Silicon Valley // Saison 1. Episode 2. The Cap Table.
Je pense que Silicon Valley part d’une bonne idée mais qu’elle ne l’exploite pas nécessairement au sommet de son art. C’est très loin d’être une mauvaise série ou une série ratée
mais disons que d’un point de vue de son potentiel, elle ne l’exploite pas toujours complètement et c’est légèrement dommage. Surtout qu’ils peuvent faire tellement de choses avec cette petite
comédie et ses personnages. Car les personnages sont attachants. Ce second épisode était légèrement moins réjouissant que le premier mais je ne peux m’empêcher de voir ici une sorte de nouvel
Entourage légèrement plus geek avec des personnages peut-être même un peu plus travaillé et uniforme au premier abord. Cette histoire de strip teaseuse et d’humiliation colle
parfaitement à un univers de losers qui tentent de se faire une place dans le monde de l’informatique et des nouvelles technologies. Toute cette histoire autour de la société qui n’est finalement
pas totalement créée était aussi un moyen intéressant de plonger les personnages dans une forme de détresse. Richard a beau tenter de tout faire pour maintenir son rêve à flot, ce n’est pas
toujours réussi pour lui.
Pour ce qui est du téléspectateur, la vie de Richard n’est pas une mauvaise idée et encore moins mal écrite mais disons qu’il manque un ingrédient essentiel pour faire de Silicon Valley une
excellente série, c’est peut-être d’alchimie. C’est très simple. Les personnages ont beau être mis ensemble, être tous intéressants, ce que Silicon Valley n’a pas et que
Entourage avait (pour faire la comparaison) c’est une alchimie. Les personnages allaient bien ensemble malgré leurs différentes. Ce n’est pas totalement raté dans cette série mais disons que cela
aurait peut-être pu être plus développé et quelque chose sur quoi la série aurait pu mettre un peu plus l’accent, tout simplement. Après avoir vu le pilote la semaine dernière, j’ai découvert que
Christopher Evan Welch (Rubicon) était décidé avant même la diffusion de la série. J’ai trouvé ça particulièrement choquant et je dois avouer que j’ai eu peur
pour la série. Je me suis dit que ferait Silicon Valley sans ce personnage tout d’un coup. Mike Judge a promis que cela n’affecterait en rien l’histoire de la
série et je l’espère. Mais c’est aussi terrible ce qui s’est passé mine de rien.
La
série n’oublie pourtant pas d’être drôle, notamment au travers de Jared (« My uncle used to say ‘You looked like someone just starved a virgin to death’ »), ce
qui rend la série peut-être plus attachante que l’on ne pourrait le penser. Mais Jared est en tout cas un bon ajout qui pourrait très bien apporter la légèreté dont Silicon
Valley a besoin et surtout cette alchimie qui se doit de rapidement éclore au risque de lasser rapidement le téléspectateur. Du coup, ce second épisode n’était pas mauvais, il n’était
peut-être pas suffisamment travaillé pour être aussi bon que j’aurais aimé que la série soit. Je n’imaginais pas nécessairement le tout évoluer dans cette direction dirons nous ce qui est donc un
peu décevant. Mais Richard dans tout ça apporte son expertise du bon personnage. En annonçant que c’est sa société à la fin de l’épisode et que si Big Head reste, il reste, ce dernier ne va
finalement pas rester et l’annoncer dans une scène particulièrement cocasse. C’est ce genre de choses, plus enfantines qui donnent peut-être à Silicon Valley un charme différent.
Après tout ce sont des geeks
Note : 6/10. En bref, j’ai envie d’un peu plus. Après un pilote encourageant, la série pourrait faire beaucoup plus.
