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Science : après Higgs et Einstein, voici Kepler-186f et le rêve d’une autre Terre

Publié le 18 avril 2014 par Ralph
Kepler 186fKepler-186f est située à 500 années lumières de la terre. Elle ressemble de très près à notre planète Terre et pourrait contenir de l'eau et donc de la vie, même microscopique. Crédits photos : Ladli/NASA/Ames/JPL-Caltech/T. Pyle

PARIS, par Ralph Bechani

Plus que jamais la réalité rejoint la fiction. En juillet 2012 déjà, après des années de recherches au CERN à Genève (Suisse), les scientifiques ont confirmé la découverte du fameux boson de Higgs, chaînon manquant du Modèle standard, alors qu'il y a quelques semaines à peine des scientifiques ont annoncé avoir découvert les "effets" des ondes gravitationnelles décrites par Albert Einstein dans sa théorie du big bang.

Aujourd'hui, avec en fond de toile une théorie des cordes en berne allant jusqu'à remettre en cause les convictions de Sheldon Cooper lui-même dans la dernière saison de "The Big Bang Théorie", c'est donc un communiqué du CNRS qui déchaîne les passions. La découverte de la première exoplanète de la taille de la Terre en zone habitable d'une étoile.

Une équipe internationale d’astronomes, dont trois chercheurs du Laboratoire d’Astrophysique de Bordeaux (CNRS/Université de Bordeaux), ont découvert un système planétaire "exceptionnel", selon ce même communiqué.

Ce système solaire est composé de cinq exoplanètes de taille comparable à la Terre, dont l'une, nommée Kepler-186f est située dans la zone habitable de l’étoile. Jusqu’à présent, seules quelques exoplanètes, au moins moitié plus grandes que notre planète, avaient été détectées dans cette zone habitable.

Grâce au télescope Kepler de la NASA, les astronomes ont ainsi mis en évidence la première exoplanète de la taille de la Terre dans cette zone : la planète reçoit un flux de chaleur compatible avec l'existence d'eau liquide en surface, sous réserve de la présence d'une atmosphère et d'eau.

Ce résultat est publié ce vendredi 18 avril dans la revue Science.

Est-il possible de nous rendre sur Kepler-186f ?

Selon nous, et à l'image de nombreux scientifiques, la probabilité pour qu'il y ait de la vie sur Kepler-186f est importante, plus que jamais. Depuis longtemps nous sommes convaincus que notre galaxie, la voie lactée, et l'univers plus largement, sont habités.

Toutefois, il est important de relativiser notre propos en précisant qu'il existe une variable d'ajustement nous obligeant à considérer que "l'espace-temps" perturbe notre perception de l’existence d'une autre vie, ici ou là, et à un moment donné.

À l'heure où nous parlons par exemple, dans l'hypothèse qu'il puisse exister une espèce quelconque évoluant à des milliards de kilomètres de la Terre sur une autre planète, le temps que nous puissions ne serait-ce que l'étudier nous renverra inéluctablement vers une autre période de son évolution. Sachant déjà qu'il est peu probable de pouvoir un jour nous rendre dans un autre système solaire avec nos techniques.

Ainsi, seule la possibilité de dépasser la vitesse de la lumière pourrait nous permettre un tel voyage. Mais c'est impossible selon la théorie de la relativité d'Einstein. "Rien ne peut aller plus vite que la lumière" (300.000 km/s).

Certes, il existe des scientifiques qui travaillent notamment sur la création de "trous de vers", ou l'étude de "l'horizon" des "trous noirs" décrit par Stephen Hawking, et des "trous blancs" qui se trouvent à l’extrémité des trous noirs... le voyage dans le temps en somme.

La distorsion, l'antimatière, les cordes cosmiques... sont autant de théories plus ou moins sérieuses.

Même les scientifiques du CERN espèrent au fond d'eux pouvoir trouver un moyen de voyager plus vite que la lumière et donc à travers le temps. Mais soyons clair, le collisionneur d'hadrons ne se suffira pas à lui-même pour réaliser une telle fiction.

Et puis soyons sincères, voire cyniques, les ressources en énergies nécessaires pour effectuer un hypothétique voyage dans le temps, représenteraient toute l’énergie nécessaire au fonctionnement de notre système solaire.

Aller sur Mars ? oui, mais juste autour, et pas de colonisation selon la Nasa. Peut-être y mettre un pied et assurer le développement des recherches sur la planète rouge avec Curiosity ou un robot plus performant à l'avenir.

Ou sur la Lune ? Pourquoi pas, la vue est jolie, et les Chinois ont l'air d'adorer ça au point de préparer leurs propres programmes lunaire.

Voir notre article sur le projet Mars One

Finalement, seul un cataclysme annoncé pourrait précipiter les autorités, les hommes, à préparer un voyage, sans retour, vers une planète comme Kepler-186f par exemple, dans l'espoir d'y faire prospérer l'humanité. Mais quel accueil des populations extraterrestres nous reverseraient-elles dans l’hypothèse improbable d'une rencontre du troisième type ?

Nous tenterons, un jour peut-être, de répondre à cette question.

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