Waterfront // Saison 1. Episode 1. Pilot.
Waterfront c’est le destin malheureux d’une série qui avait énormément de potentiel et que CBS a jeté avant même de la diffuser. En effet, au début ce projet
avait été retenu pour la mi saison 2007, cinq épisodes avaient été tournés sur les 13 commandés mais les épisodes n’ont jamais été diffusés. Heureusement qu’une âme généreuse a mis le pilote de
cette série sur Internet. C’est ce qui m’a permis de pouvoir le voir de vous en parler par la même occasion. J’ai trouvé l’histoire de Waterfront assez excitante pour tout vous
avouer. Je ne m’attendais pas non plus à ce que ce premier épisode soit aussi charmant. Le personnage de James Centrella a une vie trépidante qu’il aurait été intéressant de voir sur plusieurs
épisodes. Ce pilote ne montre peut-être pas suffisamment du potentiel de la série mais je suis persuadé qu’un équilibre de soap dans les bureaux du Maire de Providence. Le monde de la Mairie
n’est pas un monde qui a été souvent développé dans une série. En mettant en scène des gens riches, des gens de pouvoir, de la corruption, etc. la série trouve tout un tas de choses pour
construire une petite historie qui, sans inventer le fil à couper le beurre, fonctionne plutôt bien.
La ville de Providence est tenue d'une main de fer par son maire, James "Jimmy" Centrella. Charismatique et flamboyant, ce dernier est égaement auréloé d'une réputation sulfureuse.
Corruption, scandales, sexe... bienvenue à Providence !
Pourquoi ? Notamment grâce au charisme de Joe Pantoliano (How to Make it in America). Je dois avouer que cet acteur en impose et a du charisme. Il sait
très bien comment incarner un rôle de ce genre là et lui donne donc suffisamment d’envergure. Cela ne veut pas pour autant dire qu’il n’est pas capable d’être touchant, notamment quand il s’agit
de serrer sa fille dans ses bras. Au casting nous avons donc également William Baldwin (qui décrocha un rôle dans Dirty Sexy Money pour la saison suivante, une
série assez similaire puisqu’elle nous fait évoluer également dans le monde des riches de New York), Larenz Tate, Lyndsy Fonseca (que l’on verra
plus tard dans Nikita) et Mary Stuart Masterson. Au travers de ce solide casting, on peut tout de même voir qu’il y a des scènes assez cohérentes qui se
dessinent au fil de l’épisode. C’est le problème d’une série comme Waterfront, elle ne se dessine pas tout de suite. Les soaps, on a pu en voir des tas ces dernières années et celui-ci aurait
très bien pu être une grande série. Malheureusement, elle n’aura pas eu la chance de le prouver.
L’objet est aussi sensible dans le sens où afin que les choses prennent réellement du sens, il aurait fallu donner aussi à ce pilote plus de clés pour la suite de la saison. Il y a des pistes,
vaguement énoncées mais c’est presque une grille que la série coche au fur et à mesure. J’aurais donc bien aimé voir Waterfront un peu plus longtemps. Ce premier épisode avait de belles promesses
dedans malgré ses défauts. Je ne peux que regretter la décision de CBS. C’est rare de voir des séries être annulée avant même leur diffusion (même si c’est arrivé cette saison
chez FOX avec Murder Police une comédie animée et Us & Them une comédie romantique). Peu importe, créée par Jack Orman
(Dr. Vegas), ce dernier a par la suite rebondit avec Pan Am (ABC) même si cette dernière a été malheureusement annulée après une petite saison.
La dure loi des séries. Je vais poursuivre mon petit tour des pilotes abandonnés par les chaînes durant tout l’été si je trouve le courage de me faire du mal avec des trucs ambitieux qui ne
verront jamais le jour.
Note : 6/10. En bref, un soap politique qui avait de la gueule au premier abord. Dommage que cela n’ait pas eu la chance d’être mis à l’antenne.
Pilote trouvable sur Youtube.
