Person of Interest // Saison 3. Episode 21. Beta.
Cet épisode de Person of Interest était parfait. Il nous lance sur la dernière ligne droite de la saison avec une telle efficacité qu’il est difficile de ne pas en vouloir
beaucoup plus. Ce que je trouve tout de même assez remarquable c’est le fait que la série parvient à développer une bataille particulièrement jouissive entre deux choses qui finalement ne sont
que métaphorique dans cette série : la Machine et Samaritan. Ce sont deux entités différentes certes mais particulièrement puissantes qui jouent dans la même court. Cet épisode nous permet donc
de suivre les 24 heures d’essai (en version « Beta » donc) de Samaritan qui débutait déjà dans « Death Benefit », l’épisode précédent.
« Beta » nous permet donc de suivre la suite de ces aventures à un rythme particulièrement effréné dont il est presque impossible de réchapper. C’était tellement bien
fait que l’on aimé que la série fasse de cet épisode un épisode en deux parties. Je crois qu’il est difficile de trouver des épisodes de Person of Interest où l’on ne prend pas notre pied
maintenant. Tout semble fonctionner dans cette série et Frederick E.O. Toye, le réalisateur de l’épisode, fait en sorte que ce rythme de narration effréné se voient également à
l’écran. La tension est palpable et durant tout l’épisode on va se demander où est ce que la série va bien pouvoir aller.
Cette semaine, il n’y a pas d’introduction habituelle avec le « You are being watched » de Finch. Cela permet tout de suite de voir que l’on n’est pas dans un
épisode classique de la série. On entre donc directement dans le test beta de Samaritan. C’est terriblement excitant dans le sens où l’on a d’un côté une sorte de course contre la montre afin de
ne pas se faire attraper. La première partie de l’épisode où l’on suit Shaw, Root et Reese dans leur petite escapade afin de ne pas se faire prendre par Samaritan. Globalement le tout fonctionne
terriblement bien et m’a légèrement rappelé tous ces films d’espionnage avec des caméras de partout ou encore des moyens de nous surveiller autres. Je pense à Minority Report ou
encore à L’oeil du Mal (avec Shia LaBeouf). C’est très bien construit dans Person of Interest et surtout quand on a des personnages comme les trois que j’ai cité
plus haut et derrière Greer, notre homme de l’ombre, prêt à les traquer. Surtout que Greer est quelqu’un que j’aime beaucoup. Il a apporté pas mal de très bonnes choses. Son personnage a un
charisme fou. Le but de cette semaine est pour lui d’avoir accès à Finch. Pour ce faire il va retrouver Grace Hendricks (incarnée par Carrie Preston). Le face à face entre Grace
et Greer était brillant.
Je crois
que c’est l’une des scènes les plus intenses de la saison. D’un côté nous avons l’innocence de Grace. Elle ne sait pas du tout ce qui se passe et elle ne sait pas vraiment pourquoi on lui parle
de Finch. Mais d’un autre côté Greer est excellent dans sa manière de poser les questions et d’amener Grace à lui répondre. Reese et Shaw sont pendant ce temps là pour protéger Finch coûte que
coûte (même si ce dernier va forcément se laisser avoir par ce qui s’est passé avec Grace). Je ne m’attendais pas du tout à ce que Person of Interest nous fasse revenir un tel
personnage mais forcément, rien que pour le face à face entre les deux personnages, on ne peut qu’en redemander. Avec un personnage comme Greer, la série gagne clairement de nouveaux points. Elle
nous permet de voir de nouvelles choses, différemment. C’est fou également tout ce qui peut arriver en seulement 24 heures d’histoire. Cet épisode jongle entre les personnages, les dialogues, les
intrigues, avec une telle fluidité. Mine de rien, c’est presque étrange de voir une série aussi complexe et folle que Person of Interest savoir se renouveler autant du point de
vue de la narration et de la mise en scène. On aurait pu s’attendre à ce que cela ne soit pas le cas et pourtant.
Note : 10/10. En bref, un épisode qui exploite à merveille la série.
