The 100 // Saison 1. Episode 3. Earth Kills.
Malgré tout un tas de bonnes idées, j’ai l’impression que The 100 file vraiment un très mauvais coton. Je me demande si c’est quelque chose inhérent aux séries de science-fiction
de The CW ou bien si c’est tout simplement un vrai problème. Le souci encore une fois c’est que l’on a l’impression que la série ne cherche pas à creuser quoi que ce soit. On se
retrouve donc avec un résultat plutôt décevant pour une série qui semble assez dispendieuse. On sent qu’elle nous montre quelque chose et c’est vraiment dommage qu’elle utilise l’ennui pour les
provoquer. Tous les flashbacks qui nous ramènent à une autre époque ne m’intéressent pas vraiment, surtout que c’est pour gérer une implication émotionnelle particulièrement lourdingue. De plus,
a vouloir plus ou moins lorgner sur des terrains comme ceux de Lost et de Hunger Games, The 100 souffre de la comparaison et cela fait
extrêmement mal. Cette semaine nous partons à la recherche d’antibiotiques. Après avoir cherché quelqu’un dans la jungle et puis de la nourriture, Jasper a besoin de médicaments pour ses
blessures et forcément, il est impossible de ne pas penser à Hunger Games avec cette petite histoire. C’est drôle de voir à quel point la série manque cruellement d’écriture.
La quête aurait pu devenir un moyen intelligent de créer de la tension, du conflit entre les personnages, etc. Mais les confrontations avec le monde extérieur sont assez vilaines. Je ne sais pas
du tout où est ce que la série veut nous emmener et ce même si le cliffangher m’a beaucoup plu. C’est même l’un des rares intérêts de cet épisode. Globalement ce n’est pas non plus une mauvaise
série et The 100 tente de s’en sortir grâce à quelques bonnes idées (notamment l’équipe de Bellamy à la recherche de nourriture, les quelques tensions qui se dessine sur la fin
de l’épisode) mais ce n’est pas suffisant. The 100 ne peut se rester les bras croisées. Après un premier épisode prometteur, la série ne faut que me décevoir. C’est un peu comme
avec Star Crossed. Je ne peux pas m’empêcher de comparer les deux séries car elles ont le même défaut d’écriture. C’est beaucoup trop superficiel et peu soigné alors que dans une
série le scénario est clairement ce qu’il y a de plus important à mes yeux. Tout le reste ce ne sont que des artifices qui sont là pour attirer l’oeil du téléspectateur. Mais le scénario est ce
que je retiens, ce qui me donne envie de revenir chaque semaine.
Les
relations qui se dessinent donc entre les personnages manquent cruellement d’originalité. C’est sans compter sur la confrontation entre Clarke et Wells alors qu’elle lui en veut pour la mort de
son père. Cela aurait pu faire un très joli point de départ afin de nous amener vers quelque chose de beaucoup plus touchant et moins artificiel mais il n’en est rien. Je n’arrive pas à être
séduit par The 100 et pourtant j’aime beaucoup l’histoire de base et même l’univers. C’est un peu comme les cauchemars de Charlotte. Franchement, cela m’a un peu laissé sur le
carreau mais le fait qu’elle poignarde Wells était une excellente idée. Cela permet aussi d’éliminer des personnages petit à petit afin de nous en introduire de nouveaux (il ne faut pas oublier
que ce sont les 100, et pas les 10). Je sais pertinemment que The 100 ne peut pas nous introduire de but en blanc 100 personnages d’un coup d’un seul mais bon, il y a aussi pas
mal de potentiel pour faire largement d’autres choses tout en nous prouvant que les personnages que l’on suit actuellement sont ceux que l’on doit suivre.
Note : 4/10. En bref, je ne suis donc toujours pas totalement convaincu par The 100. C’est artificiel et superficiel. On sent que le scénario ne creuse pas grand
chose. Dommage.
