Magazine Médias

Noah ~ Le film biblique avec Russel Crowe dedans

Publié le 21 avril 2014 par Bigreblog

Bonsoir les gens (ou bonjour, à vrai dire, comme j’écris cet article à minuit, on s’en branle un peu).

Les personnes intelligentes que vous êtes liront ce titre et se diront "Waouh, elle a pas dû aimer ce film…" Et vous aurez amplement raison. Car voilà comment simplement résumer mon état d’esprit après visionnage en salle de Noah: un film biblique…avec Russel Crowe dedans.

Alors, vous saurez aussi après lecture de cette review, que je retire tout ce que j’ai pu dire sur ce spécimen australien. Il roxe. Point barre.

(Ça alors, elle a pas aimé le film mais elle lance des fleurs à Russel? Elle a fumé ou quoi?)

Nan, j’ai pas fumé, ou si peu, la moquette du cinéma. Vous comprendrez le comment du pourquoi de cette éloge…en cliquant. ;)

Review garantie sans spoilers!

(Comme s’il pouvait y avoir des spoilers dans un film basé sur la Bible, sérieusement.)

Noah, ça raconte l’histoire de Noé, un homme de la lignée de Seth, le meilleur frère des trois dans les rejetons terribles d’Adam et Eve. Lui, sa femme Naameh et leurs trois fils vivent en harmonie avec la nature, loin, très loin des descendants de Caïn qui ont ravagé la Terre et épuisé ses ressources. Un jour, le Créateur donne pour mission à Noé de construire une arche pour sauver les innocents, les animaux. Mais pas les hommes…

a1

En lisant ce pitch et en voyant les premières images du film, je me suis dit "Bordel, on dirait un film de hippies sponsorisé par Greenpeace". On était pas loin du compte.

Certes, les messages écologistes et pour la sauvegarde des animaux sont présents, et bien placés, mais à partir d’un moment, trop, ça fait trop. On avait compris que les gros méchants c’était des barbares et que les gentils ils mangeaient que de l’herbe et des fruits… On est pas cons non plus.

Bref.

Autre souci, mais là, ça doit être mon esprit réfractaire et athée qui parle, c’est trop, beaucoup trop par moments catho. J’en avais marre à un moment. J’ai fait mon catéchisme et tout, mais là, j’en pouvais presque plus. Heureusement que Aronofsky a trouvé une parade assez maligne qui m’a redonné confiance en l’espèce humaine des réalisateurs, parce que sinon, on m’aurait perdue, ronflant seule au milieu de la salle…

En fait, et c’est bien là le problème et la solution de Noah, c’est que le film entier ne tient que par un bout: son casting.

Qui est, on va en reparler, irréprochable.

Ce qui également la raison pour laquelle je n’ai jamais autant détesté la VF et les changements incongrus de doubleurs. Eurk.

Russel Crowe interprète donc Noé, ou est Noé, je suis encore de marbre. Il prête ses traits taillés à la serpe à un personnage rongé de doutes qui porte sur ses épaules un fardeau si lourd qu’il devient presque à un moment celui du spectateur…

a1

Jennifer Connelly l’épaule dans le rôle de Naameh, l’épouse et la mère parfaite, et l’entente entre ces deux-là se renifle à deux kilomètres, et ça aide.

Douglas Booth, que j’avais vu dans l’ignoble LOL USA, incarne Shem (prononcer Sèm), le fils ainé de Noé, qui incarne la loyauté.

Emma Watson, parfaite, juste parfaite, incarne Ila, la fille adoptive de Noé et amoureuse de Shem, la voix de la raison.

a1

Le grand, très grand Anthony Hopkins incarne lui Mathusalem. Qui est très vieux, donc, hein.  ;)

Ray Winstone, que Daddy m’a fait la honte de ne pas reconnaitre, incarne Tubal-Caïn, le roi autoproclamé des hommes et le nemesis de Noé.

RUUUUUUS!

RUUUUUUS!

Et enfin…il fallait un petit con, le rôle est donc tout naturellement allé à Logan Lerman. Qui interprète donc Ham (prononcer Cham), le cadet de Noé et le fils qui incarné l’intégrité. Dans toutes ses failles.

En fait, voilà. Je viens d’énoncer la seule chose qui fait tenir ce film et qui ne fait pas que c’est une merde du fin fond des marais.

Je ne sais pas vraiment ce que j’attendais de ce film, en fait. Ni un truc blasphématoire, ni un truc trop catholique. Un juste milieu, quoi… Et je ne l’ai pas eu.

Même si j’applaudis le fait que jamais Dieu n’est nommé ainsi, mais qu’il est cité sous le nom de Créateur, ce qui fait que les trois religions monothéistes peuvent s’y retrouver. Mais pas nous, pauvres non-croyants que nous sommes…

Bref, les enfants, je vous dirais bien de vous faire votre propre opinion, mais pour être franche…ne payez pas 8€ pour ça. Même si ILM a fait les effets spéciaux.

Note: 5/10 (scénario: 5/10 (on va dire qu’au moins, c’est fidèle)jeu: 9/10BO: 3/10 (moche et inutile)adaptation: 3/10)

Et cette scène, tellement moche qu'elle m'a rappelé Kirikou...

Et cette scène, tellement moche qu’elle m’a rappelé Kirikou…



Retour à La Une de Logo Paperblog