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Le serpent d’eau

Publié le 22 avril 2014 par Un_amour_de_bd @un_mour_de_bd

Chronique Le serpent d’eau : Quant le conte devient macabre…

Scénario et dessin de Patrick Sandoval

Public conseillé : adultes

Style : Conte pour adultes Paru chez Paquet, collection Encrage, le 12 février 2014


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L’histoire

Mila, une jolie brunette se baigne dans la rivière. Quand elle remonte, la blonde Agnès se moque d’elle. Mais comment se fait-il que Mila la voit ? Elle doit être “spéciale”…
Troublée par la jeune fille, follement attirée par ses dents, Mila lui donne rendez-vous pour un pique-nique le lendemain. La nuit, un rêve obscur et fantastique l’assaille. Descendant un escalier qui s’enfonce dans l’océan, elle s’imagine dans une sorte de tombeau aquatique. Le lendemain, les jeunes filles s’amusent à voler de la nourriture à des promeneurs, affublés de masques de renard et de lapin.
Quand l’orage approche, Agnès invite Mila à se réfugier dans sa chambre. Attirées l’une vers l’autre, elles s’embrassent langoureusement. Un acte qui étonne et révulse Mila.
Puis, soudainement, Agnès vomit un poulpe noir au regard enflammé…

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Ce que j’en pense


L’auteur mexicain Tony Sandoval (Les Echos invisibles, Nocturno) nous invite à partager son rêve éveillé macabre et poétique. Ne vous méprenez pas. Malgré la beauté et la fraîcheur du dessin, ce conte pour adultes n’est pas à mettre dans toutes les pupilles.
Etrange, pour ne pas dire glauque, l’univers de Sandoval est à la croisée des univers de Tim Burton, de Lovecraft et de sa culture baroque. Soit vous vous laissez prendre, capturer par ce conte prégnant et immersif, soit vous luttez en cherchant une vaine logique…
Moi, j’ai été happé par ces 160 pages belles, folles et sombres à la fois.
Très décousu (mais comment pourrait il en être autrement ?), Tony Sandoval développe un récit totalement onirique. Jouant avec les symboles et les mythes, il dépeint une véritable galaxie féerique et maléfique, entre rêves éblouissants et cauchemars effrayants. Animaux-esprit, fantômes espiègles, érotisme troublant, monstres tapis dans les profondeurs de l’océan, Sandoval construit un monde à nul autre pareil, toujours poétique et touchant.
Autour des thématiques fortes (la mort, le deuil, l’homosexualité), “Serpent d’eau” est un récit beau et épouvantable qui m’a subjugué.

Le dessin


Totalement maître de son trait, Sandoval compose un graphisme aussi sombre et éblouissant que son récit. Décorum étrange, jeunes filles aux yeux immenses et au corps filiformes, il ne s’interdit rien pour toucher notre émotion plutôt que notre cerveau.
Le résultat est sublime. Tour à tour frais, solaire ou sanglant, les scènes s’enchaînent avec une unité graphique étonnante et resteront longtemps gravées dans ma mémoire.

Pour résumer


Inspiré par l’œuvre éponyme de Klimt et le conte “Bérénice” d’Edgar Poe. Tony Sandoval nous plonge dans un conte macabre et éblouissant, aussi étrange que particuliers. Images puissantes et récit onirique, Tony nous impose son rêve éveillé à l’imposant pouvoir évocateur…
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