Signed, Sealed, Delivered // Saison 1. Episode 1. Pilot.
Je crois bien que depuis que Hallmark Channel s’est lancée dans le monde des séries, je savais qu’il ne fallait pas que j’en attende quelque chose. Après Cedar
Cove ou encore cette série qui nous donnait l’impression de revenir à Doctor Quinn femme médecin, Signed, Sealed, Delivered n’est pas vraiment une bonne
nouvelle. C’est une série bienveillante, pleine de bons sentiments mais il y en a beaucoup trop et franchement, j’ai eu beaucoup de mal à terminer ce premier épisode. Tout simplement car ce n’est
pas du tout le genre de séries qui sont faites pour moi. La base de cette petite série est assez mignonne, lorgnant du côté de la bienveillance de Hallmark mais aussi des séries
anglaises un peu originale sur les bords. Car il fallait tout de même créer une série autour de lettres « perdues ». Mais ce n’est pas nécessairement mauvais. Disons que cela fera
surement les beaux jours des après-midi des chaînes françaises (notamment car la ménagère aime ce genre de petites séries où l’on nous raconte des histoires à chaque nouvel épisode et qui en plus
de ça se terminent bien). Créée par Martha Williamson (Les Anges du Bonheur), je ne pense pas que l’on pouvait attendre quelque chose d’écrit de manière
moderne.
Menés par le charismatique, et un peu étrange, Oliver, les membres de l'équipe des "Lettres perdues" se font un devoir de retrouver les destinataires des missives déroutées et
oubliées...
Car
oui l’écriture de Signed, Sealed, Delivered semble dater d’un autre temps. C’est légèrement décevant de voir que finalement la série ne cherche pas à nous surprendre en racontant
son histoire de façon beaucoup moins pâteuse. Ce n’est pas un reproche que je peux faire à la série mais disons que ce n’est pas écrit avec la plus grande finesse qu’il puisse exister dans ce
monde. Du coup, l’histoire de la semaine manque cruellement d’intérêt. Je n’ai pas réussi à me passionner pour cette grand mère et cette jolie petite lettre bienveillante. Notamment car j’ai
énormément de mal à voir où est-ce que Signed, Sealed, Delivered peut réellement aller au delà de son cas de la semaine. Le personnage d’Oliver, un peu excentrique, ne suffit
pas. Sans parler des personnages féminins qui l’entourent qui sont pour certaines de vraies hystériques. Vous imaginez 13 épisodes entiers où une série vous parle de lettres. Cela me rappelle un
film où l’on suivait une histoire au travers de lettres d’amour : Cher John. Ce dernier fonctionnait car l’on n’avait pas l’impression de voir quelque chose qui vient d’un autre
temps.
Du coup, le résultat était bel et bien là. Eric Mabius (Ugly Betty) prouve avec Signed, Sealed, Delivered que sa carrière est vraiment au point
fort. Après quelques apparitions pas toujours très réussies dans d’autres séries il devient le héros de cette toute nouvelle comédie pleine de mièvrerie et qui sent très bien la naphtaline. Il y
a une ambition c’est certain mais ce n’est pas du tout le genre de choses que j’ai envie de voir. J’ai tenté, on ne peut pas dire le contraire mais je n’irais vraiment pas plus loin. Si seulement
Signed, Sealed, Delivered était au moins amusante cela aurait peut-être permis au téléspectateur que je suis d’être flatté de voir qu’il y a de bon chez
Hallmark. Mais fort est de constaté que ce n’est pas vraiment le cas. De plus, certains personnages manquent cruellement d’intérêt. On n’a pas envie d’en savoir plus sur eux
alors que c’est le but d’une série généralement que d’avoir envie de voir l’épisode suivant. Si seulement il y avait une jolie trame pour un fil rouge potentiel, je pourrais conseiller cette
série à des gens capables de s’enfiler de la guimauve pendant 13 heures. Mais il n’en est rien.
Note : 3/10. En bref, c’est trop de guimauve pour moi.
