourrait presque regretter de ne pas avoir suffisamment de temps pour tout décanter. On aurait pu vouloir comprendre un peu mieux les personnages alors que la première partie de
l’épisode est à mon sens la moins bonne. Non pas que cela soit bâclé mais disons que c’était hésitant et pas suffisamment drôle à mon goût.
Du coup, cette toute nouvelle comédie de BBC Two tente d’adopter un ton original grâce à deux comédiens que je ne connaissais pas du tout. J’avais déjà eu écho de
Psychoville (2009) et de son humour macabre, mais je n’ai malheureusement jamais pu trouver le temps de la regarder (j’ai tellement de choses à voir, c’est dramatique). Mais je
vais rester jusqu’au bout des six épisodes de cette première saison de Inside No. 9 car j’ai été intrigué et j’ai envie de voir si le concept a ses limites ou bien si au
contraire il peut faire des choses encore plus étranges et efficaces par la suite. C’est la grande question que je me pose car le Numéro 9 en lui-même impose de se retrouver au même endroit
durant 30 minutes avec des personnages différents certes mais j’ai peur que l’on tourne en rond. Si les dialogues sont constamment renouvelés alors on pourrait être en face d’une très bonne
comédie. Mais je reste sur mes gardes.
Note : 5/10. En bref, originale et dérangée, cette comédie a du mal à démarrer.
