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Un livre épatant : « Mémé »

Publié le 24 mars 2014 par Goure

Mémé est le livre que le comédien Philippe Torreton a écrit à la gloire de sa grand-mère , un portrait tendre et nostalgique, construit par petites touches, où chacun retrouvera sa grand-mère ou celle dont il a rêvé.
Mémé de Philippe Torreton - Edition L'Iconoclaste

Lisez le , vous allez vous régaler.

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Mémé, ah, mémé... il s'en délecte, Philippe Torreton, de ce mot gentiment ringard,il le répète à l'envi, l'emploie à tous les temps, comme pour mieux narguer les snobs et les précieux. Mémé, c'est (c'était) sa grand-mère maternelle, membre émérite de ces "gens de peu" d'hier, valeureux, démunis, se contentant d'un presque rien que les gens de la ville et d'aujourd'hui ne sauraient supporter.  

Née en 1914 dans la Normandie pluvieuse, Denise Porte n'en aura pas bougé jusqu'à sa mort, il y a huit ans. Sauf un soir, pour aller voir son petit-fils jouer à la Comédie-Française. Ce petit-fils qui la chérit  et qui lui crie aujourd'hui son amour dans un récit tout en nostalgie et en empathie. 

Une maison humide, mais un coeur chaud, un portefeuille d'ouvrière puis de fermière  , une table toujours ouverte pour la famille - quatre enfants, six petits-enfants, une vie de galérienne, mais pas une plainte... En 150 pages, le comédien engagé tresse à la femme de Triqueville les plus beaux des lauriers, brandissant tel un étendard sa rusticité à la tête des Parisiens bobos ou libéraux. L'on peut s'en moquer ou s'en ravir. 

Les lecteurs, eux, sont de plus en plus nombreux à lui emboîter le pas.

Source : L'Express

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Extrait:"Mémé, c'est ma mémé, même si ça ne se dit plus. Mémé me manque. Ses silences, ses mots simples au Scrabble, sa maison enfouie sous les pommiers et son buffet d'avant-guerre. Ce texte est subjectif, partial, amoureux, ce n'est pas une enquête, ce n'est pas une biographie, c'est ce que j'ai vu, compris ou pas, ce que j'ai perdu et voulu retenir, une dernière fois. Mémé, c'est mon regard de gamin qui ne veut pas passer à autre chose".

"Je ne voudrais pas qu'elle meure avant mes vingt ans, car à vingt ans on est grand, on est un homme et un homme c'est dur à la peine, mémé il faut tenir !  Quand elle a arrêté de respirer pour de bon, j'en avais quarante et je n'étais toujours pas devenu un homme."

Voici le portrait qu'à plus de quarante ans Philippe Torreton fait de celle qui fut le personnage central de son enfance , sa  mémé.


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