Last Man Standing // Saison 3. 22 épisodes.
BILAN
Avec cette troisième saison, Last Man Standing ne cherche pas vraiment à se renouveler. Disons qu’elle a inscrit ses personnages dans une mécanique assez bien huilée où même le
cliffangher de la fin de la saison ne change pas grand chose à la série. Ces petites histoires de famille ne sont pas nécessairement mauvaises mais je crois qu’au bout de trois saisons, j’ai
l’impression qu’ils ont fait le tour du pot. Au delà des épisodes très classiques de la série, il y a les épisodes un peu moins classiques et beaucoup plus étranges. La série est passée dans
l’art de faire des épisodes étranges mais étrangement drôles. Parmi les 22 épisodes de cette saison il y en a donc quelques épisodes de ces épisodes qui sortent un peu du lot. Quand
ABC avait renouvelée la série pour une saison 3, je dois avouer que je ne savais pas vraiment si j’avais envie d’en voir plus ou en tout cas si j’avais envie de voir cette saison
3. Finalement, comme un petit rituel du samedi, cela s’est trouvé être devenu mécanique. A chaque fois j’ai été voir le nouvel épisode ce cette saison, sans honte aucune et surtout sans déplaisir
non plus. Dès le début de la saison la série ne cherche pas vraiment à sortir de sa zone de confort et c’est peut-être mieux comme ça (notamment avec l’apparition de Willie
Robertson de Duck Dynasty dans le premier épisode de la saison).
L’univers familial de Last Man Standing est ce qui lui réussi le plus. C’est même là où l’on a l’occasion de voir les meilleures gags et les meilleures lignes de dialogues. Ce
n’est ni plus ni moins de la comédie familiale un peu dépassée qui fait tout ce que l’on peut attendre de sa part sans en faire beaucoup plus. J’avais déjà envie de laisser tomber la série au
milieu de sa première saison. Je me souviens encore des efforts laborieux des scénaristes pour tenter chaque semaine de nous délivrer de bons épisodes. Puis il y a eu la seconde saison qui a
changé pas mal de choses en bien mieux. Mais j’avais aussi envie d’abandonner la série à l’issue de la saison précédente. Je suis revenu et la saison 3 n’a rien de bien plus surprenant ou
excitant que la saison précédente. Mais vous allez me dire, comment je peux revenir chaque semaine devant cette série sans lui trouver de réelles qualités. Je ne sais pas trop, peut-être
justement qu’il y a quelque chose de fascinant que je ne peux pas trop expliquer dans le côté insipide de la série. Vous devez trouver aussi dommage que je m’encombre d’une telle série alors
qu’au fond il y a encore tant de bijoux à voir ailleurs. Mais je m’y attèle aussi à ces bijoux mine de rien.
L’une des vraies raisons qui me donne envie de revenir, je suppose que c’est le casting. Non pas qu’il soit exceptionnel mais disons qu’il y a une vraie alchimie. Cela se
ressent tout de suite. Une fois que je regarde un épisode de Last Man Standing, même si la thématique ne me plait pas forcément, j’ai l’impression d’être confortablement
installé. C’est un peu comme manger quelque chose qui nous plait mais que l’on sait pertinemment mauvais pour notre santé. Je crois que c’est un peu le problème que j’ai avec cette comédie.
Tim Allen, au milieu de tout ça, que j’avais pu découvrir dans un tas de téléfilms de Noël produit par Disney a ce petit je ne sais quoi qui fait justement toute
l’alchimie de cette famille. C’est dingue et pourtant c’est bel et bien le cas. Alors forcément, je ne conseillerai jamais à quelqu’un qui n’apprécie pas un minimum Tim Allen de
regarder cette comédie (il serait très déçu et m’en voudrait pour toujours) mais c’est étrange de voir qu’au fond on peut aimer des choses simplement car l’on se sent bien devant. Ni plus ni
moins. C’est ce qui me fait revenir chaque semaine, cette sensation confortable que tout évolue dans un sens qui me brosse dans le sens du poil.
Mais ce n’est pas étrange de voir Tim Allen réussir encore une fois cette année à être au top de sa forme quand il s’agit d’être à la tête d’une famille. Il était tout de même le
Papa Bricole de ABC dans les années 90. Il avait déjà joué ce genre de rôle par le passé. Bien que je ne sois pas très familiarisé avec cette comédie qui n’est
pas trop de mon âge, je pense sincèrement que Last Man Standing est un peu ce que Papa Bricole a pu être pour certains par le passé. Le fait que cette alchimie entre tous les
membres du casting fonctionne permet de donner à certains gags particulièrement médiocres un petit plus qui peut les rendre finalement pas si mauvais que ça. J’aime beaucoup Kaitlyn
Dever également. Si au début elle n’était pas toujours à sa place et que l’on aurait pu regretter de la voir ici, elle a su s’affranchir de ça et devenir l’un des atouts de cette série.
Les personnages sont petit à petit devenus adorables et très attachants. Les filles de Mike Baxter sont tout de même pleine de ressources et les personnages sont étrangement devenus si
sympathiques que l’on n’a pas envie de les lâcher.
Vous
allez aussi vous dire que j’ai le syndrome de Stokholm version Last Man Standing mais pas du tout. Bien au contraire, je n’ai ni bu ni pris de drogue en vous contant ces lignes.
Je suis très lucide. C’est presque ça le pire pour vous je suppose mais pour moi c’est inexplicable. Je sais que certains ont des sitcoms qu’ils aiment bien regarder de la même façon que je
regarde celle-ci, sans honte et qui trouve ça confortable. Car il n’y a pas trop de de choses auxquelles rires mais les personnages sont attachants et l’on a envie de voir ce qu’ils vont devenir
au fil des épisodes. C’est donc sans aucune honte que je vous confie ce petit secret. Cela n’en est pas un, surtout quand vous avez certainement dû voir que je regardais déjà la série durant sa
seconde saison, et accessoirement sa première. Ce n’est pas une sitcom si classique qu’elle en a l’air par moment, jouant avec ses personnages (notamment au anti-héros un peu plus sombre) plus
qu’à la comédie qu’elle semble être au premier abord.
Note : 5/10. En bref, je suis peut-être fou pour vous mais je crois que cette troisième saison de Last Man Standing, sans être particulièrement bonne n’était pas
mauvaise non plus. C’est de la sitcom confortable qui m’est devenue attachante au fil des épisodes, étrangement… je sais.
