Death in Paradise - Meurtres au Paradis // Saison 3. Episodes 7 et 8. Seven / Eight.
SEASON FINALE
La saison 3 de Death in Paradise maintenant achevée, je pense qu’il est temps de faire un bilan et le moins que l’on puisse dire c’est que ce bilan n’est pas très reluisant.
Disons que derrière le côté assez simple et divertissant des intrigues policières se cache quelque chose qui ne se renouvelle jamais. On a donc avec Humphrey la même chose qui nous était servie
avec Ben Miller durant les deux premières saisons. Les fans de Death in Paradise seront cependant très heureux d’apprendre que BBC a décidé de
renouveler la série pour une saison 4 de huit nouvelles enquêtes avec toujours Kris Marshall aux côtés de notre frenchie. Je ne sais pas si je serais au rendez-vous, notamment
car j’attendais quelque chose de nouveau de la part de cette nouvelle mouture de la série mais ce n’est jamais arrivé, malheureusement. Au contraire, la série s’est efforcée de nous délivrer
encore et toujours la même chose et la même manière de faire ces choses. Du coup, le téléspectateur que je suis a été assez rapidement lassé. Je suis allé au bout de la saison presque par
machinisme étant donné que je n’avais aucune vraie raison de revenir. Mais le potentiel de Death in Paradise, derrière cette série policière fainéante est toujours présent.
Caché, bien caché. Death in Paradise délivrait donc au travers de ses deux derniers épisodes quelque chose d’assez médiocre sans être mauvais non plus. Disons que la série ne
cherche jamais à surprendre son téléspectateur et finie donc pas m’ennuyer. Les seuls passages réellement intéressants sont ceux qui n’ont rien à voir avec l’aspect purement policier de la série.
Du coup, la scène entre Humphrey et Sally par exemple était touchante et c’est ce genre de choses que j’ai envie de voir plus souvent dans cette série. Mais j’ai l’impression que derrière
Death in Paradise il y a un cahier des charges qui fait en sorte que l’on ne puisse justement pas trop s’attarder sur les personnages. La mort du personnage de Ben
Miller était une bonne idée, surtout de la manière dont cela a été intégré dans la série, mais par la suite Death in Paradise n’a pas choisie de mettre ça de côté et
s’est donc engoncée dans une mécanique qui était la même que les deux premières saisons. Peut-être aurait-il simplement fallu changer de lieu et ne garder que les personnages les plus importants
dans cette histoire. C’est en tout cas comme ça que j’ai envie de le voir.
Marshall n’est pas mauvais dans le rôle de Goodman. C’est décent et cela ne mange pas de pain. Dans ces deux épisodes, notamment le dernier et son histoire de maison de retraite (au propre
comme au figuré), les enquêtes manquent cruellement de mordant et surprises. Le truc c’est que l’on a déjà plus ou moins la réponse sous les yeux une fois la première partie de l’épisode
terminée. Du coup, je pense que Death in Paradise n’est rien d’autre qu’une série policière confortable devant laquelle on choisit de ne pas trop réfléchir et l’on veut plutôt se
dépayser. Sauf qu’après les deux premières saisons, correctes comme tout, j’aurais bien aimé que Ben Miller reste et nous donne l’occasion de voir où son personnage pouvait
réellement aller. Maintenant ce boulot incombe à Kris Marshall et je dois avouer que j’ai légèrement peur de la suite. Surtout que Death in Paradise ne fait rien
pour justement nous donner envie de revenir ou encore nous donner une once de surprise, que cela soit au travers de l’enquête mais surtout au travers des relations entre les personnages.
C’est dans le dernier épisode que je me suis rendu compte à quel point le temps filait vite et que l’on a un truc qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe : Goodman est tombé amoureux de
Bordey. Mais bon sang, il n’y avait eu aucun signe avant coureur (et ce même si c’était une issue assez logique). Du coup, je suis encore plus déçu du résultat de ce dernier épisode qui fait dans
la fainéantise la plus totale.
Note : 4/10. En bref, une fin de saison passe partout pour une série qui a perdue toute saveur dans une formule huilée ne servant qu’au divertissement dépaysant, ni plus ni
moins.
