Rake // Saison 1. Episode 4. Cannibal.
Cette semaine, Keegan Deane défend une affaire assez différente de celles que l’on a l’habitude de voir. En effet, il doit défendre un cannibale incarné par Dennis O’Hare. Un
acteur que j’apprécie toujours temps qu’il est drôle de voir derrière la barre quand habituellement il est sur le siège de juge dans The Good Wife. Peu importe, l’épisode se fait
presque l’avocat du Diable, prenant la défense d’un cannibale auquel un homme s’est offert à manger. Avant le retour dans quelques jours d’Hannibal, cet épisode tombe presque à
pic. Je préfère largement quand une série judiciaire cherche à réellement nous raconter quelque chose de passionnant dans un tribunal. Je pense que la pire des choses pour une série judiciaire,
c’est de ne pas savoir parler de juridique. Et les trois premiers épisodes de Rake n’ont pas réussi à en parler, ou en tout cas pas suffisamment bien. Les scènes dans le tribunal
n’étaient jamais passionnantes. Du coup, le fait que cet épisode nous prouve l’occasion de voir le boulot de Keegan sous un nouvel angle m’a beaucoup plu. Et ce même si la série n’oublie pas ses
propres poncifs (notamment les problèmes de notre héros).
Car je pense que le but de Rake n’est pas d’être un drame comme les autres. Il y a un arrière goût de comédie tout au long des épisodes qui est là pour donner un ton plus
sarcastique à l’histoire. Sauf que je n’ai jamais rien vu de piquant dans Rake jusqu’à la scène des funérailles. De voir Keegan écouter sur son téléphone les commentaires d’un match de football
était une scène jouissive. C’est ce genre de choses que je recherche, plus proche de l’esprit d’un Dr House que d’une série à la mord moi le noeud qui n’a rien à faire de ses
téléspectateurs. Surtout que Rake est une série avec un potentiel énorme, de tous les points de vue. Ce n’est pas tous les jours que l’on a Greg Kinnear à la
tête d’une série tout de même. Cet épisode me rappelle également que finalement il ne s’est pas passé grand chose durant les trois épisodes précédents. J’ai ressenti ça grâce à la scène où Keegan
retrouve son pote Roy. C’était exactement (ou presque) la même scène que celle que l’on avait pu voir lors de la première apparition de Roy.
Par
ailleurs, c’est Sam Raimi (Spiderman), déjà réalisateur du pilote de la série qui a mis en scène ce tout nouvel épisode. J’aime bien le ton qu’il donne à
l’épisode, c’était visuellement riche et une variation intéressante de la formule déjà établie depuis le début. Je pense par exemple à la scène d’avant générique à l’enterrement que je citais
plus haut. C’était de toute façon la scène la plus drôle de toute l’histoire de Rake à ce jour (bon certes, 4 épisodes ce n’est pas beaucoup mais sur 13 c’est déjà pas mal).
L’affaire de la semaine avec ce Dr Graham Murray, accusé d’avoir tué et mangé Paul Wilson. Après quelques recherches, Murray était déjà un personnage de la série australienne originale (qui était
à ce moment là incarné par Hugo Weaving). Pour en revenir à Rake version américaine, l’épisode nous apprend qu’en Californie le cannibalisme n’est pas… interdit.
Je ne sais pas si c’est vrai mais en tout cas c’était assez impressionnant d’apprendre qu’une telle horreur n’est pas interdite.
Note : 6/10. En bref, premier épisode réellement intéressant de Rake.
