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Catastrophes naturelles : moins d’État, plus de solidarité

Publié le 21 février 2014 par Copeau @Contrepoints

Par le Parisien libéral.

catastrophe naturelle

Alerte enlèvement ! Le bon sens a de nouveau été pris en otage, au sein du palais Bourbon ! En effet, un député PS, élu à Strasbourg propose de taxer les SMS et les conversations téléphoniques pour financer l’indemnisation des victimes des catastrophes naturelles, c’est dans les Dernières Nouvelles d’Alsace de mercredi. Un peu plus tôt dans la journée, c’était Marylise Lebranchu, la ministre de la fonction publique (mais aussi de  la réforme de l’État et de la décentralisation…), qui se lançait dans une apologie du service public venu en aide aux sinistrés en Bretagne et aux victimes des intempéries.

Le message est donc clair : pour le PS, pas de solidarité face aux dégâts que provoquent les éléments naturels si l’État n’est pas présent.

Ce faisant, le PS oublie deux choses. D’une part, les catastrophes naturelles existent, et toute la mobilisation de l’État n’y changera rien, et, d’autre part, c’est aussi à chacun d’entre nous, à son niveau et avec ses possibilités, de tenter de se prémunir au mieux contre les risques.

Ajoutons un troisième point, évident, celui du ras le bol fiscal, point négligeable sans doute pour des gens comme ce député socialiste qui voit la moitié de son revenu non fiscalisée, grâce à son indemnité représentative de frais de mandat. Et si, par magie, on devait taxer les SMS, rappelons que les députés bénéficient également d’un forfait annuel de communication permettant de prendre en charge les frais relatifs à cinq lignes mobiles (abonnements téléphoniques et abonnements tablette) et aux installations de téléphonie fixe et internet dans leur permanence en circonscription (source Assemblée Nationale).

Mais alors, si on n’invente pas une nouvelle taxe, comment protège-t-on les victimes de catastrophes naturelles ? Il y a plusieurs pistes, à commencer par la prise de conscience. Quand on vit près du lit d’une rivière, il y a des opportunités, mais aussi des risques. Celui de débordement n’est jamais à zéro, que ce soit au bord de la Laïta ou au bord de la Seine. Nos amis Bretons savent bien que les crues à Quimperlé ne datent pas de 2014. Quel travail effectif de protection des biens a été fait depuis 1995 ? Ont-ils voté pour des élus à l’écoute des anciens qui savent, eux, où sont les zones à éviter et les terrains sûrs ? Ont-il écouté la nature et adapté les POS ou leur propre habitat en conséquence ?

La seconde piste est celle de la self preparedness. Les preppers sont souvent moqués dans les médias (voir par exemple cet article du Monde Diplomatique ou celui de La Vie) mais, au-delà des lubies type préparation à la fin du monde, n’est-il pas important que chacun sache quoi faire en cas non pas d’invasion d’extraterrestres, mais d’inondations et autres catastrophes naturelles ? Les survivalistes, comme ils se surnomment, qu’il s’agisse de Volwest ou Piero San Giorgo, ont ceci d’intéressants qu’ils savent que c’est avant que la catastrophe ne survienne qu’il convient d’acheter des bottes en caoutchouc, des bougies et des sessions de formation au secourisme. Puisque les catastrophes sont inévitables, pourquoi ne pas, en effet, s’y préparer, sachant que les secours ne pourront pas immédiatement atteindre tout le monde ?

Bref, on le voit, il y a d’autres pistes que de taxer encore plus le téléphone qui, outre la TVA, supporte déjà la contribution environnementale et la taxe sur la copie privée.


Sur le web.

Lire aussi : Le survivalisme de grand-père


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