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Alstom : occasion de remise en cause ?

Publié le 13 mai 2014 par Christophefaurie
Le sort d'Alstom suscite une sorte de guerre de religion. Je regrette, qu'une fois de plus on ne cherche pas à tirer des leçons de ses mésaventures, de façon à les éviter à l'avenir. Quelques observations :
  • Alstom vaut de l'ordre de 10md$ alors que facebook paie le double pour 32 développeurs (WattsApp). N'y a-t-il pas quelque-chose qui cloche dans le capitalisme financier ?
  • Alstom brûle du cash. C'est le mal endémique de l'entreprise française. C'est un problème de technique, pas de génie ou de malédiction. Ne faudrait-il pas s'interroger sur la gestion de l'entreprise par nos "élites" depuis l'après guerre ?
  • Pour sauver Alstom, le précédent gouvernement l'avait renfloué. Puis il avait vendu sa participation à Bouygues. Mais, entre-temps, il s'en est pris à Bouygues Télécom, lui faisant perdre beaucoup d'argent. Ce qui fait que Bouygues n'a probablement rien de plus pressé que de vendre sa participation dans Alstom. Ne serait-il pas temps que le gouvernement s'interroge sur l'efficacité d'une politique industrielle à courte vue ? 
  • Une collègue me parle d'un élu régional. Son inquiétude : lorsque leurs dirigeants prennent leur retraite, les entreprises locales sont achetées par des étrangers à la région. Ils délocalisent emploi et savoir-faire. La région se désertifie. Et si c'était ce qui se jouait au niveau de la nation ? Alstom est, probablement, le résultat de siècles de savoir-faire national accumulé. S'il est envoyé ailleurs, avec toute sa sous-traitance, aurons-nous de quoi créer de nouvelles entreprises ? A cela, on répond qu'il faut couper les branches chétives pour laisser la sève aller là où l'arbre est fort. Mais y a-t-il des secteurs économiques forts, prêts à investir ? Justement, le problème n'est-il pas que la mode est à l'enrichissement personnel, pas à l'investissement ? Plus grave. L'économie de marché est basée sur l'échange. Chacun y apporte ce qu'il est particulièrement adroit à produire. Or, les pays émergents n'ont rien de neuf à proposer. Ils se contentent de prendre aux pays développés ce qu'ils ont. N'y a-t-il pas panne du fonctionnement de l'économie de marché ?

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