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Adieu l’Europe : Il était une fois l’AC Milan…

Publié le 13 mars 2014 par Passionacmilan

BalotelliLors du huitième de finale retour de Champions League face à l’Atletico Madrid , l’AC Milan s’est écroulé comme un château de cartes. Les Rossoneri n’ont pas réussi à réaliser l’exploit mais ont en plus subi une sévère leçon de football et d’humilité. Score final 4-1, l’Atletico Madrid facilement qualifié, Milan une nouvelle fois humilié devant le monde entier. L’équipe de Seedorf salue la Champions League la tête basse et ne la reverra pas d’aussitôt… c’est la défaite de la politique low cost qui ne mène à rien. En mars, la saison de Milan est déjà terminée et tout est à reconstruire…

UN MILAN DETRUIT

Berlusconi
C’est en miettes que l’AC Milan a quitté Madrid pour faire son retour en Lombardie. L’élimination de la Champions League après celle de la Coupe d’Italie et d’un championnat qui voit les Rossoneri à -37 points de la tête du classement et -20 du podium marque définitivement cette saison comme un échec total. L’élimination en Champions League était prévisible au vu du résultat du match aller et de la valeur de l’adversaire mais pas la manière.

Après seulement 2 minutes et demi, une cascade d’erreurs individuelles (une spécialité cette saison) d’Essien et Rami ont permis à l’Atletico Madrid d’ouvrir le score. L’équipe de Seedorf est restée calme, ne s’est pas désunie et a réagi. Sans pour autant briller, elle a réussi à égaliser grâce au but de Kakà sur assist de Poli. C’est en toute fin de première mi-temps que le tir d’Arda Turan dévié par Rami a trompé Abbiati et a définitivement transformé le match.

L’AC Milan a subi le coup fatal et s’est désintégré en seconde période. L’organisation de l’Atletico et la talent de Diego Costa ont fait la différence. Du côté de Milan, il n’y a rien à sauver mis à part l’esprit guerrier de Poli et Kakà, les seuls à honorer le maillot. Si le niveau affligeant de certains joueurs n’a rien d’étonnant, on s’attendait à un SuperMario décisif, celui des grands soirs (qu’on voit rarement). Face à l’Atletico, il avait une grande occasion de démontrer qu’il est un champion, un joueur qui fait la différence.

BALOTELLI : DANS L’OEIL DU CYCLONE

Balotelli
A l’inverse on a eu droit au pire Balotelli, celui qui se dispute, qui prend un carton jaune mais qui devient inutile dans le jeu. Il est probablement plus talentueux que son homologue espagnol qui est cependant nettement plus humble, déterminé et connecté à son équipe. Après un impact décisif à son arrivée, Balotelli vit une saison décevante. Aujourd’hui plus que jamais son futur est incertain et même Prandelli commence à se poser des questions… car la patience a des limites et à un moment il faut pouvoir prouver sa valeur.

La patience de Milan touche à sa fin : Balo fera-t-il partie du futur de Milan? Est-il l’attaquant sur lequel compter pour reconstruire une nouvelle équipe? En ce moment la réponse est négative car le talent ne suffit pas. Et mis à part le talent, Balotelli n’a rien : il ne sera jamais un leader, il n’est pas travailleur, tactiquement il pose problème (il n’est pas une pointe mais comme seconde pointe ou ailier, il n’aide pas l’équipe) et jusqu’à présent il n’a jamais fait la différence à haut niveau à Milan.

MILAN : ENTRE PASSE, PRESENT ET FUTUR

Adieu l’Europe : Il était une fois l’AC Milan…
A l’image de Balotelli et Diego Costa, Milan se considère un top club mais fini par être sévèrement puni par l’humilité de l’Atletico Madrid. Deux clubs que tout oppose. L’histoire et le passé grandiose de Milan mais un présent humiliant face à une histoire pathétique de l’Atletico, qui avait comme surnom Patetico de Madrid il y a quelques années mais qui vit un présent brillant. Mais quel est le plus important finalement? Compter ses trophées et pleurnicher car on n’est plus le club le plus titré du monde ou faire son possible pour en gagner d’autres dans le futur?

Le grand Enzo Ferrari disait : « La plus belle victoire est la prochaine » Être fier de son histoire est un devoir mais il faut se donner des objectifs futurs. L’histoire est écrite et personne ne pourra jamais la modifier ni nous l’enlever mais il faut avoir des projets, se tourner vers l’avenir car la seule chose dont on peut décider, c’est le présent et le futur.

Et ce Milan écrasé, humilié et ridiculisé par la majorité des équipes affrontées n’a pas de futur. C’est le résultat d’un manque de programmation, de projet, d’idées et d’une politique low cost insensée qui a transformé le grand Milan, club mondialement respecté en un tas de déchets des autres clubs européens et de paramètres zéro (dernier exemple : Essien, catastrophique face à l’Atletico). Ce Milan n’est pas une équipe mais un ensemble de joueurs mentalement perturbés, d’anciens champions carbonisés et d’une majorité de joueurs médiocres. Il n’y a pas de leaders, il n’y a pas de caractère, de personnalité. La plupart des joueurs ne se sentent pas concernés et se foutent du maillot qu’ils portent. Dans ces conditions il est inévitable d’aller droit dans le mur. Il est nécessaire de repartir une nouvelle fois de zéro.

QUE RESTE-T-IL CETTE SAISON?

Seedorf
Il n’y a plus grand chose à sauver cette saison. Milan doit maintenant tenter de remonter le plus possible en misant sur les joueurs qui méritent de rester la saison prochaine. Des joueurs comme De Sciglio, Abate, Poli, Montolivo, De Jong, Cristante, El Shaarawy qui seront épaulés par des plus anciens qui respectent les valeurs de Milan : Bonera, Kakà, Pazzini. Les autres joueurs ont soit un avenir incertain et devront mériter leur place, soit un avenir déjà écrit, loin de Milan. Peu d’entre eux méritent de porter le maillot de l’AC Milan, que ce soit pour les qualités techniques ou humaines.

Quant à Seedorf, il est tôt pour le juger comme entraineur. Tout comme Allegri, il ne peut faire des miracles car il a hérité d’un effectif médiocre et usé mais les chiffres ne mentent pas : 6 défaites (3 consécutives) en 11 matches avec 9 buts inscrits et 16 encaissés. Il a encore beaucoup à apprendre sur son nouveau métier. C’est en forgeant que l’on devient forgeron : chaque erreur doit être une leçon. Le turn over excessif à Udine s’est révélé être une grande erreur. Il doit absolument progresser et persévérer dans ses idées avec l’espoir qu’il pourra compter sur équipe capable de les appliquer.

QUEL FUTUR POUR MILAN?

Barbara Berlusconi
En attendant, Milan a salué la Champions League pour au moins un an mais le club sera-t-il capable d’y revenir la saison suivante? Les doutes sont permis. Berlusconi n’investira plus dans le club et Galliani devra une nouvelle fois tenter de faire survivre Milan avec peu de moyens. Tout d’abord Milan devra vendre des joueurs. Ensuite il y a deux solutions : la première est, tel un noble déchu, d’insister sur la politique low cost actuelle malgré l’échec décrété par la vérité du terrain.

La seconde est de reconstruire avec humilité, découvrir de jeunes pépites avant les autres et en faire des top players. Pour cela il faut un projet, de la programmation et des dirigeants absolument compétents. C’est la seule voie possible pour être un outsider en Europe face aux géants qui font partie de l’élite car ils investissent en masse (Bayern, Barça, Real, City, PSG, Chelsea). Le top de l’Europe est devenu inaccessible. La seule solution est d’essayer de s’en rapprocher le plus possible en prenant comme exemple l’Atletico Madrid ou le Borussia Dortmund : idées, humilité, programmation, travail. Après deux saisons de souffrance, l’AC Milan se prépare à faire face à un choix très important qui déterminera son futur. Compétitivité et finances saines, un mariage difficile mais c’est l’unique solution…


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