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Communication Non Violente

Publié le 18 mai 2008 par Cherryplum

J'ai écrit, il y a longtemps, un ou plusieurs articles là-dessus que je vous retrouverai peut-être un jour si j'en ai le temps et le courage... En même temps, comme j'ai oublié ce que j'avais écrit et que j'ai sûrement évolué depuis, ce n'est pas grave si je ne les retrouve pas.

En tout état de cause, j'ai envie d'aborder à nouveau ce thème, non pas de façon générale comme je l'avais fait à l'époque (y a ben longtemps ma bonne dame) mais pour proposer une sorte de « code de bonne conduite » pour les commentaires et les commentateurs de ce blog. En effet, j'ai trouvé à plusieurs reprises des denières semaines des commentaires dépassant les limites de ce que j'estime « non violent »... Je vais vous avouer tout de même que mon seuil de détection de la violence est très pointu... même si par ailleurs j'y résiste assez bien.... (je me sens rarement concerné, en fait. Si quelqu'un m'insulte, passé la surprise qui me laisse souvent sans voix, je me dis que la personne qui l'a fait ne savait pas comment s'exprimer mieux...) Donc, la violence apparaît vite, et me dérange vite, même si ça ne m'empêche pas de dormir.

Est violent, selon moi, toute phrase qui commence par « tu ». Comme le rappelait Jacques Salomé il me semble (je peux me tromper), le « tu tue ». Même si l'on pense être gentil, dire « tu es ceci, tu penses cela », c'est prendre à l'autre sa place unique. C'est le priver de sa parole, de son être. C'est prétendre savoir pour lui ce qu'il pense, ce qu'il est, ce qu'il fait. Or, nous ne savons déjà pas souvent nous-mêmes ce que nous pensons, sommes... alors les autres, pfuui... Donc, pas de « TU ».

Est violent, selon moi, toute façon qui tente de faire comprendre à l'autre qu'on a raison et qu'il a tort. Nous avons le droit d'avoir un avis différent... de le garder, sans pour autant en conclure que l'autre a tort. Et encore moins penser que s'il a tort, il est forcément con.... (sinon, il penserait comme nous, tiens!)

Est violente l'ironie mordante faite à l'encontre d'une personne. « Rire avec », c'est drôle, « rire de », c'est moins drôle. Enfin, en tout cas, ça ne me fait pas rire. Bien sûr, j'entends que ça puisse soulager de voir l'arroseur arrosé, mais a-t-on fait avancer le débat ?

Puisque c'est notre blog à Cherry Plum et moi-même, nous proposons que toutes les personnes qui commentent tentent de rester dans les limites de la non violence ci-dessus énoncés... (ce sont les  premières qui me viennent à l'esprit à cette heure tardive où je suis bien fatiguée, je ne dis pas que je n'en rajouterai pas d'autres plus tard!) Bien sûr, ce n'est pas toujours facile... On peut au moins essayer. Et si on se sent très blessé par un commentaire, si on se sent particulièrement visé, rien n'empêche de laisser passer une nuit avant de répondre.

Pour poursuivre le débat sans entrer dans la violence, on peut parler de soi, de son ressenti. Dire « quand tu as écrit telle ou telle chose, j'ai ressenti telle ou telle chose... » c'est autre chose que de dire « ce que tu as dit était insultant »... On ne sait pas toujours quelle est l'intention de celui qui écrit... Peut-être n'a-t-il pas voulu être insultant. Pourtant, on a le droit quand même d'avoir été blessé... Mais « oeil pour oeil, dent pour dent et le monde finira aveugle et édenté... » (Gandhi)

Voilà, puisqu'à partir de la rentrée prochaine les leçons de morale seront au programme, c'était la leçon du jour...

Sur ce, chers lecteurs, je vous embrasse virtuellement tous, (si, si!) et vous souhaite une très bonne nuit !


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