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Frances Ha

Publié le 19 mars 2014 par Dukefleed
Frances HaFilm générationnel
Frances est une New Yorkaise de 27 ans toujours apprentie de sa compagnie de danse, rêve de devenir chorégraphe, vit toujours en co colocation avec son amie de longue date, et a beaucoup de mal à se caser sentimentalement. On assiste durant une heure trente à sa gentille dégringolade d’ados, ou jeune adulte attardée ; mais heureusement, une maturité tardive va faire jour.Ce film a la grande intelligence de bien capter l’air du temps et les tourments de la génération des trentenaires actuels ; la difficulté à quitter l’adolescence pourtant déjà loin derrière eux, l’angoisse des responsabilités liés à l’âge adulte. On voie cette jeune fille s’éterniser dans une situation précaire pouvant la conduire à une réelle exclusion sociale. Cette analyse est très fine et portée par le personnage très attachant de Frances. Il pose de vraies questions sur les attentes affectives et sociales de toute cette génération. Mais le climat reste toujours très gaie, jamais lourd, juste parfois un peu mélancolique.Le charme de ce film tient surtout à la belle prestation de l’actrice principale et coscénariste, la jeune Greta Gerwig. Son interprétation est physique et ce personnage très attachant nous empoigne littéralement dans ce que l’on pourrait considérer par erreur à une pauvre vie. Loufoque, perdue, très gauche, incasable ; elle est la « Annie Hall » de la décennie. Ce jeune réalisateur New-Yorkais du cinéma indépendant US est un fan de Allen et çà se sent ; les références à « Manhattan » et « Annie Hall » sont claires et assumées. Il se revendique aussi de Truffaut et de la Nouvelle Vague. Son film est aussi assorti de musiques emballantes et dans cet esprit Nouvelle Vague, source de son inspiration, il appelle des musiciens de film français d’époque ; Georges Delerue en tête.La limite de ce film se situe à deux niveaux : peu novateur et quelques baisses de régime dommageables. Cependant ne boudons pas notre plaisir devant ce film au charme fou.Le journal du dimanche : « Impossible de résister au charme maladroit et à la bonne humeur à toute épreuve de cette anti-héroïne (...) Greta Gerwig trimballe sa jolie nonchalance dans une image en noir et blanc élégante, et nous embarque dans son épatante valse des sentiments »
Sorti en 2013

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