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Milan trébuche à deux pas de l’arrivée : adieu l’Europe

Publié le 12 mai 2014 par Passionacmilan

Milan trébuche à deux pas de l’arrivée : adieu l’EuropeAlors qu’une victoire aurait été synonyme de 6° place avant Milan – Sassuolo (vu le match nul entre Torino et Parme), en s’inclinant 2-1 à Bergame face à l’Atalanta, l’AC Milan a très certainement laissé passer ses dernières chances de se qualifier en Europa League. L’arithmétique ne condamne pas définitivement les Rossoneri mais il est difficile d’imaginer Parme ne pas battre Livorno (relégué) à domicile et Torino perdre contre la Fiorentina (assuré de sa 4° place), avec évidemment une victoire de Milan face à Sassuolo. Bref, la saison catastrophique de Milan est terminée.

UN VÉRITABLE SUICIDE
Après avoir fait le plus dur, c’est-à-dire battre l’Inter lors du derby, Milan s’est suicidé à Bergame contre une Atalanta sans objectif. Pas même le résultat parfait entre Torino et Parme a servi aux Rossoneri d’accrocher la 6° place. La qualification en Europa League était très proche, une victoire aurait suffit mais Milan a échoué lors d’un match qui synthétise toute la saison : prestation médiocre, erreurs et malchance.

Clarence Seedorf a commis de graves erreurs lors du match décisif. A commencer par le schéma tactique : ce 4-3-1-2 tant aimé par Berlusconi et pourtant dépassé et inapplicable sans milieux de terrain de qualité. Choix délibéré pour désespérément frotter la manche à son employeur ou tactique imposée par les dirigeants eux-mêmes? Dans les deux cas, cela dénonce un sérieux problème.

Exactement comme Allegri et son 4-3-3 qui fonctionnait bien, Seedorf a mis (ou a du mettre) de côté son 4-2-3-1 équilibré et efficace pour revenir au 4-3-1-2 qui n’apporte rien de bon. Un changement tactique inexplicable et inexpliqué. Si face à l’Inter, le résultat a été favorable (mais la prestation pitoyable), contre l’Atalanta, cela s’est révélé être un fiasco à tous les niveaux.

Sur le plan technique, l’exclusion de Taarabt, l’élément offensif le plus en forme, ne s’explique pas. Lui préférer un Kakà méconnaissable depuis des semaines et un Honda catastrophique et déboussolé même dans sa position préférée est du masochisme. Quant au choix de préférer Constant (à l’origine du penalty avec une faute maladroite) à gauche avec De Sciglio à droite et Abate sur le banc, il ne date pas d’hier mais reste incompréhensible.

UN PROBLÈME BIEN PLUS PROFOND
Seedorf a certes commis des erreurs lors du match décisif cela ne doit pas dévier l’attention des véritables responsables de la saison infernale de l’AC Milan. Mister Clarence a obtenu 32 points en 18 matches après avoir pris en main une équipe qui en avait obtenu 22 en 19 rencontres. Avec 10 points de plus, Milan serait actuellement 4°.

Si le club est à 45 points de la Juventus, à 20 points du podium et est réduit à devoir effectuer une remontée fantastique pour accrocher une triste place en Europa League face à des concurrents comme Torino, Parme et Vérone, ce n’est pas de la faute d’un entraineur arrivé à la mi-saison et mis à la tête d’une équipe mal construite, très loin de ses idées personnelles.

C’est avant-tout la responsabilité de ceux qui ont confirmé Allegri sans lui faire confiance et ont ensuite attendu trop longtemps pour changer. Ces mêmes personnes qui ont effectué un mercato décevant (euphémisme), ont assemblé un effectif de mauvaise qualité et mal assorti, pourtant considéré comme ultra compétitif.

Ces dirigeants qui ont ensuite imposé un schéma tactique (alors que le 4-3-3 fonctionnait très bien), qui se sont battu entre-eux pour défendre leurs intérêts personnels, qui ont choisi délibérément entraineur à forte personnalité et sans aucune expérience qu’ils ont ensuite abandonné deux mois plus tard, en se réfugiant dans le silence et en le laissant à la merci d’une presse haineuse.

Des dirigeants qui vont maintenant attribuer l’échec de leur gestion aux deux entraineurs de la saison, réaffirmer que l’équipe est compétitive et que Milan n’a rien à envier aux autres clubs lors des 25 dernières années.

SAISON TERMINÉE, TOURNONS LA PAGE
Pour la première fois depuis 1999, Milan ne sera pas européen. Il faut espérer que cela serve de leçon et que cela permette de comprendre que le club a touché le fond. Après cet énième échec de la saison, il ne reste plus qu’à tourner la page et espérer voir un minimum de volonté de repartir à zéro et reconstruire un Milan compétitif.

Malheureusement il est plus facile d’imaginer un Milan qui va prendre des semaines pour se décider sur son prochain entraineur pour ensuite se montrer incapable de vendre ses indésirables et continuer à vivoter sans aucune programmation, à coup de (vieux) paramètres zéro à gros salaires, de prêts avec options d’achats (ensuite non levées par manque d’argent) et de magouilles avec les agents habituels et Preziosi.

Le choix du nouveau directeur sportif va déjà dans cette direction : le club a décidé de nommer Rocco Maiorino, l’assistant de Braida depuis 2005 (à quoi sert l’assistant de quelqu’un qui sert déjà à rien?). Il devra s’occuper des joueurs qui quitteront la Primavera, de ceux qui reviennent de prêt tout en continuant son travail de responsable du scouting. Les corvées.

La « star » restera Galliani , seul à s’occuper du mercato de l’équipe première. « Le meilleur dirigeant du monde » va encore avoir l’occasion de montrer tout son talent… On sera rouge comme nos finances, noir comme notre futur (et parfois jaune comme la cravate de notre fossoyeur délégué). Bienvenue en enfer, bienvenue à la casa del Diavolo.


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