Magazine Poésie

mots à maux

Par Pjjp44
mots à maux photo: Marc Racineux
Un 
lendemain
défaite
où après l'effervescence et le bruit,
il me vient comme une envie de m'allonger dans "l'herbe tendre"
sous l'oeil goguenard sans doute, mais bienveillant, d'un rocher qui en a tellement vu d'autres
de désillusions en tempêtes...
 Doux rêveur peut-être
Utopiste?
Et alors!
 Je ne  suis pas peu fier de le revendiquer.
Croire que l'on peut essayer de faire bouger des bastions apparemment imprenables,
 qu'en tant que citoyen, là où l'on se trouve avec des ptits bras fragiles, on s'imaginerait
gérer une commune avec un peu plus d'écoute et de respect de l'autre, de remise en cause d'un pouvoir orgueilleux et tellement éloigné des préoccupation du quotidien de la majorité d'entre-nous...
Mais qui l'eut cru?
Et bien moi peut-être, amateur en politique avec quelques autres,
afin de ne pas toujours rester dans la marge d'un cahier de doléances à mettre si facilement ( à l'arrière du front) des mauvaises notes à  tous et chacun  au stylo noir ou  rouge,
à  s'accommoder bon an mal an
 d' un:  J'y suis pour rien, 
ça me fatigue,
 j'ai rien demandé,
 ce n'est pas de ma faute,
 font tous chier et
 d'ailleurs je l'avais bien dit...
etc etc..etc
M'enfin, quand même   je me débrouille
avec la bénédiction accordée aux contemplatifs
dans les ersatz de démocratie,
"Changeons la ville"
est une jeune et belle  pousse
-d'ici et maintenant- qui ne demande qu'à grandir
et qui sait?
avec vous peut-être?
Il y a toujours  plein d'idées folles, drôles,  généreuses et collectives,  dans le sac à malices des empêcheurs de vivre en rond
ron.
 Vous avez certainement  les vôtres.
Alors...si vous êtes d'accord,
on s'en reparle très bientôt
  
 citation d'un lundi de circonstance proposée par Patrick:
"Nous ne sommes en rien des objets soumis à quelque destin, mais des passagers conscients et mortels, agissant sur cette planète. Nous sommes des dépositaires et passeurs d'expériences, de savoirs, échangeant en projections leurs questionnements, leurs ambitions, leurs idées, rêves et idéaux, leurs luttes et combats pour avancer en résonances, par nos unicités partagées"
-Albert Jacquard-
mots à maux
A suivre ce qu'on pouvait lire le 21 mars dernier dans le magazine Global
 MUNICIPALES LE REVE 2034
Municipales le rêve 2034
Gilles Denigot, 65 ans, docker en retraite, est candidat à la mairie Saint-Nazaire à la tête d'une liste « Changeons la Ville » qui se veut « Citoyenne et Écologiste » et qui revendique sa situation "en dehors des partis politiques". Le gaillard est connu pour son passé de syndicaliste radical, libertaire et pragmatique. A la tête du syndicat CGT des dockers de Saint Nazaire, il a tenu la dragée haute autant aux patrons du port de Nantes-Saint Nazaire qu'aux émissaires communistes de la centrale syndicale. Il doit être le seul, ou le rare, délégué CGT à avoir organisé le soutien actif au mouvement polonais Solidarnosc en 1981.  Ancien conseiller municipal (Vert, sur liste commune avec le PS) à Saint Nazaire (2001), il a acquis de ce mandat municipal et d'un autre comme conseiller général (2008, EELV), la conviction de ne pas pouvoir travailler avec le parti socialiste, à la tête de la municipalité depuis 1920. En délicatesse avec l'état major national d'EELV qui exigeait de lui d'être sur la liste commune PS-PCF-PRG-EELV emmenée par le socialiste David Samzum, Gilles Denigot a rassemblé  écologistes, militants bretons et citoyens de gauche sur un programme d'écologie politique structuré sur l'approfondissement de la démocratie et la cohérence entre la pensée et l'action.
Gilles Denigot, 65 ans, docker en retraite, est candidat à la mairie Saint-Nazaire à la tête d'une liste « Changeons la Ville » qui se veut « Citoyenne et Écologiste » et qui revendique sa situation "en dehors des partis politiques". Le gaillard est connu pour son passé de syndicaliste radical, libertaire et pragmatique. A la tête du syndicat CGT des dockers de Saint Nazaire, il a tenu la dragée haute autant aux patrons du port de Nantes-Saint Nazaire qu'aux émissaires communistes de la centrale syndicale. Il doit être le seul, ou le rare, délégué CGT à avoir organisé le soutien actif au mouvement polonais Solidarnosc en 1981.  Ancien conseiller municipal (Vert, sur liste commune avec le PS) à Saint Nazaire (2001), il a acquis de ce mandat municipal et d'un autre comme conseiller général (2008, EELV), la conviction de ne pas pouvoir travailler avec le parti socialiste, à la tête de la municipalité depuis 1920. En délicatesse avec l'état major national d'EELV qui exigeait de lui d'être sur la liste commune PS-PCF-PRG-EELV emmenée par le socialiste David Samzum, Gilles Denigot a rassemblé  écologistes, militants bretons et citoyens de gauche sur un programme d'écologie politique structuré sur l'approfondissement de la démocratie et la cohérence entre la pensée et l'action. Gilles Denigot, 65 ans, docker en retraite, est candidat à la mairie Saint-Nazaire à la tête d'une liste « Changeons la Ville » qui se veut « Citoyenne et Écologiste » et qui revendique sa situation "en dehors des partis politiques". Le gaillard est connu pour son passé de syndicaliste radical, libertaire et pragmatique. A la tête du syndicat CGT des dockers de Saint Nazaire, il a tenu la dragée haute autant aux patrons du port de Nantes-Saint Nazaire qu'aux émissaires communistes de la centrale syndicale. Il doit être le seul, ou le rare, délégué CGT à avoir organisé le soutien actif au mouvement polonais Solidarnosc en 1981.  Ancien conseiller municipal (Vert, sur liste commune avec le PS) à Saint Nazaire (2001), il a acquis de ce mandat municipal et d'un autre comme conseiller général (2008, EELV), la conviction de ne pas pouvoir travailler avec le parti socialiste, à la tête de la municipalité depuis 1920. En délicatesse avec l'état major national d'EELV qui exigeait de lui d'être sur la liste commune PS-PCF-PRG-EELV emmenée par le socialiste David Samzum, Gilles Denigot a rassemblé  écologistes, militants bretons et citoyens de gauche sur un programme d'écologie politique structuré sur l'approfondissement de la démocratie et la cohérence entre la pensée et l'action. Gilles Denigot, 65 ans, docker en retraite, est candidat à la mairie Saint-Nazaire à la tête d'une liste « Changeons la Ville » qui se veut « Citoyenne et Écologiste » et qui revendique sa situation "en dehors des partis politiques". Le gaillard est connu pour son passé de syndicaliste radical, libertaire et pragmatique. A la tête du syndicat CGT des dockers de Saint Nazaire, il a tenu la dragée haute autant aux patrons du port de Nantes-Saint Nazaire qu'aux émissaires communistes de la centrale syndicale. Il doit être le seul, ou le rare, délégué CGT à avoir organisé le soutien actif au mouvement polonais Solidarnosc en 1981.  Ancien conseiller municipal (Vert, sur liste commune avec le PS) à Saint Nazaire (2001), il a acquis de ce mandat municipal et d'un autre comme conseiller général (2008, EELV), la conviction de ne pas pouvoir travailler avec le parti socialiste, à la tête de la municipalité depuis 1920. En délicatesse avec l'état major national d'EELV qui exigeait de lui d'être sur la liste commune PS-PCF-PRG-EELV emmenée par le socialiste David Samzum, Gilles Denigot a rassemblé  écologistes, militants bretons et citoyens de gauche sur un programme d'écologie politique structuré sur l'approfondissement de la démocratie et la cohérence entre la pensée et l'action.
Voici son rêve:
"Alors que sera Saint-Nazaire, ville aujourd'hui portuaire et industrielle, en 2034 ? Cette question me taraude, car je suis obligé d'y donner deux réponses en quelques actes :
Acte 1
La nuit, je l'imagine en rêve et je la vois joyeuse, partageuse, prête à innover et à libérer toutes les énergies citoyennes et créatives. Elle devient un espace de démocratie vivante non muselée, non  contrôlée comme je l'avais connue et combattue. Quel bonheur de voir mon fils qui a désormais 28 ans se mouvoir dans cet espace de joie, de démocratie,  de liberté. 
Mais le jour, je me réveille et je suis confronté aux « chocs successifs des complications » une bureaucratie qui bloque toutes les démarches citoyennes, des associations nombreuses dans la ville mais sous contrôles et soucieuses d'être dans le tempo municipal pour les sacro-saintes subventions.
Des débats « organisés et contrôlés » dans les comités de quartiers fermés aux seuls membres et ou les citoyens corrigent à la marge les volontés municipales. C'est une mauvais journée de cette « démocratie représentative » en fin de cycle et profondément incompatible avec cette économie qui produit de plus en plus avec de moins en moins de monde au travail. Cette économie en mutation qui annonce les changements qui correspondent à sa représentation politique. 
Acte 2
Je me couche à nouveau et je rêve d'un combat que nous allons gagner contre les productivistes - du PS à l'UMP - associés avec les multinationales du BTP.  
Nous avons brillamment fait fonctionner nos trois piliers de la lutte contre le projet aberrant d'un nouvel aéroport à Notre Dame des Landes aux portes de Nantes et de Saint-Nazaire. Mobilisation paysanne et citoyenne, mobilisation des élus opposés et mobilisation juridique. Je vois les paysans continuer à travailler leur terre, celle qu'ils transmettent aux générations futures; ils se  convertissent à l'agriculture biologique; je vois ces nouveaux paysans, maraîchers, éleveurs qui étaient appelés « Zadistes » car ils étaient aux côtés des paysans historiques et occupants illégaux de cette "Zone à Défendre ". Ils sont installés pour certains dans des formes nouvelles de productions et d’échanges. Une monnaie locale circule, des ACAPE et AMAP ont fait de NDDL un marché nomade que les Nantais et habitants de la périphérie considèrent comme leur nouvelle vie plus sociale, plus écologique plus humaine, moins « marchande . Un  « forum-musée citoyen » est installé sur l'ex-ZAD, avec des visiteurs qui viennent découvrir ce qu'était cette grande lutte citoyenne. Mon fils Valentin qui est né dans ce combat, s'y promène avec beaucoup de bonheur et de souvenirs d'enfance. Puis je me lève et c'est différent. Les bétonneurs et leurs complices politiques ont mis à terre les directives sur l'eau et les milieux humides. La pression des pouvoirs économiques et politiques a eu raison de l'écologie. Les bulldozers sont à l’œuvre, les fermes rasées les habitants expulsés. Comble du cynisme, cet aéroport inutile est en mode HQE avec propagande "écologique" assortie. Le nombre de vols ne croît pas, c'est donc un copié-collé de l'aéroport prétendûment obsolète, un Nantes-Atlantique bis; mais il permet aux promoteurs de réaliser leur projet immobilier au sud Loire. Néanmoins, les ennuis commencent: en bétonnant ces terres humides, en niant les fonctionnalités des trames bleues capteuses d'eau, en détruisant les 90 kilomètres de haies de Notre-Dame des Landes, les précipitations ruissellent au sol et rendent impraticables la circulation routière aux portes de Nantes. Il faut bien que l'eau sorte quelque part...  Et la population subit les hausses fiscales liées aux reconnaissances de « catastrophes naturelles » en cascade, provoquées par les inondations à répétition. Nous sommes face à un monde politique irresponsable et qui surtout ne veut ou ne peut reconnaître ses responsabilités. Acte 3 Je me couche et vois comment les associations, les syndicats, les citoyens ont mis un terme au non-sens économique et social. Enfin, nous avons vu collectivement que les crises n'étaient que des crises de surproduction chroniques où le travail humain devenait rare mais les productions étaient réalisées grâce à une mutation technologique et informationnelle. Les salariés se sont organisés, ont revendiqués leur part des fruits du progrès et de l'intelligence humaine. Cette relève du travail humain par les machines permet d'assurer à tous un revenu social dissocié du travail salarié du siècle passé. La jeunesse de 2034 a du mal à comprendre pourquoi nous avions 5 millions de chômeurs et que nous étions incapables de partager le travail résiduel. Désormais, le « travail-salarié » se distribue par rotation-formation-désirs. Le temps libéré et payé par le revenu social a ouvert les créativités individuelles et collectives. Les communes jouissent de ces richesses. L'éco-partage devient un mode de pensée et la culture dominante; les monnaies locales re-localisent les emplois. Les politiques de l’habitat sont pensées autrement,
logements modulables, liens intergénérationnels. Les espaces publics sont... publics et deviennent des jardins partagés dans la ville, sous la houlette de ces « incroyables comestibles » qui en avaient lancé l'idée. Les arbres fruitiers poussent sur les espaces publics, ainsi que de nombreux potagers; les liens sociaux sont considérablement installés dans la culture.
Mais à l'aube c’est le crépuscule.  Saint-Nazaire malgré l'alternance de courte durée a continué à bétonner et à pratiquer les extensions urbaines. Les zones d'activités ont proliféré en se faisant une concurrence violente, les faillites sont désormais dans ces zones d'activités et de commerces qui ont tué le centre-ville pour faire une cité dortoir.
La Brière et la Loire subissent à leur tour les conséquences des erreurs humaines - écologiques, financières - du bétonnage de la Vasière de Méan pour en faire un inutile parking automobile import-export. En conséquence, les crues inondent le marais briéron et ses habitants, le bouchon vaseux devient de plus en plus violent contre l'écosystème en Loire. Et ce site remarquable pour la faune, la flore mais aussi pour la régulation générale des eaux est détruit. De Saint-Nazaire à Pornichet, ils ont bétonné, même chose jusqu'à St André des Eaux. Les corridors écologiques,les trames vertes, ont disparu; les élus prônent l'adaptation aux réalités ... qui ne sont que celles dictées par le profit à court terme. Les grandes surfaces et les zones d'activités de périphérie embauchent mais ce ne sont désormais que des vigiles ... pour éviter les interventions des habitants condamnés au chômage intergénérationnel sans revenu. Les révoltes régulières des exclus du marché de l'abondance non distribuée et de la consommation réservée aux nantis provisoires, entretiennent des situations de tension et des convoitises d'où le développement des secteurs sous gardiennage. 
Acte 4
J'arrête, car je préfère aller dormir que de voir et accepter nos échecs militants et politiques, nos mauvais choix politiques d'il y a vingt ans et plus. Et rêver nos chemins d'avenir."
Gilles Denigot
mots à maux- photo: Marc Racineux-
TRIPATOUILLAGE BERCYLIEN 
Comme  un certain nombre d'entre-vous , je paie ma facture d'eau par prélèvement mensuel 10 mois dans l'année et le onzième en fonction de la consommation, taxes et autres joyeusetés, en même temps que le nouvel échéancier, on remet les pendules à l'heure( enfin le service concerné) et  ainsi, soit je règle mon dû , soit si j'ai trop payé- ouf! et youpi! j'ai droit à un avoir.
Enfin!,  ç'était comme cela, jusqu'à ce que, quelque machiavélique Hôhôhô! commis(que) de l'Etat, imagine une autre façon de faire; à savoir empêcher les services des eaux (ben pourquoi donc ? ) de gérer l'affaire et sous couvert d'un nouveau règlement surréaliste (ça m'embête de causer ainsi parce que le Surréalisme c'est quand même autre chose qu'une pensée perverse et tordue sortie tout droit de la machine à fabriquer des enfoirés ...)  qui stipule que l'on ne peut faire plus d'une fois une soustraction sur une facture d'eau (???) et donc, super pirouette cacahuète...effectivement vous avez réglé sur 10 mois mais le service de l'eau n'en prend en compte que sept  et ainsi au final même si vous avez trop versé vous leur devez quand même des sous. Trop fort non? Alors bien sur, attention, l'Etat comme chacun sait est une officine "foncièrement" honnête (on ne rit pas dans les rangs merci) et dorénavant c'est le Trésor pudique qui remboursera le trop perçu avant que (logiquement) le service de l'eau ne vous facture les trois mois payés mais pas pris en compte.
 Vous me suivez là?
Ben vous avez de la chance, parce que moi...
C'est une gentille dame (et je lui souhaite sincèrement bien du courage)  postée aux avants-postes  d'un service consommateur qui a tenté de m'expliquer ce tripatouillage dont elle même avait bien du mal à comprendre les raisons, si ce n'est de se dire "pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué" et de se prendre dans la tronche les appels à répétition de clients pour le moins courroucés...
Personnellement, je ne pense pas -comme beaucoup d'autres choses du genre administratif- que ce  soit l'oeuvre du grand Z'Hazard. II existe certainement en amont,en aval ou en arrière toute... une belle magouille de tripatouillage (légal bien sur.) des comptes, style jeu de bonneteau -tu l'as vu il est là il est plus là, désolé! perdu- dont la subtilité n'est pas apparente pour le commun des mortels mais qui  très certainement  (ayons confiance dans l'imagination..) doit permettre une arnaque qui  multipliée aux nombre de gogos dans mon genre peut rapporter gros. 

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